17/07/2009

U2 / Kaiser Chiefs - Stade de France, 12/07/09

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Sans être un fin connaisseur de U2, j'apprécie l'ensemble de leur oeuvre, avec une nette préférence pour leurs années 80. Je me devais donc de les voir en concert au moins une fois dans ma vie, un peu comme Indochine.

Kaiser Chiefs ouvre les débats, avec un rock dans le style rétro, le genre de truc à la mode depuis quelques années. Pas ma tasse de thé, mais il faut avouer que ça sonnait bien lorsqu'on faisait le tour du stade pour retrouver notre porte d'entrée. A écouter plus attentivement.

Arrivés dans l'enceinte du stade, le voile est levé sur la structure de la scène de cette tournée : une sorte de grosse araignée metallique, certains y voient une griffe... bref, un gros tas de ferraille qui en jette plein la vue.

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Tout dans la démesure : plus de 390 tonnes, 50 poids lourds pour transporter le mastodonte... Heureusement que les causes écologiques ne sont pas (encore) dans le plaidoyer de Bono !

U2 débute, comme la veille, par 4 titres du dernier album "No Line On The Horizon". Comme entrée en matière, on pouvait faire difficilement pire, "Breathe", "No Line..." et "Get on your boots" étant fades, voire insupportables par moments. "Magnificent" vient nous rappeler néanmoins qu'il y a quelques bons passages sur ce dernier album. Ouf !

Quelques changements par rapport à la setlist de la veille également, dont une version acoustique entre Bono et The Edge de "Stuck in a moment..." fort agréable.
Malheureusement, nous ne passerons pas à côté de "l'hommage à Michael Jackson" (le pauvre doit se retourner dans sa tombe), avec un extrait de "That's the way" sur lequel Bono était royalement aux fraises. Vous me direz que c'est la saison et vous avez bien raison !
Dérangeant également dans la façon d'amener la chose : ça manquait de conviction artistique et humaine. Trop "rock star" là-dessus le Bono.
Quand il s'agenouille pour Desmond Tutu, c'est curieux mais je n'y crois pas non plus. Ca sonne faux également, c'est surfait. Comme dirait Philippe Katerine, Bono t'es trop V.I.P. !

On aura échappé à l'inutile connexion avec la station spatiale, mais on se bouffera "l'épisode Aung San Suu Kyi", l'opposante birmane faisant la une des medias ces derniers temps.
U2, ou le concentré parfait entre le JT de 20h et Courrier International (le journalisme en moins).

Plus que le fond qui reste tout à fait louable (les prises de position et le militantisme de Bono pour différentes causes politiques et humanitaires), c'est la forme qui ne me plait guère.
Là où un Rage Against The Machine présentait une cohérence dans son propos et son attitude, cela me parait complètement déstructuré et inapproprié pour U2.
La manière dont cela est présenté, la répétition du dialogue, les discours moralisateurs... on se croirait parfois à un meeting politique plutôt qu'à un concert de U2.
Grâce à Bono, j'ai enfin réalisé que je ne vivais pas dans un monde de Bisounours. Merci.

Plus sérieusement, on est à un concert de U2 et on se voit demander d'envoyer un SMS précisant "big kiss" à un numéro spécial pour récolter des fonds pour l'ONG One, tout ceci après avoir "admiré" des photos de spectateurs pris en pleine embrassade (mention spéciale au couple multi-colore), car oui, messieurs/dames, "the future needs a big kiss" !!!
...

Au final, bien heureux d'avoir assisté à cet événement car derrière tout cela il restait quand même la musique, dont la portée est malheureusement devancée par la pénibilité et la lourdeur des messages de Bono, à l'image de ce compte-rendu en fait. C'est criant de vérité dans la majorité des avis que l'on peut lire sur Internet : les points de repère du concert ne sont pas les chansons, mais plutôt les "événements" extra-musicaux.
Faire de l'ombre au jeu parfois divin de The Edge et à la précision rythmique de la paire Mullen Jr/Clayton, faut vraiment avoir un ego XXL.

Je doute réitérer cela à l'avenir car les conflits politiques et sociaux ne cessent d'empirer, et je crains réellement que les concerts de U2 suivent hélas cette tendance.

Pour terminer sur une note positive, la venue de U2 aura eu le mérite de filer la banane à ses nombreux fans et en "temps de crise" ça fait toujours du bien !

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Le bonheur, c'est simple comme un concert de U2 !

Setlist :

Breathe
No Line On The Horizon
Get On Your Boots
Magnificent
Beautiful Day / Here Comes The Sun (snippet)
Mysterious Ways
I Still Haven't Found What I'm Looking For
Angel Of Harlem
Stuck In A Moment You Can't Get Out Of
Unknown Caller
The Unforgettable Fire
City Of Blinding Lights
Vertigo / Let's Dance (snippet) / That's The Way (I Like It) (snippet)
I'll Go Crazy if I don't Go Crazy Tonight (remix)
Sunday Bloody Sunday
Pride (In The Name Of Love)
MLK
Walk On / You'll Never Walk Alone (snippet)
Where The Streets Have No Name
One

Rappel :

Ultraviolet
With Or Without You
Moment of Surrender

19/03/2008

Megadeth - Elysée Montmartre, 26/02/08

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C'est avec une excitation non dissimulée que j'attendais ce concert de Dave Mustaine & ses sbires, ayant en tête leur performance au Hellfest 2007.
Ne s'étant plus produit à Paris depuis mai 2001, tout concordait à ce que cette soirée devienne mémorable.
Ayant zappé avec maestria Evile en 1ère partie, je ne pourrai pas commenter ce qui semble être une belle resucée de Thrash old-school des années 80.

C'est donc sur les dernières notes de "Skin O' My Teeth" que je pointe le bout de mon nez... A trop vouloir esquiver les 1ères parties, j'en ai fini par me brûler les ailes.
Fidèle à la tradition, Megadeth a procédé à un lifting en recrutant le fin limier et bodybuildé Chris Broderick (Jag Panzer, ex-Nevermore) en tant que 2d guitariste... ou "figurant", préciserons plutôt les mauvaises langues (quoi que... pas tant que ça).
En effet, la guitare de Mustaine est toujours sur-mixée par rapport à celle de son camarade de jeu, et ce concert-là ne déroge pas à cette sacro-sainte règle. Quel gâchis, quand on connait les qualités du bonhomme.
L'autre point négatif concerne la batterie, bien trop en avant dans le mix global, alors que Drover est certainement le moins bon batteur que le groupe ait connu, un comble ! Définitivement, il n'arrive pas à la cheville de Jimmy DeGrasso, ayant officié un temps, période "The Worlds Needs A Hero".

Un son qui d'ailleurs s'avèrera exécrable et irrégulier tout au long du concert, ce qui est assez incompréhensible étant donné le lieu, l'Elysée Montmartre permettant d'accueillir des groupes de rock et de metal dans de bonnes conditions.
Doit-on blâmer l'ingé-son, qui au passage aura l'extrême délicatesse de balancer du Slipknot dès la dernière note de "Holy Wars...", agaçant passablement Mustaine lors du salut final au public (cf. la vidéo ci-dessous) ?
Quelle que soit la raison, cela reste fort regrettable car le groupe propose son lot de petites bombes qui font mouche malgré tout, bien qu'on aurait aimé profiter de la 2de guitare sur "Hangar 18" ou "Burnt Ice"...

Car des bons moments, il y en a eu à foison !
L'enchainement fatal d'"In My Darkest Hour" à "Kick The Chair", le mega tube "A Tout Le Monde" et son refrain 100% cocorico ayant fait chanter à gorge déployée le public parisien, pour conclure sur un "Holy Wars..." toujours aussi ultime.

Souhaitons que le groupe vienne prendre rapidement sa revanche à Paris !

Set-List :

Sleepwalker
Wake Up Dead
Take No Prisoners
Skin O' My Teeth
Washington Is Next !
Kick The Chair
In My Darkest Hour
Hangar 18
Gears Of War (Gears Of War + A Tout Le Monde)
A Tout Le Monde
Tornado Of Souls
Ashes In Your Mouth
Burnt Ice
Symphony Of Destruction
Trust
Peace Sells

Rappel :
Holy Wars... The Punishment Due

10/10/2007

Paradise Lost - In Requiem

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Paradise Lost, ou comment un groupe arrive à me passionner depuis sa découverte, c'était il y a... 14 ans, avec la sortie de l'album "Icon" !
Collégien à l'époque ne jurant que par le triangle Metallica/Iron Maiden/Guns n'Roses, j'étais fasciné par ces mélodies aux aspects lourds, sombres, théâtraux, véhiculant leur lot d'émotion, guère positives (voire dépressives par moment), mais tellement bien ficelées.

Etiqueté "metal gothique" aussi maladroitement que le Babybel est au rayon fromage, les Anglais ont su conserver leur marque de fabrique et proposer des albums variés (allant même jusqu'à publier en 1999 un "Host" plutôt pop, mais toujours sombre), tout en conservant une qualité d'écriture soutenue.
La bande à Nick Holmes & Greg Mackintosh force le respect au travers de ces années, et c'est tout naturellement que ce nouvel album se doit d'être étudié minutieusement.

Sans révolutionner le genre, "In Requiem" s'impose avec force parmi ses aînés.
Foncièrement metal dans les sonorités, furieusement mélodique de bout en bout, c'est un Paradise Lost décomplexé qui s'offre à nous.
En ce sens, cet album n'est pas sans rappeler le chef d'oeuvre qu'est "Draconian Times".
Il possède la noirceur et la profondeur des compositions les plus mélancoliques du groupe, et se révèle moderne et accrocheur par l'utilisation intelligente de choeurs et orchestrations.
Saluons également un Nick Holmes en très grande forme vocale, régulièrement à fleur de peau, portant cet album de bout en bout.

Paradise Lost ringardise tous ces combos s'étant fortement "inspirés" à différents degrés de leur style, frisant le plagiat pour certains (en vrac : HIM, The 69 Eyes, To/Die/For et toutes ces formations sans grand intérêt, nordiques pour la plupart).

A noter en édition limitée, un superbe écrin velours renfermant l'album en version digipack, rappelant justement l'édition limitée de "Draconian Times" sortie en 1995.
A albums exceptionnels, objets exceptionnels !

16/09/2007

Marduk - Rom 5:12

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Groupe suédois de Black Metal à la discographie assez variée, je l'avais personnellement mis en quarantaine depuis "Nightwing" (1998), ayant chopé un mal de crâne avec "Panzer Division Marduk" (2000), album autoproclamé par le fondateur et guitariste du groupe comme étant le plus rapide et destructeur du genre, et ayant trouvé peu d'intérêts dans la suite donnée ni dans les pitreries de Legion, ex-vocaliste.
Mais il y a 2 ou 3 ans, ce dernier a été remplacé par un certain Mortuus et "Plague angel" est sorti sans que j'y prête attention.
Et puis ce "Rom 5:12" est arrivé entre mes oreilles par hasard, sans attente particulière de ma part.
QUEL CHOC !
Le Marduk que j'avais laissé de côté n'a pas grand chose de commun avec ce que propose cet album, et ce dès le 1er titre "The levelling dust".
Mid-tempo, mélodique, aux riffs de guitare entêtants, aux sons très "roots" (ah, cette basse synthétique et ronronnante couplée à la batterie très brute, quel plaisir !), mais surtout quelle voix !
Le "nouveau venu", Mortuus, ne laisse pas indifférent !
Ses vocaux criards et plaintifs sont extrêmement originaux et confèrent une identité particulière au groupe, lui permettant de se démarquer aisément du lot.
Sur ce point, Marduk (enfin, son leader Morgan Akansson) a eu le nez creux !
Exit le côté fanfaron cirque Pinder de son prédécesseur Legion, Marduk retrouve avec Mortuus un aspect sale et malsain.
Même si l'album propose quelques passages vraiments extrêmes "comme autrefois", l'album est vraisemblablement plus lent d'une manière générale.
Délaissant intelligemment le côté bestial et sauvage largement défriché sur ses précédentes réalisations, le travail de composition porte en grande partie sur l'ambiance, lugubre et sinistre, caractérisée par des mélodies sombres et lancinantes, un chant glacial et dérangeant, le tout renforcé par un caractère obsessionnel procurant un sentiment d'addiction vraiment troublant !

"Rom 5:12" est un album noir, glauque, inspiré, autour duquel la Faucheuse n'est jamais bien loin.

22/08/2007

Porcupine Tree - Fear Of A Blank Planet

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Plutôt que de me lancer dans la rédaction de mon avis personnel sur ce qui est l'événement musical rock de cette année, je vous propose de consulter cette excellente chronique rédigée par Sébastien dans le fanzine français Your Majesty (consacré au groupe de metal progressif Dream Theater) et de suivre ses conseils !

"Il est vraiment plaisant pour un mélomane de regarder l’évolution de Porcupine Tree et sa capacité à sortir des albums qui élèvent le niveau, l’un après l’autre. Tout d’abord prête-nom à des compositions et instrumentations électroniques et psychédéliques, mais purement solistes de Steven Wilson, celui-ci a su peu à peu transformer Porcupine Tree en un véritable effort de groupe, ce qui n’a jamais été aussi vrai que sur ce nouvel album. En effet, même si Wilson reste le compositeur principal, le fait d’avoir joué l’intégralité de ce nouvel album sur scène, avant de l’enregistrer, a permis à chaque membre du groupe de trouver les meilleurs arrangements pour ses parties, et d’arriver à une symbiose rarissime. Ce processus, que très peu de groupes oseraient mettre en œuvre de nos jours, rappelle pourtant celui de bien des grands groupes rock de la période faste et prolifique des années 70.

En outre, Steven Wilson s’est fait connaître dans le monde du metal à l’occasion de ses activités de producteur et de mixeur pour Opeth, sans cacher son admiration pour Meshuggah. Artiste plus généralement sensible à un très grand panel de sources d’inspiration (pas seulement musique, mais aussi cinéma et littérature), le metal est venu assez logiquement faire son apparition dans les compositions de Porcupine Tree à partir de l’album In Absentia, sous forme de riffs bien plus musclés et d’éclairs de puissance jusqu’alors inédits chez le groupe. Néanmoins, on pouvait, en faisant la fine bouche, reprocher une intégration parfois partielle, et en tout cas, en devenir, de ces nouvelles influences. Ce n’est plus cas sur "Fear Of A Blank Planet" (FOABP), qui signe un aboutissement dans la phase de digestion de toutes les découvertes et expériences de Wilson.

FOABP est ainsi une déclaration artistique imposante, dont la pertinence n’a d’égale que sa rareté dans l’histoire du rock. Ce n’est pas seulement l’extrême cohérence et nécessité des 50 minutes qui composent cet album, mais aussi toute l’inspiration lyrique du thème de l’album qui en fait d’ores et déjà une œuvre essentielle. La grande désillusion pour Wilson qu’est le rapport qu’entretiennent les jeunes avec la culture et avec la musique en particulier l’a conduit à mettre en musique des textes qui flirtent littéralement avec l’inspiration d’un Roger Waters, tout simplement. Même émotion, même intelligence sensible du propos, même sublimation de thèmes sombres et émouvants.

Musicalement, Porcupine Tree est désormais une des figures de proue des groupes de rock postmodernes ; la filiation avec les grands, en particulier Pink Floyd et King Crimson, est évidente (surtout dans l’effort de création), mais le résultat produit transcende la somme des influences de Steven Wilson, tellement celui-ci met un point d’honneur à ne pas se répéter et à proposer quelque chose de nouveau. Quand Wilson déclare avoir abordé le titre « Sleep Together » comme un morceau de Nine Inch Nails avec John Bonham à la batterie et produit par Massive Attack, il y a de quoi rester pantois car si on reconnaît bien cette feuille de route une fois énoncée, la créativité résultante dépasse bien entendu largement l’application d’une formule. L’orchestration des cordes sur ce titre est notamment d’une maestria confondante, concluant l’album dans une apogée dramatique jamais atteinte chez Porcupine Tree. De plus, Wilson met toute sa science de la production au service de la thématique sensorielle explorée ; l’état d’hypnotisation de l’enfant sur la pochette de l’album est ainsi parfaitement rendu.

Wilson n’est évidemment pas seul à créditer, l’effort de groupe n’ayant jamais été aussi sensible comme on l’a déjà évoqué. En particulier, on ne peut pas ignorer l’importance grandissante du batteur Gavin Harrison, dont le jeu tentaculaire, groovy en diable, et au goût très sûr, peut évoquer le croisement de Bill Bruford, John Bonham, et Phil Collins ; Harrison étant en outre aussi indispensable à la personnalité de FOABP que l’étaient les batteurs pré-cités aux chefs-d’œuvre des groupes auxquels ils ont appartenu. Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter ne serait que le morceau-somme « Anesthetize » de près de 18mn, autour duquel l’album s’articule.

FOABP mérite de figurer dans toute discothèque de passionné de musique rock. Cette critique ne s’adresse pas aux connaisseurs de Porcupine Tree, mais à ceux d’entre vous qui n’auraient pas encore écouté ou pas réussi à apprécier le groupe jusqu’à présent. Le message est simple : des œuvres de cette trempe, il n’y en a vraiment pas souvent. Alors accordez-lui une chance, celle de votre attention soutenue. La récompense pourrait en être à la hauteur !"

Sébastien Demay

01/07/2007

Muse - Parc des Princes, 23/06/07

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Après 2 Bercy pleins comme un oeuf en décembre dernier, Muse remet le couvert cet été pour quelques dates en France, dont les Arènes de Nîmes et le Parc des Princes.
Réticent au 1er abord à l'idée de me rendre dans cette "fleur de béton" pour cause de qualités sonores déplorables, je me suis finallement convaincu d'y emmener ma "petite" soeur (de 16 ans, faut-il préciser), pour son 1er concert de son groupe préféré. La relève est assurée :)
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La 1ère partie est assurée par Archive, sorte de groupe instable dans la veine "trip-hop/rock", me faisant parfois penser à un Massive Attack en mauvaise forme. Bref, rien de bien palpitant, si ce n'est une surprise de taille : le son est correct !
Qu'ouïe-je ???

21h30, vient le tour de Muse.
Matthew, Dominic & Chris apparaissent au milieu du stade, dans un jeyser de fumées et de confettis, ralliant la scène par une passerelle, au milieu d'une foule déjà en transe, belle entrée en matière ! 82c16a7d4851731805abcf7e2629b773.jpg
Comme sur la 2de date de Bercy en décembre dernier, c'est sur l'épique "Knights of Cydonia" qu'ils lancent les hostilités, enchainé par un "Hysteria" monumental.
1er constat : le son est d'une qualité rare pour le Parc des Princes ! Puissant et clair, c'est une belle performance pour l'équipe d'ingés son entourant le groupe, capable de les faire sonner proprement quel que soit le lieu.

Côté scène, le show est sensiblement différent de celui du leg de la fin d'année dernière, proposant toujours cette infrastructure metallique, mais agrémentée de paraboles et de néons.
Soulignons également les prouesses acrobatiques accomplies par 2 gazelles à partir de ballons dirigeables lors de "Blackout", dans un Parc à l'obscurité illuminée par les téléphones portables (à la demande de Dominic), tel un ciel étoilé.

A noter, la présence du trompettiste sur les "City of delusion" et "Hoodoo", comme lors de la 2de date de Bercy.
Ceux qui se seront contentés de la 1ère date de Bercy et qui auront fait l'impasse sur cette venue au Parc vont pouvoir s'en mordre les doigts (Arnaud & Seb, si vous me lisez...).

a68e23eb6be0449d2d62bcf7ebbf004b.jpgCôté set-list, quelques nouveautés par rapport à leur précédente venue, notamment un "Sunburn" du plus bel effet entièrement joué au piano par Matthew, une reprise des Shadows qui ne déparaillerait pas dans le répertoire de Muse, un "Unintended" à fleur de peau avant le bouquet final "Bliss"/"Plug in baby"/"Stockholm Syndrome".
Tout simplement MA-GIS-TRAL !!!

Enfin, "Take a bow" pour conclure ce tour de force (comme à Bercy, 2de date), titre plutôt prédisposé à introduire une suite... une invitation à revenir au prochain concert ?
Perso, j'aime bien ce finish façon "to be continued".

Verdict ?
Ce concert ne fait qu'enfoncer le clou, une fois de plus !
Un an après sa sortie, "Black holes and revelations" est tout aussi indispensable dans la discographie du groupe que les précédents albums, faisant partie intégrante de "l'idendité Muse", en témoignent les interprétations live de ses extraits.
Muse a réussi - en l'espace d'une décennie - à inscrire son nom dans l'histoire du rock en s'avérant être l'un des groupes les plus intéressants du moment et en fédérant différentes générations autour de son oeuvre.
Au passage, Matthew Bellamy s'impose comme l'un des songwriters les plus talenteux et inspirés du milieu, rien que ça...

Vivement la suite !!!

*** Photos extraites du site Microcuts, nombreuses autres photos ici ***

Set-List :

Knights of Cydonia
Hysteria
Supermassive Black Hole (1 et 2)
Map of the Problematique
City of Delusion (1, 2, 3 et 4)
Butterflies & Hurricanes (1 et 2)
Micro Cuts (1, 2 et 3)
Hoodoo (1, 2 et 3)
Apocalypse Please (1 et 2)
Feeling Good
Sunburn (piano)
Invincible
Starlight
Man of Mystery (reprise des Shadows)
Time Is Running Out
New Born
Unintended
Blackout (1 et 2)
Bliss
Plug In Baby
Stockholm Syndrome
Take a Bow

28/06/2007

Photo Aerosmith, Paris

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Prise lors du concert d'Aerosmith à Bercy en juin dernier (reports ici et ), elle caractérise parfaitement ce qu'est le groupe : le duo Steven Tyler/Joe Perry, constamment sous les projecteurs, et la section rythmique assurant son job dans l'ombre...

27/06/2007

Rock Of Ages (Queen Tribute) - Fête de la Musique/Starbucks Opéra, 21/06/07

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Coincés entre le Starbucks et la voie de bus de l'avenue de l'Opéra, c'est un espace confiné dont dispose ce groupe de reprises dédié à Queen, comptant dans ses rangs notamment Fabien LABONDE, claviériste émérite dont je vous invite à consulter le site Internet.

Ayant malheureusement pris le train en marche à partir de "Tie your mother down", je ne pourrai pas parler des "Love of my life" ou "Now I'm here".
Soyons franc : la perfection n'est pas de mise, loin de là, en témoignent les quelques loupés, ce qui est tout à fait normal, étant donné la complexité des arrangements de certains titres de la Reine.
Saluons néanmoins les belles performances vocales & choeurs, la bonne idée de proposer quelques medleys bien sentis ("Bohemian Rhapsody"/"Killer Queen") et la bonne humeur générale dégagée !Le son de guitare est assez fidèle au son de Brian May, grâce à la magnifique Burns Red Special tricotée par le guitariste, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Alternant les tubes ("Fat bottomed girls", "I want it all"...), les montagnes russes ("Innuendo", "Bohemian Rhapsody"), les titres plus confidentiels ("Lazing...", "Great king cat") et les intros/outros "Procession" et "God save the Queen", R.O.A. propose un beau patchwork de l'oeuvre du groupe, avec les moyens du bord, beaucoup de fun et de passion !

L'interprétation ne fut pas irréprochable, loin de là, mais l'essentiel était présent : le plaisir, partagé entre tous !

A revoir dans de meilleures conditions.

*** Album photo perso ici ***

Set-List :

Procession
Now I'm Here
Great King Rat
Father to son
White Queen
Ogre Battle
The Fairy Feller's Master-Stroke
Nevermore/The march of the black queen
'39
Love Of My Life
Tie Your Mother Down
Death On Two Legs
Lazing On A Sunday Afternoon
Innuendo
Fat Bottomed Girls
Spread your wings
Radio Ga Ga
I Want It All
Bohemian Rhapsody / Killer Queen
Was It All Worth It / We Will Rock You
We Are The Champions
God Save The Queen

Aerosmith - P.O.P. Bercy, 19/06/07

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Ce soir-là, la scène de Bercy était un réel défilé de mode : la paserelle dans le public, la démarche de Steven Tyler allant harranguer les foules, les tenues vestimentaires arborées par les Toxic Twins, la valse des superbes guitares de Joe Perry (dont une magnifique Gretsch double manche), les spectatrices venues observer les mannequins comme les tenues... on n'est pas loin d'une soirée d'un grand couturier.

La 50aine bien tassée, et pourtant quelle pêche pour la paire Tyler/Perry !
A y regarder de plus près, le père Tyler garde même une ligne déconcertante... et ne semble pas affecter par le poids des années (qui a dit "Botox" ?).

Que dire de plus, mon ami Seb ayant parfaitement résumé ce concert ?

Qu'Aerosmith reste un p**** de groupe de rock n'roll, qu'on s'est régalé sur la talk-box de "Sweet emotion", sur la slide de "Draw the line" et sur le groovy "Walk this way", qu'on a pleuré notre mère sur "Dream on" comme de vieux gamins nostalgiques, qu'ils ont cruellement manqué ces 10 dernières années et qu'on espère sincèrement que cette date ne fut pas la dernière à Paris ?

*** Album photo perso ici ***

Set-List :

Love In An Elevator
Falling In Love (Is Hard On The Knees)
Cryin'
Eat The Rich
I Don't Want To Miss A Thing
Jaded
Rag Doll
Janie's Got A Gun
Baby Please Don't Go
Hangman Jury/Seasons Of Wither
Dream On
S.O.S. (Too Bad)
Livin' On The Edge
Stop Messin' Around
Sweet Emotion
Draw The Line

Rappel :

Walk This Way
Mama Kin

23/05/2007

Scorpions - Zénith, 14/05/07

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Photo prise par Thomas Jaegle


Scorpions, c'est du lourd : plus de 30 ans de carrière, une floppée d'albums, des musiciens de renom (les frères Schenker, Uli Jon Roth...) et la valse des musiciens au fil des années.
Une carrière florissante dans les années 70 & 80, un passage à vide dans les années 90, un retour en fanfare depuis quelques années avec la sortie d'un album prometteur ("Unbreakable" en 2004) et des concerts depuis 1 an voyant se succéder à tour de rôle sur scène les "anciens" (Michael Schenker, Uli Jon Roth, Hermann Rarebell).

C'était l'occasion pour moi d'assister à mon 1er (et unique ?) concert du groupe lors de ce passage au Zénith, pour la promotion du nouvel album "Humanity - Hour 1" sortant... le jour même !

Devenant un expert dans le zapping des 1ères parties (Heavenly n'étant pas ma came), j'arrive juste à temps pour le début du show des germaniques.
1er constat : un Zénith clairsemé (2500 personnes recensées), conséquence évidente du prix exhorbitant des places (au bas mot 60 Euros pour la fosse et 75 Euros pour les gradins, ça fait réfléchir...).
Mais qu'importe, Scorpions démarre au quart de tour avec les 2 premiers et excellents titres du dernier album, "Hour 1" et "The game of life". Belle entrée en matière !

Le clou du spectacle fut indéniablement la présence d'Uli Jon Roth aux côtés de ses ex-comparses, pour quelques titres mythiques "de l'époque" !
N'étant pas un fin connaisseur de Scorpions, je dois avouer qu'un titre comme "Fly to the rainbow" est vraiment impressionnant de par sa structure et ses sonorités très prog !
Uli Jon Roth est un guitariste flamboyant, au sens propre comme au sens figuré : son look "vintage" rappelle l'époque des fleurs bleues et de Woodstock, et contraste totalement avec celui de Schenker, hyper trendy pour un soixantenaire (l'an prochain exactement) !

D'autres bonnes surprises étaient également au programme (à en croire les exclamations du public à chaque annonce), comme le bel instrumental "Coast to coast" ou bien la ballade "Holliday", qui n'avait pas été dépoussiérée depuis de nombreuses années vraisemblablement.

Ce fut également le festival des indémodables, dont un enchainement ravageur "Blackout" / "Big city nights" / "Dynamite", un "Wind of change" concluant de toute beauté le quart d'heure émotion entamé avec "Holiday" et "Humanity", ainsi qu'un "Still loving you" magnifiquement interprété au solo irréprochable de Schenker.
Des sensations fortes, à faire dresser les poils d'un Yéti !

Au final, 2h30 de pur plaisir, en attendant le prochain round !


Set-List :

Hour 1
The game of life
The zoo
Love'em or leave'em
Make it real
Deep and dark
Coast to coast
Holiday
Humanity
Wind of change
Pictured life (avec Uli Jon Roth)
We'll burn the sky (avec Uli Jon Roth)
Dark lady (avec Uli Jon Roth)
Fly to the rainbow (avec Uli Jon Roth)
Tease me, please me
321
Solo basse + batterie
Blackout
Big city nights
Dynamite

Rappel 1 :
Still loving you (1 et 2)
In trance (avec Uli Jon Roth)
Rock you like a hurricane

Rappel 2 :
When the smoke is going down