20/07/2007

Soirée Vieux Millésimes - La Maison du Whisky, 11/07/07

Inscrit depuis un peu plus d'un an au club de La Maison du Whisky à Paris, j'honore mon 1er commentaire de soirée dégustation.

Après une soirée de l'année manquée en grande partie le mois dernier dans un cadre prestigieux pour cause de RDV professionnel qui s'est éternisé (mais ayant eu tout de même l'honneur d'aller à l'essentiel : les succulents macarons de Pierre Hermé !), je ne pouvais pas passer à côté de la soirée Vieux Millésimes d'avant les vacances, ayant lieu à la boutique.

Et quelle soirée, one more time !
4 whiskies dont 2 Islay (ce qui n'est pas pour me déplaire), une découverte bluffante et un 40 d'âge pour clore la soirée... what else ?!

Animée par Jean-Marc Bellier et Thierry Bénitah, cette soirée est, une fois n'est pas coutume, parfaitement huilée.
Suivant une trame logique, cette dégustation a permis d'apprécier la montée en puissance progressive des différents nectars.


1er whisky : Laphroaig 30 ans, 1967, 43%.
Voilà un whisky capable de charmer mon nez sensible ! Peu agressif, vraiment agréable, mais je ne vais pas m'attarder plus que cela car j'estime ne pas avoir - à ce jour - un "nez à whisky".
Islay dans la tradition Laphroaig, l'aspect fumé cependant atténué, au profit de saveurs plus complexes.
Une bouche sur des tonalités fruits rouges, canelle/vanille, enrobé d'un aspect poivré.
Une finale fine et légère, qui amène le verre suivant un peu trop facilement à notre goût, occultant l'aspect purement dégustatif du breuvage.
Prix : 299 Euros.

2e whisky (à l'aveugle) : Karuizawa, 1988, 59,8%.
Quand la question de la provenance est posée sur ce type de produit vraiment surprenant, évoquer le Japon devient un réflexe qui mène régulièrement sur une piste sérieuse.
Ce fut à nouveau le cas !
Single malt Japonais vieilli en fût de sherry, très beau produit, aux saveurs d'agrumes (citron/orange), épicé, longueur en bouche révélatrice d'un caractère bien marqué.
Des notes herbacées et oléagineuses viennent accompagner la touche fumée lors d'une finale aussi longue qu'une partie de Monopoly.
Petit coup de coeur avoué !
Prix : 95 Euros.

3e whisky : Port Ellen 24 ans, Closed Distilleries "Part des Anges", 1982, 58,7%.
La distillerie de Port Ellen n'étant plus, ses produits deviennent des raretés prisées.
S'attarder sur ce nectar est donc un privilège, surtout lorsque celui-ci vous le rend bien.
Tourbé car Islay, mais équilibré par des parfums concentrés de type fruits arrivant à maturité.
La finale est de toute beauté, comme un whisky tirant sa révérence.
Gros coup de coeur !
Prix : 159 Euros.

4e whisky : Glen Grant 40 ans, 1965, 56,8%, Signatory Vintage.
De couleur boisée, ce single malt a été vieilli en fût de sherry sans aucun doute !
Au nez, le porto est évoqué à de nombreuses reprises ce qui n'est, en soi, pas une surprise.
De surprise justement, il en manque sincèrement.
Complètement ancré dans la typicité du vieux millésime, qualité et valeur sûre définissent ses principaux atouts. L'amateur de whisky chevronné est ici en terrain balisé.
Je suis certainement un peu trop jeune pour apprécier gustativement la valeur de ce type de whisky, bien que je reconnaisse son caractère exceptionnel.
J'ai besoin d'aventure, d'étonnement, de découverte !
Prix : 299 Euros.


Je rejoins en grande partie l'avis de mon comparse sur ces whiskies qui, s'il n'était pas "informaticien", serait un parfait journaliste à Whisky Magazine !

Quelques macarons Ladurée parfums café, rose et menthe en fin de soirée, ne seront pas suffisants pour occulter ces précieuses saveurs de notre palais !

Une bien belle soirée avant les vacances, en guise d'entracte, dans l'attente du Whisky Live à la rentrée chez Christie's !