16/09/2007

Marduk - Rom 5:12

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Groupe suédois de Black Metal à la discographie assez variée, je l'avais personnellement mis en quarantaine depuis "Nightwing" (1998), ayant chopé un mal de crâne avec "Panzer Division Marduk" (2000), album autoproclamé par le fondateur et guitariste du groupe comme étant le plus rapide et destructeur du genre, et ayant trouvé peu d'intérêts dans la suite donnée ni dans les pitreries de Legion, ex-vocaliste.
Mais il y a 2 ou 3 ans, ce dernier a été remplacé par un certain Mortuus et "Plague angel" est sorti sans que j'y prête attention.
Et puis ce "Rom 5:12" est arrivé entre mes oreilles par hasard, sans attente particulière de ma part.
QUEL CHOC !
Le Marduk que j'avais laissé de côté n'a pas grand chose de commun avec ce que propose cet album, et ce dès le 1er titre "The levelling dust".
Mid-tempo, mélodique, aux riffs de guitare entêtants, aux sons très "roots" (ah, cette basse synthétique et ronronnante couplée à la batterie très brute, quel plaisir !), mais surtout quelle voix !
Le "nouveau venu", Mortuus, ne laisse pas indifférent !
Ses vocaux criards et plaintifs sont extrêmement originaux et confèrent une identité particulière au groupe, lui permettant de se démarquer aisément du lot.
Sur ce point, Marduk (enfin, son leader Morgan Akansson) a eu le nez creux !
Exit le côté fanfaron cirque Pinder de son prédécesseur Legion, Marduk retrouve avec Mortuus un aspect sale et malsain.
Même si l'album propose quelques passages vraiments extrêmes "comme autrefois", l'album est vraisemblablement plus lent d'une manière générale.
Délaissant intelligemment le côté bestial et sauvage largement défriché sur ses précédentes réalisations, le travail de composition porte en grande partie sur l'ambiance, lugubre et sinistre, caractérisée par des mélodies sombres et lancinantes, un chant glacial et dérangeant, le tout renforcé par un caractère obsessionnel procurant un sentiment d'addiction vraiment troublant !

"Rom 5:12" est un album noir, glauque, inspiré, autour duquel la Faucheuse n'est jamais bien loin.