19/03/2008

Megadeth - Elysée Montmartre, 26/02/08

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C'est avec une excitation non dissimulée que j'attendais ce concert de Dave Mustaine & ses sbires, ayant en tête leur performance au Hellfest 2007.
Ne s'étant plus produit à Paris depuis mai 2001, tout concordait à ce que cette soirée devienne mémorable.
Ayant zappé avec maestria Evile en 1ère partie, je ne pourrai pas commenter ce qui semble être une belle resucée de Thrash old-school des années 80.

C'est donc sur les dernières notes de "Skin O' My Teeth" que je pointe le bout de mon nez... A trop vouloir esquiver les 1ères parties, j'en ai fini par me brûler les ailes.
Fidèle à la tradition, Megadeth a procédé à un lifting en recrutant le fin limier et bodybuildé Chris Broderick (Jag Panzer, ex-Nevermore) en tant que 2d guitariste... ou "figurant", préciserons plutôt les mauvaises langues (quoi que... pas tant que ça).
En effet, la guitare de Mustaine est toujours sur-mixée par rapport à celle de son camarade de jeu, et ce concert-là ne déroge pas à cette sacro-sainte règle. Quel gâchis, quand on connait les qualités du bonhomme.
L'autre point négatif concerne la batterie, bien trop en avant dans le mix global, alors que Drover est certainement le moins bon batteur que le groupe ait connu, un comble ! Définitivement, il n'arrive pas à la cheville de Jimmy DeGrasso, ayant officié un temps, période "The Worlds Needs A Hero".

Un son qui d'ailleurs s'avèrera exécrable et irrégulier tout au long du concert, ce qui est assez incompréhensible étant donné le lieu, l'Elysée Montmartre permettant d'accueillir des groupes de rock et de metal dans de bonnes conditions.
Doit-on blâmer l'ingé-son, qui au passage aura l'extrême délicatesse de balancer du Slipknot dès la dernière note de "Holy Wars...", agaçant passablement Mustaine lors du salut final au public (cf. la vidéo ci-dessous) ?
Quelle que soit la raison, cela reste fort regrettable car le groupe propose son lot de petites bombes qui font mouche malgré tout, bien qu'on aurait aimé profiter de la 2de guitare sur "Hangar 18" ou "Burnt Ice"...

Car des bons moments, il y en a eu à foison !
L'enchainement fatal d'"In My Darkest Hour" à "Kick The Chair", le mega tube "A Tout Le Monde" et son refrain 100% cocorico ayant fait chanter à gorge déployée le public parisien, pour conclure sur un "Holy Wars..." toujours aussi ultime.

Souhaitons que le groupe vienne prendre rapidement sa revanche à Paris !

Set-List :

Sleepwalker
Wake Up Dead
Take No Prisoners
Skin O' My Teeth
Washington Is Next !
Kick The Chair
In My Darkest Hour
Hangar 18
Gears Of War (Gears Of War + A Tout Le Monde)
A Tout Le Monde
Tornado Of Souls
Ashes In Your Mouth
Burnt Ice
Symphony Of Destruction
Trust
Peace Sells

Rappel :
Holy Wars... The Punishment Due

22/08/2007

Porcupine Tree - Fear Of A Blank Planet

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Plutôt que de me lancer dans la rédaction de mon avis personnel sur ce qui est l'événement musical rock de cette année, je vous propose de consulter cette excellente chronique rédigée par Sébastien dans le fanzine français Your Majesty (consacré au groupe de metal progressif Dream Theater) et de suivre ses conseils !

"Il est vraiment plaisant pour un mélomane de regarder l’évolution de Porcupine Tree et sa capacité à sortir des albums qui élèvent le niveau, l’un après l’autre. Tout d’abord prête-nom à des compositions et instrumentations électroniques et psychédéliques, mais purement solistes de Steven Wilson, celui-ci a su peu à peu transformer Porcupine Tree en un véritable effort de groupe, ce qui n’a jamais été aussi vrai que sur ce nouvel album. En effet, même si Wilson reste le compositeur principal, le fait d’avoir joué l’intégralité de ce nouvel album sur scène, avant de l’enregistrer, a permis à chaque membre du groupe de trouver les meilleurs arrangements pour ses parties, et d’arriver à une symbiose rarissime. Ce processus, que très peu de groupes oseraient mettre en œuvre de nos jours, rappelle pourtant celui de bien des grands groupes rock de la période faste et prolifique des années 70.

En outre, Steven Wilson s’est fait connaître dans le monde du metal à l’occasion de ses activités de producteur et de mixeur pour Opeth, sans cacher son admiration pour Meshuggah. Artiste plus généralement sensible à un très grand panel de sources d’inspiration (pas seulement musique, mais aussi cinéma et littérature), le metal est venu assez logiquement faire son apparition dans les compositions de Porcupine Tree à partir de l’album In Absentia, sous forme de riffs bien plus musclés et d’éclairs de puissance jusqu’alors inédits chez le groupe. Néanmoins, on pouvait, en faisant la fine bouche, reprocher une intégration parfois partielle, et en tout cas, en devenir, de ces nouvelles influences. Ce n’est plus cas sur "Fear Of A Blank Planet" (FOABP), qui signe un aboutissement dans la phase de digestion de toutes les découvertes et expériences de Wilson.

FOABP est ainsi une déclaration artistique imposante, dont la pertinence n’a d’égale que sa rareté dans l’histoire du rock. Ce n’est pas seulement l’extrême cohérence et nécessité des 50 minutes qui composent cet album, mais aussi toute l’inspiration lyrique du thème de l’album qui en fait d’ores et déjà une œuvre essentielle. La grande désillusion pour Wilson qu’est le rapport qu’entretiennent les jeunes avec la culture et avec la musique en particulier l’a conduit à mettre en musique des textes qui flirtent littéralement avec l’inspiration d’un Roger Waters, tout simplement. Même émotion, même intelligence sensible du propos, même sublimation de thèmes sombres et émouvants.

Musicalement, Porcupine Tree est désormais une des figures de proue des groupes de rock postmodernes ; la filiation avec les grands, en particulier Pink Floyd et King Crimson, est évidente (surtout dans l’effort de création), mais le résultat produit transcende la somme des influences de Steven Wilson, tellement celui-ci met un point d’honneur à ne pas se répéter et à proposer quelque chose de nouveau. Quand Wilson déclare avoir abordé le titre « Sleep Together » comme un morceau de Nine Inch Nails avec John Bonham à la batterie et produit par Massive Attack, il y a de quoi rester pantois car si on reconnaît bien cette feuille de route une fois énoncée, la créativité résultante dépasse bien entendu largement l’application d’une formule. L’orchestration des cordes sur ce titre est notamment d’une maestria confondante, concluant l’album dans une apogée dramatique jamais atteinte chez Porcupine Tree. De plus, Wilson met toute sa science de la production au service de la thématique sensorielle explorée ; l’état d’hypnotisation de l’enfant sur la pochette de l’album est ainsi parfaitement rendu.

Wilson n’est évidemment pas seul à créditer, l’effort de groupe n’ayant jamais été aussi sensible comme on l’a déjà évoqué. En particulier, on ne peut pas ignorer l’importance grandissante du batteur Gavin Harrison, dont le jeu tentaculaire, groovy en diable, et au goût très sûr, peut évoquer le croisement de Bill Bruford, John Bonham, et Phil Collins ; Harrison étant en outre aussi indispensable à la personnalité de FOABP que l’étaient les batteurs pré-cités aux chefs-d’œuvre des groupes auxquels ils ont appartenu. Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter ne serait que le morceau-somme « Anesthetize » de près de 18mn, autour duquel l’album s’articule.

FOABP mérite de figurer dans toute discothèque de passionné de musique rock. Cette critique ne s’adresse pas aux connaisseurs de Porcupine Tree, mais à ceux d’entre vous qui n’auraient pas encore écouté ou pas réussi à apprécier le groupe jusqu’à présent. Le message est simple : des œuvres de cette trempe, il n’y en a vraiment pas souvent. Alors accordez-lui une chance, celle de votre attention soutenue. La récompense pourrait en être à la hauteur !"

Sébastien Demay

31/07/2007

Mass Hysteria - Une somme de détails

c1fe613aae26a3b0287b610aef9c3b78.jpgLa vie est parfois injuste. Pourquoi notre si belle langue française est-elle plus difficile à faire sonner dans un contexte musical rock que la langue de Shakespeare ?
Est-ce parce que notre langue est plus riche et plus complexe phonétiquement, ou bien est-ce une simple question culturelle ? La réponse est certainement un mix des 2 hypothèses...

Quoi qu'il en soit, Mass Hysteria fait partie des quelques groupes rock comme Dionysos, Noir Désir et autres, suffisamment à l'aise pour jouer de métaphores, rimes et autres parades verbales.

Que l'attente fut longue, très longue... 8 années se sont écoulées depuis "Contraddiction", le dernier album couillu des Bretons !
Entretemps, de nombreux concerts toujours aussi percutants, un passage à vide avec 2 albums aux sonorités pop/rock ("De cercle en cercle" en 2001 et "Mass Hysteria" en 2005) pas foncièrment mauvais mais plutôt mous du genou et le second guitariste préférant se consacrer à son nouveau bébé Aaron.

Dès l'écoute du 1er titre, le constat est clair : Mister Gros Son est de retour, Miss Inspiration également, ces derniers ayant eu tendance à s'effacer.
Mass Hysteria est avant tout un groupe taillé pour la scène et cet album accentue ce trait de caractère : les titres sont directs (aux alentours des 3mn), sans fioriture, entêtants pour les meilleurs, énergiques.

Tout n'est évidemment pas parfait pour ce "retour", notamment certains riffs de guitare en béton mais parfois trop conventionnels.
Mais ne boudons pas notre plaisir. Comment ne pas bondir sur son lit à l'écoute de brûlots tels que "Babylone" (et son break à la Metallica) ou le volcanique "Killing the hype" (Yang involontaire de "Respect to the dancefloor") ?
Comment résister à la puissance sauce Slayer avec "Une joie kamikaze", au superbe "Briller pour toi" (avec la chanteuse de Dolly) digne d'un Deftones des grandes heures ?

Non vraiment, Mass Hysteria est de retour avec un album sévèrement burné, ne nous en privons pas !
La prochaine fois les gars, ce sera à celui qui a la plus longue...

11/07/2007

Hellfest - Clisson, 24/06/07

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Le Hellfest est, sur le papier, le festival metal estival (a.k.a. "Summer Open Air") qu'il manquait à la France, permettant de nous aligner sur les mega-festivals de nos voisins européens (Gods of Metal, Graspop, Wacken...).
Cette 2e édition confirme cette volonté de se hisser au niveau de ces derniers avec une affiche bougrement alléchante qui n'a rien à envier à nos voisins, si ce n'est... l'organisation ! Mais n'ayant pas ou peu vécu ces désagréments, je vous laisse gré de consulter les avis de ceux qui ont vécu le "côté obscur du Hellfest".

Cette année, le festival se déroule du 22 au 24 juin, et hasard des calendriers, Muse au Parc des Princes vient s'intercaler le samedi 23.
Il se trouve que c'est la journée du dimanche qui me parait immanquable : une alliance entre groupes uniques à représentations exceptionnelles (Atheist et Emperor, reformés l'an dernier pour quelques festivals, mettent un terme à leurs retours respectifs cette année) et gros calibres (Dream Theater, Megadeth, Scarve, Edguy, Blind Guardian, Behemoth).
Amer à l'idée de manquer cette journée, je ne peux que me résigner (l'avant-veille) à organiser rapidement cette "expédition" en pays nantais, dans les délais impartis !

Les photos du samedi c'est par ici
Merci Cédric !

Après un TGV bien matinal à Montparnasse, une courte escapade autour de la gare de Nantes, un TER en direction de Clisson et une traversée du pays façon "touriste du dimanche", me voici sur ce vaste champ labouré les 2 jours précédents par les festivaliers.

Les Français de Manigance et de Heavenly ont ouvert le bal dominical, pendant que je longeais les abords du site en vue d'accéder au Saint Graal, la "fameuse" entrée (Photo).
Définitivement, ces 2 groupes n'apportent rien, les allemands d'Helloween ayant fait 100 fois mieux il y a 20 ans.
Non, mes 1ers clients étaient les Italiens d' Ephel Duath, groupe complètement barré mélangeant de nombreux styles (m'ayant plus séduits sur album que sur scène) et surtout les Nancéens de Scarve.

Here they are...


SCARVE - Gibson Stage, 15h30/16h

Groupe français que j'adule depuis leurs débuts, je suis dubitatif quant à leur avenir, suite aux événements ayant ponctué les 12 derniers mois, à savoir le départ des 2 chanteurs Guillaume Bideau (engagé chez Mnemic) & Pierrick Valence (se concentrant à 100% sur Phazm), ainsi que la non-disponibilité pour une échéance inconnue du batteur et co-fondateur Dirk Verbeuren), ayant rejoint les rangs de Soilwork).
Bien que le dernier album "The Undercurrent" disponible depuis peu soit une belle réussite étant donné le climat dans lequel il fut enregistré, et que le mystère du (des) remplaçant's) inconnu(s) soit à élucider, j'avais comme une mauvaise appréhension avant le début du concert.

Dès leur montée sur scène, le secret est levé : c'est Bob de Watcha, l'homme à la tignasse tentaculaire, qui assure l'intérim.
Un sentiment général de flottement règne, le son est très moyen, voire mauvais, seul le noyau dur du groupe (la paire de guitaristes) semble y croire vraiment.
Le chanteur de Watcha faisait son possible pour alterner voix claires & growls, avouons qu'il s'en est relativement bien sorti de par la tâche et le délai attribué.
Le Danois derrière le kit assure sans problème les parties de batterie de Dirk, mais malheureusement rien n'y fait : bien que la set-list soit à faire pâlir, la sauce ne prend pas.

Ne nous voilons pas la face, Scarve n'était pas sous son meilleur jour, souhaitons-lui un avenir meilleur.

Set-List :

Fireproven
Endangered
The plundered
Asphyxiate
Senseless
Mirthless perspectives
An emptier void
Irradiant


Un peu de repos avec Dark Tranquility, groupe dont je n'ai jamais pris le temps de me pencher sur leur discographie.
Etant adepte de la découverte live, je reconnais avoir été captivé par leur prestation. Il n'est jamais trop tard...

Une fois le concert terminé, je vais me positionner minutieusement devant la Main Stage pour Atheist, sur fond sonore d'Aborted, les "garçons bouchers belges", se démenant sur la Gibson Stage.

ATHEIST - Main Stage, 17h10/17h50

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Atheist, groupe majeur de la mouvance death technique et inventif du début des années 90 avec leurs compères Pestilence, Death, Sadus, Cynic et bien d'autres, s'est reformé l'an dernier à l'occasion de quelques festivals (dont le Wacken en 2006) avec dans ses rangs le noyau dur Kelly Shaefer (chant/guitare) et Steve Flynn (batterie), ainsi que Tony Choy (basse).
Rand Burkey (guitare) n'est pas de la partie et Kelly Shaefer ne pouvant jouer de son instrument, c'est la paire de gratteux issue de Gnostic, le groupe actuel du batteur Steve Flynn, qui assure avec brio les structures rythmiques et solis complexes. 05ebfdcc845b94467c0f017d7c140504.jpg

L'accent est mis sur la période du groupe avec Roger Patterson, le regretté et génial bassiste originel décédé dans un accident de la route en présence de ses camarades (destin troublant, similaire à celui de Cliff Burton de Metallica), puisque seuls 2 titres de l'album "Elements" sont joués (album non composé avec Roger Patterson).

L'enchainement "Unquestionable presence" et "On they slay" lance les hostilités de fort belle manière et présente une section rythmique hyper carrée.
3e45c093cd9261798efb763e67df38b5.jpg"Mineral" et "Air", aux accents plus jazzy & groovy, viendront s'intercaler dans ce déluge de météorites, permettant aux festivaliers de reprendre leur souffle avant le tryptique final issu de l'album "Unquestionable presence".
Le public en redemande et Atheist de conclure sur un "Piece of time" hautement symbolique !

Tony Choy finira même par jeter à 2 ou 3 mètres de moi son magnifique t-shirt à l'effigie de Roger Patterson, je ne participerai pas à à la lutte ayant duré un bon 1/4 d'heure entre 3 kids pour l'obtention de ce collector.

Ce concert ayant visiblement été filmé dans l'optique d'un DVD, souhaitons que ce dernier soit à la hauteur de l'événement afin de prendre place fièrement aux côtés des "Piece of time", Unquestionable presence" et "Elements".

Atheist est mort, vive Atheist !

"Here we stand at a hallway with nothing but open doors,
venture in your human existence awaits there for you,
It's your piece of time"

*** Photos persos ici ***

Set-List :

Unquestionable presence
On they slay
Mineral
Unholy war
Retribution
Air
An incarnation's dream
Mother man
And the psychic saw
Piece of time


Il est 18h ou presque et les polonais de Behemoth entament leur set sur la Gibson Stage.
Ca bucheronne sévère, même d'une oreille lontaine, mais je vais préférer la pause restauration et hydratation, car jusque-là le beau temps était prédominant.

KREATOR - Main Stage, 18h45/19h30

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Kreator, groupe de thrash allemand, m'avait mis une bonne claque derrière la tête lors de leur prestation au Graspop en 2002.
Pas vraiment client de ce genre de musique style "thrash old-school", j'avoue néanmoins reconnaitre le côté plaisant sur scène : efficace, direct et sans fioriture.

Cette année au Hellfest, on reprend les mêmes et on recommence !
Son leader Mille Petrozza est passablement (faussement ?) énervé, bien décidé à en découdre et à obtenir la médaille du groupe ayant foutu le plus de bordel dans le mosh-pit. 329e72c23ef2bc9cc8689e2ad8f34a48.jpg
Ses introductions en deviennent même kitsch par moment, de la leçon de vie "we're all... enemy of God" aux sollicitations du genre "êtes-vous prêt à tuer votre voisin ? Pleasure to kiiiilllllllll !" ou bien l'insistant "je sens ici parmi vous une atmosphère vraiment, vraiment, agressive, et vous ? ixtwouiiiime agwechionnn !"
... :)
S'il n'est pas sur la 1ère marche du podium, il ne doit pas en être bien loin car de mémoire, cela fait une éternité que je n'avais pas surveillé mes arrières à ce point !
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Et que ça pogote, et que ça se la joue pit circulaire, saupoudrez le tout de quelques slammeurs à longueur de show et de jets de terre/paille et vous obtenez une joyeuse photographie du site.
Ambiance !

Set-List :

Violent Revolution
Pleasure to Kill
Enemy of God
People of the Lie
Suicide Terrorist
Extreme Agression
Phobia
Betrayer
Flag of Hate
Tormantor


Pause flânerie et shopping après Kreator, histoire de choper un superbe t-shirt d'Emperor, afin d'être monté fin lors des prochaines soirées karaoké parisiennes.
Afin d'être bien placé devant la Main Stage, je décide de "camper" progressivement, à commencer par la prestation de Within Temptation vers 20h.
Là aussi, il s'agit d'une découverte live... Verdict : fadasse !
Les mélodies vocales gnangnantes et ces guitares faisant office de bruit de fond sans vraiment proposer de plans accrocheurs ont eu raison de ma patience. Quel ennui !
Vite, la suite ! Ce sera justement Edguy, d'une oreille attentive puisque présent sur la Gibson Stage. Dommage, j'aurais bien troqué ces derniers sur la Main Stage contre Without Passion, euh... Within Temptation, autant pour moi.

MEGADETH - Main Stage, 21h20/22h20

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Aussi incroyable que cela puisse paraitre, je n'avais vu Megadeth qu'une seule fois en concert en 1997 (tournée suivant "Cryptic writings"), alors qu'ils ont bercé ma jeunesse metallique au même titre que des Metallica ou Iron Maiden que j'ai vu de nombreuses fois.
Le père Mustaine est un docteur ès du riff qui tue et il me tardait de le voir à nouveau !
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Venant de sortir son dernier album "United abominations", c'est tout naturellement sur un "Sleepwalker" envolé que le groupe débute son show. Ne connaissant pas bien encore ce dernier né et plutôt adepte du "vieux" Megadeth (pré-1999 précisément), c'est avec surprise et joie d'entendre aussitôt des "Take no prisoners" (issu de "Rust in peace", bien représenté ce soir-là !) et "Wake up dead" n'ayant pas pris une ride !
Mustaine prend la température du Hellfest et constate qu'il était fort attendu, ce qui n'est pas pour déplaire à son petit ego. C'est tout joyeusement qu'il lance ainsi un nouvel extrait du dernier album, et pas des moindres... "Washington is next !"
"Hangar 18" nous ramène à nouveau 17 ans en arrière et prouve une nouvelle fois, qu'en plus d'être difficile à jouer sur Guitar Hero II, il est également une usine à riffs dans la tradition Mustaine.
L'intermède "France je vous aime" arrive avec un "A tout le monde" et son refrain fédérateur, repris par un Hellfest soudé comme une équipe de rugby en 3e mi-temps.
"Never walk alone..." est un nouvel extrait du dernier album, moins convaincant que ses prédécesseurs je trouve, qui aurait plutôt sa place sur une set-list de 2h, mais pas celle-ci ! J'aurais préféré à sa place un "In my darkest hour"...
Seul moment "ventre-mou" du concert, le rouleau-compresseur Megadeth repart de plus belle sur sa symphonie en mi destructeur, dont le riff principal est scandé d'un "me-ga-deth" en rythme. ENORME !578a1a5142d0d2e6bfa796ceb30d4cd4.jpg
Le nouveau bassiste James LoMenzo introduit vraisemblablement le dernier titre de cette soirée, un "Peace sells" intense et toujours d'actualité 20 ans après.
Dernier titre ? Mustaine et ses sbires ne pouvaient quitter les lieux ainsi, c'est donc sur un dernier titre, "et un bon" aime-t'il préciser, que le show se termine : "HOLY WARS" !

C'est sous les acclamations que Mustaine & Co. saluent le public qui en reprendrait bien une louche, mais ce sera pour une prochaine fois, Blind Guardian entamant son set sur la Gibson Stage.

*** Photos persos ici ***

Set-List :

Sleepwalker
Take No Prisoners
Wake Up Dead
Washington Is Next!
Hangar 18 (1, 2 et 3)
She-Wolf
Gears Of War
Tornado of souls
A Tout le Monde (1, 2 et 3)
Never Walk Alone...A Call To Arms
Symphony Of Destruction
Peace Sells
Holy Wars...the Punishment Due


Me restent quelques 45 minutes de repos sur fond de heavy metal, en attendant Dream Theater...

DREAM THEATER - Main Stage, 23h/0h

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Dream Theater vient lui aussi de publier son dernier album, "Systematic Chaos".
Dans l'attente, il était amusant d'écouter autour de soi les commentaires sur le groupe à venir, relevant plus du cliché pour le néophyte prêtant à sourire que d'une rélle connaissance du combo new-yorkais ("très technique avec des solos chiants", "leur batteur est le meilleur du monde"...).
Coincé entre Megadeth et Emperor sur la Main Stage, il ne fait aucun doute que la Set-List sera orientée sur leur répertoire le plus musclé.
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C'est sur le très moyen "As I am" que le groupe débute, titre ni vraiment intéressant, ni très metal, qui relève plus de la faute de goût qu'autre chose. Dommage, on lui aurait préféré un "The glass prison", comme en 2002 au Graspop !
Passons à la suite, "Panick attack" ou comment Muse sonnerait s'il était un groupe de metal. Efficace en live, il n'en reste pas moins que cette affiliation reste agaçante.
S'ensuivent 2 extraits du dernier album, "Constant motion" et son esprit fleurant bon avec Metallica et "The dark eternal light" faisant plutôt penser à Mudvayne.
Autant sur album ces titres peuvent parfois me faire grincer des dents, autant sur scène je me suis laissé prendre au jeu : ça dépote sévère !
L'interprétation est sans faille, Portnoy est ultra-déterminé derrière son kit et LaBrie est en grande forme vocale.
494d53016e7eecb48f305ab66c72d462.jpgLes voix trafiquées sur "TDEN" sont bien interprétées et renforce le côté massif de ce titre taillé pour la scène, agrémenté d'un solo de Petrucci très typé metal et d'un finish-à-la-Pantera. Un vrai régal !

S'ensuivent 2 classiques du groupe, "Endless sacrifice" et sa montée en puissance et "Home" (seul rescapé de "SFAM"), avant de terminer sur un "Pull me under" gonflé aux anabolisants.

So What ?
La basse du fantastique Myung est omniprésente, LaBrie est en grande forme vocale depuis un moment, Petrucci nous régale de ses riffs et solos, Portnoy est le garant de l'assise du groupe, mais Rudess est bien trop discret dans ce profil musical. dcfb3d59bfb3018d75d21b9026ac8b29.jpg
Oui, Dream Theater est avant tout un groupe de metal et le prouve une nouvelle fois ce soir, avec une performance très proche de celle du Graspop en 2002.
Mais Dream Theater a d'autres cordes à son arc, ces touches expérimentales et progressives avec lesquelles il révèle complètement son identité et qui donnent des "A change of seasons" par exemple, qui d'ailleurs n'aurait pas démérité ce soir-là.
Aussi satisfaisant soit ce concert, il manquait néanmoins le fameux "petit quelque chose qui fait toute la différence" et qui les rend incontournable...

*** Photos persos ici ***

Set-List :

As I Am (1 et 2)
Panick Attack
Constant Motion
The Dark Eternal Night
Endless Sacrifice
Home
Pull Me Under


EMPEROR - Main Stage, 1h/2h10

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Emperor... LE groupe de black metal par excellence selon moi, celui dont j'ai assurément le plus regretté la séparation (fin 2001 et un album posthume jamais défendu sur scène : "Prometheus : the disciple of fire & demise") et pour lequel j'ai le plus d'admiration (Dimmu Borgir les talonnant de très près).

Après un speech de l'organisateur du festival remerciant les bénévoles et s'excusant suite aux difficultés rencontrées au fil des journées (notamment l'annulation de Korn), le tour-manager d'Emperor introduit la montée sur scène du groupe...
"THE EMPEROR HAS RETURNED !"
Lights off, GROS FRISSONS !!!

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Ihsahn (chant/guitare), Samoth (guitare), Trym (batterie) et Secthdamon (basse) montent sur scène dans une obscurité totale (et ce n'est pas la Lune qui va nous éclairer), pour balancer les 3 1ers titres du 1er album "In the nightside eclipse".
Incroyable ! A l'issue de ces 3 titres, bien que le concert ne fasse que commencer, la messe est dite : c'est ULTIME !!!
Le Hellfest commence à mesurer l'intensité de l'événement. Ihsahn prend "la température", malgré l'heure tardive et le temps pluvieux, et balance la suite (issue de "IX Equilibrium") : "An elegy of Icaros" et surtout "Curse you all men !", ou comment réveiller des festivaliers en peine pendant les intermèdes.
1 seul et malheureux extrait du dernier album en date - ce sera mon seul regret - "In the wordless chamber" et ses envolées de cuivres (samplées, of course) soutenant le rythme effréné de ce titre ravageur.

C'est un véritable pluie de hits atomiseurs, piochant tour à tour dans les différents albums avec aisance, le groupe s'étant forgé un répertoire de qualité au fil des années.

C'est également une situation assez paradoxale : une très grande partie du public connait à fond les titres du groupe, alors que celui-ci s'est très peu produit sur scène avant de splitter en 2001.
Il y a donc un public de masse et un following très important de la part de celui-ci.
On ne peut que d'autant plus regretter le caractère éphémère de l'événement : ce sera vraisemblablement notre dernier concert d'Emperor.
Chaque seconde vaut de l'or et le groupe s'attache à faire fructifier ce capital : comment résister à un finish pareil "Inno a satana" / "I am the black wizards", couronné par un "Ye entrancemperium" MA-GIS-TRAL ???

Le glas a sonné, Emperor s'en est allé, quittant un public abasourdi.
La journée de dimanche était de très haut niveau, surtout sur la Main Stage, mais Emperor a pleinement justifié sa position sur l'affiche : c'était définitivement au-delà.
Hors concours !

Un événement magique, rare, intense, fou, surnaturel, qui valait bien toutes les peines du monde.

PUTAIN J'Y ETAIS !!!!!

*** Photos persos ici ***

Set-List :

Medley : Into the infinity of thoughts / The burning shadows of silence / Cosmic keys to my creations and times
An elegy of Icaros
Curse you all men!
In the worldless chamber
The Majesty of the nightsky
The loss and curse of reverence
Thus spake the nightspirit
With strength I burn
Inno a satana (1 et 2)
I am the black wizards
Ye entrancemperium

Un grand merci à Bertrand qui aura eu la gentillesse de me ramener en gare de Nantes, me permettant de prendre le 1er TGV en direction de Paris (5h) et de me préparer sereinement avant de reprendre "une vie normale", des souvenirs plein la tête...