14/04/2008
Fiction Plane / Puggy - Trabendo, 27/03/08

Fiction Plane est le groupe de Joe Sumner, fils de Gordon Matthew Sumner, alias Sting.
Comptabilisant 2 albums au compteur, plusieurs tournées à travers le monde et pas des moindres puisqu'ils ont assuré la 1ère partie de The Police (groupe originel de Sting, est-il nécessaire de le rappeler ?).
Fiction Plane fait progressivement son nid dans le milieu rock, avec enthousiasme et énergie.
Ce soir, c'est à Puggy qu'il revient d'assurer la 1ère partie, et de fort belle manière.
Groupe multi-culturel (le bassiste est français, le batteur suédois, le chanteur/guitariste anglais) comme peut l'être un certain Placebo, Puggy excelle dans un style folk/pop tout en légèreté.
Une bien belle découverte, ayant séduit une grande majorité du public.
Revenons-en à Fiction Plane.
Quatuor à ses débuts sur "Everything will never be OK" (2003), le groupe a mué en un power trio d'une redoutable efficacité après le départ de son bassiste, et c'est tout naturellement que le rejeton Sumner s'est porté sur la basse, comme papa.

Beau gosse, "Fils de", charismatique, la nature n'a pas été ingrate avec Bébé Sting.
Mais Joe Sumner ne peut se résumer à ces qualités innées, là où d'autres se sont vautrés.
Excellent chanteur et musicien, il n'en reste pas moins accessible et simple, valeurs certainement héritées de son père...
Joe Sumner serait-il alors le genre de personnage qu'il faut éviter de présenter à votre copine ?
Heureusement, non ! Il n'en reste pas moins humain, capable d'être un "vrai connard lorsqu'il a trop bu" selon ses dires en introduisant "Drink", de tromper la gente féminine sur ses sentiments ("It's a lie") et même de se retrouver trahi par un de ses amis ("Cigarette"). Ouf !...
Mais son envie d'en découdre, son peps, son humeur joviale et son humour dans un français fort correct font de lui un personnage attachant.
N'occultons pas le batteur Pete Wilhoit complétant la paire rythmique, ni le fabuleux Seton Daunt, seul guitariste mais tissant une toile sonore impressionnante, n'étant pas sans rappeler sur cet aspect un certain Muse...
Fort de ces atouts, il n'y a vraiment aucune raison valable pour que Fiction Plane n'explose pas !
Set-List :
Death machine
Running the country
Presuppose
It's a lie
Left side of the brain
Put on your shoes
Sadr City Blues (nouveau titre)
Drink
Anyone
Cross the line
Hate
Cigarette
Rappel :
Boeuf avec Puggy (titre ?)
Two sisters
03:00 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Concert Rock, Trabendo, Paris, Sting, Fiction Plane
19/03/2008
Megadeth - Elysée Montmartre, 26/02/08

C'est avec une excitation non dissimulée que j'attendais ce concert de Dave Mustaine & ses sbires, ayant en tête leur performance au Hellfest 2007.
Ne s'étant plus produit à Paris depuis mai 2001, tout concordait à ce que cette soirée devienne mémorable.
Ayant zappé avec maestria Evile en 1ère partie, je ne pourrai pas commenter ce qui semble être une belle resucée de Thrash old-school des années 80.
C'est donc sur les dernières notes de "Skin O' My Teeth" que je pointe le bout de mon nez... A trop vouloir esquiver les 1ères parties, j'en ai fini par me brûler les ailes.
Fidèle à la tradition, Megadeth a procédé à un lifting en recrutant le fin limier et bodybuildé Chris Broderick (Jag Panzer, ex-Nevermore) en tant que 2d guitariste... ou "figurant", préciserons plutôt les mauvaises langues (quoi que... pas tant que ça).
En effet, la guitare de Mustaine est toujours sur-mixée par rapport à celle de son camarade de jeu, et ce concert-là ne déroge pas à cette sacro-sainte règle. Quel gâchis, quand on connait les qualités du bonhomme.
L'autre point négatif concerne la batterie, bien trop en avant dans le mix global, alors que Drover est certainement le moins bon batteur que le groupe ait connu, un comble ! Définitivement, il n'arrive pas à la cheville de Jimmy DeGrasso, ayant officié un temps, période "The Worlds Needs A Hero".
Un son qui d'ailleurs s'avèrera exécrable et irrégulier tout au long du concert, ce qui est assez incompréhensible étant donné le lieu, l'Elysée Montmartre permettant d'accueillir des groupes de rock et de metal dans de bonnes conditions.
Doit-on blâmer l'ingé-son, qui au passage aura l'extrême délicatesse de balancer du Slipknot dès la dernière note de "Holy Wars...", agaçant passablement Mustaine lors du salut final au public (cf. la vidéo ci-dessous) ?
Quelle que soit la raison, cela reste fort regrettable car le groupe propose son lot de petites bombes qui font mouche malgré tout, bien qu'on aurait aimé profiter de la 2de guitare sur "Hangar 18" ou "Burnt Ice"...
Car des bons moments, il y en a eu à foison !
L'enchainement fatal d'"In My Darkest Hour" à "Kick The Chair", le mega tube "A Tout Le Monde" et son refrain 100% cocorico ayant fait chanter à gorge déployée le public parisien, pour conclure sur un "Holy Wars..." toujours aussi ultime.
Souhaitons que le groupe vienne prendre rapidement sa revanche à Paris !
Set-List :
Sleepwalker
Wake Up Dead
Take No Prisoners
Skin O' My Teeth
Washington Is Next !
Kick The Chair
In My Darkest Hour
Hangar 18
Gears Of War (Gears Of War + A Tout Le Monde)
A Tout Le Monde
Tornado Of Souls
Ashes In Your Mouth
Burnt Ice
Symphony Of Destruction
Trust
Peace Sells
Rappel :
Holy Wars... The Punishment Due
01:30 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Megadeth, Dave Mustaine, Concert, Metal, Rock, Thrash, Paris
18/09/2007
Porcupine Tree - Cigale, 03/07/07

La 1ère partie est assurée par Pure Reason Revolution, ayant déjà participé au Café de la Danse à l'introduction de Blackfield, "l'autre groupe" de Steven Wilson (parmi ses nombreux projects musicaux, détaillés sur son site) dirigé avec Aviv Geffen (star de la chanson israélienne).
Après une mini-tournée en septembre 2006 ayant fait office de bizutage des nouvelles compositions, voici donc l'occasion de profiter pleinement de ces petites merveilles issues du dernier album "Fear Of A Blank Planet", agrémentées de projections vidéo illustrant la thématique de l'album et renforçant son propos.
Cet album devant être considéré comme une pièce musicale unique, j'attendais de le voir joué d'une traite. Dommage, ce soir-là il sera entrecoupé...
Maigre consolation, "My ashes" et Anesthetize" seront enchainés, tout comme le final "Way out of here" et "Sleep together".
Porcupine Tree ne s'y trompe pas : avec pour bagage un tel album, il dispose de tous les atouts pour s'imposer sur scène et il le fait avec maestria.
Hormis "Sever" (issu de l'album "Signify"), "Lightbulb Sun" et "Half Light", je regrette qu'il n'y ait pas de surprise majeure dans la set-list, de nombreux titres méritant d'être dépoussiérés (même dans les albums les plus récents) et de prendre la place des "Halo", "Open car" et autres "Even less".
Mais c'est là chipoter, l'ensemble étant de haute volée, ne boudons pas notre plaisir !
Porcupine Tree, groupe rock majeur de ces dernières années ? Sans aucun doute. Mené de main de maître par Steven Wilson, Porcupine Tree s'impose peu à peu parmi les plus hautes sphères, à en devenir incontournable auprès d'un public de connaisseurs et à s'attirer la curiosité des néophytes.
Prochaines étapes : la sortie de "Nil recurring" (dans un 1er temps limitée à 5000 copies disponibles sur Internet et sur les prochaines dates), EP proposant 4 titres issus des sessions de "FOABP", ainsi qu'un concert dans la prestigieuse salle parisienne de l'Olympia le lundi 3 décembre.
La consécration ? A suivre !
Set-List :
Fear of a blank planet
Lightbulb sun
My ashes
Anesthetize
Open car
Mellotron scratch
Drown with me
Sentimental
Blackest eyes
Half-light
Sever
Way out of here
Sleep together
Rappel :
Even less
Mother & child divided
Halo
00:05 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Porcupine Tree, concert rock, Paris, Cigale
01/07/2007
Muse - Parc des Princes, 23/06/07

Après 2 Bercy pleins comme un oeuf en décembre dernier, Muse remet le couvert cet été pour quelques dates en France, dont les Arènes de Nîmes et le Parc des Princes.
Réticent au 1er abord à l'idée de me rendre dans cette "fleur de béton" pour cause de qualités sonores déplorables, je me suis finallement convaincu d'y emmener ma "petite" soeur (de 16 ans, faut-il préciser), pour son 1er concert de son groupe préféré. La relève est assurée :)

La 1ère partie est assurée par Archive, sorte de groupe instable dans la veine "trip-hop/rock", me faisant parfois penser à un Massive Attack en mauvaise forme. Bref, rien de bien palpitant, si ce n'est une surprise de taille : le son est correct !
Qu'ouïe-je ???
21h30, vient le tour de Muse.
Matthew, Dominic & Chris apparaissent au milieu du stade, dans un jeyser de fumées et de confettis, ralliant la scène par une passerelle, au milieu d'une foule déjà en transe, belle entrée en matière !

Comme sur la 2de date de Bercy en décembre dernier, c'est sur l'épique "Knights of Cydonia" qu'ils lancent les hostilités, enchainé par un "Hysteria" monumental.
1er constat : le son est d'une qualité rare pour le Parc des Princes ! Puissant et clair, c'est une belle performance pour l'équipe d'ingés son entourant le groupe, capable de les faire sonner proprement quel que soit le lieu.
Côté scène, le show est sensiblement différent de celui du leg de la fin d'année dernière, proposant toujours cette infrastructure metallique, mais agrémentée de paraboles et de néons.
Soulignons également les prouesses acrobatiques accomplies par 2 gazelles à partir de ballons dirigeables lors de "Blackout", dans un Parc à l'obscurité illuminée par les téléphones portables (à la demande de Dominic), tel un ciel étoilé.
A noter, la présence du trompettiste sur les "City of delusion" et "Hoodoo", comme lors de la 2de date de Bercy.
Ceux qui se seront contentés de la 1ère date de Bercy et qui auront fait l'impasse sur cette venue au Parc vont pouvoir s'en mordre les doigts (Arnaud & Seb, si vous me lisez...).
Côté set-list, quelques nouveautés par rapport à leur précédente venue, notamment un "Sunburn" du plus bel effet entièrement joué au piano par Matthew, une reprise des Shadows qui ne déparaillerait pas dans le répertoire de Muse, un "Unintended" à fleur de peau avant le bouquet final "Bliss"/"Plug in baby"/"Stockholm Syndrome".Tout simplement MA-GIS-TRAL !!!
Enfin, "Take a bow" pour conclure ce tour de force (comme à Bercy, 2de date), titre plutôt prédisposé à introduire une suite... une invitation à revenir au prochain concert ?
Perso, j'aime bien ce finish façon "to be continued".
Verdict ?
Ce concert ne fait qu'enfoncer le clou, une fois de plus !
Un an après sa sortie, "Black holes and revelations" est tout aussi indispensable dans la discographie du groupe que les précédents albums, faisant partie intégrante de "l'idendité Muse", en témoignent les interprétations live de ses extraits.
Muse a réussi - en l'espace d'une décennie - à inscrire son nom dans l'histoire du rock en s'avérant être l'un des groupes les plus intéressants du moment et en fédérant différentes générations autour de son oeuvre.
Au passage, Matthew Bellamy s'impose comme l'un des songwriters les plus talenteux et inspirés du milieu, rien que ça...
Vivement la suite !!!
*** Photos extraites du site Microcuts, nombreuses autres photos ici ***
Set-List :
Knights of Cydonia
Hysteria
Supermassive Black Hole (1 et 2)
Map of the Problematique
City of Delusion (1, 2, 3 et 4)
Butterflies & Hurricanes (1 et 2)
Micro Cuts (1, 2 et 3)
Hoodoo (1, 2 et 3)
Apocalypse Please (1 et 2)
Feeling Good
Sunburn (piano)
Invincible
Starlight
Man of Mystery (reprise des Shadows)
Time Is Running Out
New Born
Unintended
Blackout (1 et 2)
Bliss
Plug In Baby
Stockholm Syndrome
Take a Bow
22:00 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Muse, Parc des princes, Paris, rock, concert

