17/07/2009

U2 / Kaiser Chiefs - Stade de France, 12/07/09

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Sans être un fin connaisseur de U2, j'apprécie l'ensemble de leur oeuvre, avec une nette préférence pour leurs années 80. Je me devais donc de les voir en concert au moins une fois dans ma vie, un peu comme Indochine.

Kaiser Chiefs ouvre les débats, avec un rock dans le style rétro, le genre de truc à la mode depuis quelques années. Pas ma tasse de thé, mais il faut avouer que ça sonnait bien lorsqu'on faisait le tour du stade pour retrouver notre porte d'entrée. A écouter plus attentivement.

Arrivés dans l'enceinte du stade, le voile est levé sur la structure de la scène de cette tournée : une sorte de grosse araignée metallique, certains y voient une griffe... bref, un gros tas de ferraille qui en jette plein la vue.

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Tout dans la démesure : plus de 390 tonnes, 50 poids lourds pour transporter le mastodonte... Heureusement que les causes écologiques ne sont pas (encore) dans le plaidoyer de Bono !

U2 débute, comme la veille, par 4 titres du dernier album "No Line On The Horizon". Comme entrée en matière, on pouvait faire difficilement pire, "Breathe", "No Line..." et "Get on your boots" étant fades, voire insupportables par moments. "Magnificent" vient nous rappeler néanmoins qu'il y a quelques bons passages sur ce dernier album. Ouf !

Quelques changements par rapport à la setlist de la veille également, dont une version acoustique entre Bono et The Edge de "Stuck in a moment..." fort agréable.
Malheureusement, nous ne passerons pas à côté de "l'hommage à Michael Jackson" (le pauvre doit se retourner dans sa tombe), avec un extrait de "That's the way" sur lequel Bono était royalement aux fraises. Vous me direz que c'est la saison et vous avez bien raison !
Dérangeant également dans la façon d'amener la chose : ça manquait de conviction artistique et humaine. Trop "rock star" là-dessus le Bono.
Quand il s'agenouille pour Desmond Tutu, c'est curieux mais je n'y crois pas non plus. Ca sonne faux également, c'est surfait. Comme dirait Philippe Katerine, Bono t'es trop V.I.P. !

On aura échappé à l'inutile connexion avec la station spatiale, mais on se bouffera "l'épisode Aung San Suu Kyi", l'opposante birmane faisant la une des medias ces derniers temps.
U2, ou le concentré parfait entre le JT de 20h et Courrier International (le journalisme en moins).

Plus que le fond qui reste tout à fait louable (les prises de position et le militantisme de Bono pour différentes causes politiques et humanitaires), c'est la forme qui ne me plait guère.
Là où un Rage Against The Machine présentait une cohérence dans son propos et son attitude, cela me parait complètement déstructuré et inapproprié pour U2.
La manière dont cela est présenté, la répétition du dialogue, les discours moralisateurs... on se croirait parfois à un meeting politique plutôt qu'à un concert de U2.
Grâce à Bono, j'ai enfin réalisé que je ne vivais pas dans un monde de Bisounours. Merci.

Plus sérieusement, on est à un concert de U2 et on se voit demander d'envoyer un SMS précisant "big kiss" à un numéro spécial pour récolter des fonds pour l'ONG One, tout ceci après avoir "admiré" des photos de spectateurs pris en pleine embrassade (mention spéciale au couple multi-colore), car oui, messieurs/dames, "the future needs a big kiss" !!!
...

Au final, bien heureux d'avoir assisté à cet événement car derrière tout cela il restait quand même la musique, dont la portée est malheureusement devancée par la pénibilité et la lourdeur des messages de Bono, à l'image de ce compte-rendu en fait. C'est criant de vérité dans la majorité des avis que l'on peut lire sur Internet : les points de repère du concert ne sont pas les chansons, mais plutôt les "événements" extra-musicaux.
Faire de l'ombre au jeu parfois divin de The Edge et à la précision rythmique de la paire Mullen Jr/Clayton, faut vraiment avoir un ego XXL.

Je doute réitérer cela à l'avenir car les conflits politiques et sociaux ne cessent d'empirer, et je crains réellement que les concerts de U2 suivent hélas cette tendance.

Pour terminer sur une note positive, la venue de U2 aura eu le mérite de filer la banane à ses nombreux fans et en "temps de crise" ça fait toujours du bien !

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Le bonheur, c'est simple comme un concert de U2 !

Setlist :

Breathe
No Line On The Horizon
Get On Your Boots
Magnificent
Beautiful Day / Here Comes The Sun (snippet)
Mysterious Ways
I Still Haven't Found What I'm Looking For
Angel Of Harlem
Stuck In A Moment You Can't Get Out Of
Unknown Caller
The Unforgettable Fire
City Of Blinding Lights
Vertigo / Let's Dance (snippet) / That's The Way (I Like It) (snippet)
I'll Go Crazy if I don't Go Crazy Tonight (remix)
Sunday Bloody Sunday
Pride (In The Name Of Love)
MLK
Walk On / You'll Never Walk Alone (snippet)
Where The Streets Have No Name
One

Rappel :

Ultraviolet
With Or Without You
Moment of Surrender

27/06/2009

Du rock sur les rails

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Initiative originale de la RATP : du 23 au 29 juin, la station Duroc (ligne 10) est rebaptisée "Durock" afin de promouvoir "la qualité, le caractère insolite ou poétique de la littérature singulière offerte par les artistes rock" du festival Rock en Seine, via une sélection de paroles de certains groupes (dommage, il n'y a pas de Faith No More...)

Vous retrouverez tous les détails de ce programme à cette adresse : la RATP soutient le rock.

Rock n' Roll !

17/06/2009

Jungle urbaine, vous avez dit ?

Paris est une jungle urbaine. Point de soldat au look G.I. façon Rambo comme on peut l'apercevoir dans les films. Non ici, ce sont des costumés/cravatés qui peuplent cette zone.

Alors le contraste est étonnant et inattendu, lorsque votre chemin dans le métro croise celui d'un type à la carrure d'un Rambo, biceps à l'air et treilli !
Tu t'es trompé de jungle, bonhomme !

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Insolite !

16/06/2009

Pour tout Laure du monde...

Cela faisait un moment qu'on n'avait plus vu de "personnalité sportive" dans l'exercice de la promotion publicitaire de produits n'ayant aucun lien avec leur activité. De mémoire, rien depuis l'équipe de France de football ayant gagné la Coupe du Monde en 1998... Mais oui, souvenez-vous ! Barthez pour Mc Do (en référence à son crâne rasé, en liaison avec le pain du sandwich... waouh !), Pirès et sa Danette, mais également Zidane pour Leader Price, certainement la plus juste de toutes en terme d'accroche !
Des publicités de haut niveau, mêmes les Juniors Entreprises rivalisent d'imagination plus développée. De grands souvenirs...

Mais à la vue de la publicité pour Direct Energie en 4x3 dans le métro ce soir, j'étais à la fois dubitatif, amusé, perplexe, amer :

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Philippe Lucas ! Mais qu'est-ce que ce maître-nageur vient faire là ?  N'y avait-il personne d'autre de plus judicieuse pour cette annonce (un profil à la Guy Roux, toujours sur le thème de l'économie) ?

L'accroche correspond à l'argument phare de l'annonceur, mais n'a aucun lien avec le personnage : discrétion, rigueur, valeurs du sport (effort, dépassement de soi...).
Partie intégrante d'un plan média structuré, cette affiche complète les messages publicitaires télévisuels tout aussi incohérents. Incroyable !

Bref, aucun intérêt pour l'annonceur à mon humble avis. Le message est incompris, donc inefficace.
Quant à Philippe Lucas, hormis l'aspect financier, je n'y vois pas d'autre explication. Serait-il en manque de championne au point de se libérer du temps si précieux ? A sa façon, il s'égare tout autant que son ex-protégée !

En voilà une campagne publicitaire qui ne figurera pas dans les réussites de l'année 2009 :-)

14/04/2008

Fiction Plane / Puggy - Trabendo, 27/03/08

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Fiction Plane est le groupe de Joe Sumner, fils de Gordon Matthew Sumner, alias Sting.
Comptabilisant 2 albums au compteur, plusieurs tournées à travers le monde et pas des moindres puisqu'ils ont assuré la 1ère partie de The Police (groupe originel de Sting, est-il nécessaire de le rappeler ?).
Fiction Plane fait progressivement son nid dans le milieu rock, avec enthousiasme et énergie.

Ce soir, c'est à Puggy qu'il revient d'assurer la 1ère partie, et de fort belle manière.
Groupe multi-culturel (le bassiste est français, le batteur suédois, le chanteur/guitariste anglais) comme peut l'être un certain Placebo, Puggy excelle dans un style folk/pop tout en légèreté.
Une bien belle découverte, ayant séduit une grande majorité du public.

Revenons-en à Fiction Plane.
Quatuor à ses débuts sur "Everything will never be OK" (2003), le groupe a mué en un power trio d'une redoutable efficacité après le départ de son bassiste, et c'est tout naturellement que le rejeton Sumner s'est porté sur la basse, comme papa.

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Comme un petit air de famille...

Beau gosse, "Fils de", charismatique, la nature n'a pas été ingrate avec Bébé Sting.
Mais Joe Sumner ne peut se résumer à ces qualités innées, là où d'autres se sont vautrés.
Excellent chanteur et musicien, il n'en reste pas moins accessible et simple, valeurs certainement héritées de son père...
Joe Sumner serait-il alors le genre de personnage qu'il faut éviter de présenter à votre copine ?
Heureusement, non ! Il n'en reste pas moins humain, capable d'être un "vrai connard lorsqu'il a trop bu" selon ses dires en introduisant "Drink", de tromper la gente féminine sur ses sentiments ("It's a lie") et même de se retrouver trahi par un de ses amis ("Cigarette"). Ouf !...

Mais son envie d'en découdre, son peps, son humeur joviale et son humour dans un français fort correct font de lui un personnage attachant.

N'occultons pas le batteur Pete Wilhoit complétant la paire rythmique, ni le fabuleux Seton Daunt, seul guitariste mais tissant une toile sonore impressionnante, n'étant pas sans rappeler sur cet aspect un certain Muse...

Fort de ces atouts, il n'y a vraiment aucune raison valable pour que Fiction Plane n'explose pas !


Set-List :

Death machine
Running the country
Presuppose
It's a lie
Left side of the brain
Put on your shoes
Sadr City Blues (nouveau titre)
Drink
Anyone
Cross the line
Hate
Cigarette

Rappel :
Boeuf avec Puggy (titre ?)
Two sisters

19/03/2008

Megadeth - Elysée Montmartre, 26/02/08

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C'est avec une excitation non dissimulée que j'attendais ce concert de Dave Mustaine & ses sbires, ayant en tête leur performance au Hellfest 2007.
Ne s'étant plus produit à Paris depuis mai 2001, tout concordait à ce que cette soirée devienne mémorable.
Ayant zappé avec maestria Evile en 1ère partie, je ne pourrai pas commenter ce qui semble être une belle resucée de Thrash old-school des années 80.

C'est donc sur les dernières notes de "Skin O' My Teeth" que je pointe le bout de mon nez... A trop vouloir esquiver les 1ères parties, j'en ai fini par me brûler les ailes.
Fidèle à la tradition, Megadeth a procédé à un lifting en recrutant le fin limier et bodybuildé Chris Broderick (Jag Panzer, ex-Nevermore) en tant que 2d guitariste... ou "figurant", préciserons plutôt les mauvaises langues (quoi que... pas tant que ça).
En effet, la guitare de Mustaine est toujours sur-mixée par rapport à celle de son camarade de jeu, et ce concert-là ne déroge pas à cette sacro-sainte règle. Quel gâchis, quand on connait les qualités du bonhomme.
L'autre point négatif concerne la batterie, bien trop en avant dans le mix global, alors que Drover est certainement le moins bon batteur que le groupe ait connu, un comble ! Définitivement, il n'arrive pas à la cheville de Jimmy DeGrasso, ayant officié un temps, période "The Worlds Needs A Hero".

Un son qui d'ailleurs s'avèrera exécrable et irrégulier tout au long du concert, ce qui est assez incompréhensible étant donné le lieu, l'Elysée Montmartre permettant d'accueillir des groupes de rock et de metal dans de bonnes conditions.
Doit-on blâmer l'ingé-son, qui au passage aura l'extrême délicatesse de balancer du Slipknot dès la dernière note de "Holy Wars...", agaçant passablement Mustaine lors du salut final au public (cf. la vidéo ci-dessous) ?
Quelle que soit la raison, cela reste fort regrettable car le groupe propose son lot de petites bombes qui font mouche malgré tout, bien qu'on aurait aimé profiter de la 2de guitare sur "Hangar 18" ou "Burnt Ice"...

Car des bons moments, il y en a eu à foison !
L'enchainement fatal d'"In My Darkest Hour" à "Kick The Chair", le mega tube "A Tout Le Monde" et son refrain 100% cocorico ayant fait chanter à gorge déployée le public parisien, pour conclure sur un "Holy Wars..." toujours aussi ultime.

Souhaitons que le groupe vienne prendre rapidement sa revanche à Paris !

Set-List :

Sleepwalker
Wake Up Dead
Take No Prisoners
Skin O' My Teeth
Washington Is Next !
Kick The Chair
In My Darkest Hour
Hangar 18
Gears Of War (Gears Of War + A Tout Le Monde)
A Tout Le Monde
Tornado Of Souls
Ashes In Your Mouth
Burnt Ice
Symphony Of Destruction
Trust
Peace Sells

Rappel :
Holy Wars... The Punishment Due

18/09/2007

Porcupine Tree - Cigale, 03/07/07

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Groupe que je suis de très près depuis ce concert-découverte du 12 juin 1999 au Divan du Monde (qui n'était que leur 2e concert à Paris) et n'ayant manqué aucun de leurs venues dans la capitale depuis, je ne pouvais déroger à la règle, d'autant plus que le p'tit dernier en date "Fear Of A Blank Planet" est tout bonnement monumental.

La 1ère partie est assurée par Pure Reason Revolution, ayant déjà participé au Café de la Danse à l'introduction de Blackfield, "l'autre groupe" de Steven Wilson (parmi ses nombreux projects musicaux, détaillés sur son site) dirigé avec Aviv Geffen (star de la chanson israélienne).

Après une mini-tournée en septembre 2006 ayant fait office de bizutage des nouvelles compositions, voici donc l'occasion de profiter pleinement de ces petites merveilles issues du dernier album "Fear Of A Blank Planet", agrémentées de projections vidéo illustrant la thématique de l'album et renforçant son propos.

Cet album devant être considéré comme une pièce musicale unique, j'attendais de le voir joué d'une traite. Dommage, ce soir-là il sera entrecoupé...
Maigre consolation, "My ashes" et Anesthetize" seront enchainés, tout comme le final "Way out of here" et "Sleep together".
Porcupine Tree ne s'y trompe pas : avec pour bagage un tel album, il dispose de tous les atouts pour s'imposer sur scène et il le fait avec maestria.

Hormis "Sever" (issu de l'album "Signify"), "Lightbulb Sun" et "Half Light", je regrette qu'il n'y ait pas de surprise majeure dans la set-list, de nombreux titres méritant d'être dépoussiérés (même dans les albums les plus récents) et de prendre la place des "Halo", "Open car" et autres "Even less".
Mais c'est là chipoter, l'ensemble étant de haute volée, ne boudons pas notre plaisir !

Porcupine Tree, groupe rock majeur de ces dernières années ? Sans aucun doute. Mené de main de maître par Steven Wilson, Porcupine Tree s'impose peu à peu parmi les plus hautes sphères, à en devenir incontournable auprès d'un public de connaisseurs et à s'attirer la curiosité des néophytes.

Prochaines étapes : la sortie de "Nil recurring" (dans un 1er temps limitée à 5000 copies disponibles sur Internet et sur les prochaines dates), EP proposant 4 titres issus des sessions de "FOABP", ainsi qu'un concert dans la prestigieuse salle parisienne de l'Olympia le lundi 3 décembre.

La consécration ? A suivre !

Set-List :

Fear of a blank planet
Lightbulb sun
My ashes
Anesthetize
Open car
Mellotron scratch
Drown with me
Sentimental
Blackest eyes
Half-light
Sever
Way out of here
Sleep together

Rappel :
Even less
Mother & child divided
Halo

01/07/2007

Muse - Parc des Princes, 23/06/07

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Après 2 Bercy pleins comme un oeuf en décembre dernier, Muse remet le couvert cet été pour quelques dates en France, dont les Arènes de Nîmes et le Parc des Princes.
Réticent au 1er abord à l'idée de me rendre dans cette "fleur de béton" pour cause de qualités sonores déplorables, je me suis finallement convaincu d'y emmener ma "petite" soeur (de 16 ans, faut-il préciser), pour son 1er concert de son groupe préféré. La relève est assurée :)
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La 1ère partie est assurée par Archive, sorte de groupe instable dans la veine "trip-hop/rock", me faisant parfois penser à un Massive Attack en mauvaise forme. Bref, rien de bien palpitant, si ce n'est une surprise de taille : le son est correct !
Qu'ouïe-je ???

21h30, vient le tour de Muse.
Matthew, Dominic & Chris apparaissent au milieu du stade, dans un jeyser de fumées et de confettis, ralliant la scène par une passerelle, au milieu d'une foule déjà en transe, belle entrée en matière ! 82c16a7d4851731805abcf7e2629b773.jpg
Comme sur la 2de date de Bercy en décembre dernier, c'est sur l'épique "Knights of Cydonia" qu'ils lancent les hostilités, enchainé par un "Hysteria" monumental.
1er constat : le son est d'une qualité rare pour le Parc des Princes ! Puissant et clair, c'est une belle performance pour l'équipe d'ingés son entourant le groupe, capable de les faire sonner proprement quel que soit le lieu.

Côté scène, le show est sensiblement différent de celui du leg de la fin d'année dernière, proposant toujours cette infrastructure metallique, mais agrémentée de paraboles et de néons.
Soulignons également les prouesses acrobatiques accomplies par 2 gazelles à partir de ballons dirigeables lors de "Blackout", dans un Parc à l'obscurité illuminée par les téléphones portables (à la demande de Dominic), tel un ciel étoilé.

A noter, la présence du trompettiste sur les "City of delusion" et "Hoodoo", comme lors de la 2de date de Bercy.
Ceux qui se seront contentés de la 1ère date de Bercy et qui auront fait l'impasse sur cette venue au Parc vont pouvoir s'en mordre les doigts (Arnaud & Seb, si vous me lisez...).

a68e23eb6be0449d2d62bcf7ebbf004b.jpgCôté set-list, quelques nouveautés par rapport à leur précédente venue, notamment un "Sunburn" du plus bel effet entièrement joué au piano par Matthew, une reprise des Shadows qui ne déparaillerait pas dans le répertoire de Muse, un "Unintended" à fleur de peau avant le bouquet final "Bliss"/"Plug in baby"/"Stockholm Syndrome".
Tout simplement MA-GIS-TRAL !!!

Enfin, "Take a bow" pour conclure ce tour de force (comme à Bercy, 2de date), titre plutôt prédisposé à introduire une suite... une invitation à revenir au prochain concert ?
Perso, j'aime bien ce finish façon "to be continued".

Verdict ?
Ce concert ne fait qu'enfoncer le clou, une fois de plus !
Un an après sa sortie, "Black holes and revelations" est tout aussi indispensable dans la discographie du groupe que les précédents albums, faisant partie intégrante de "l'idendité Muse", en témoignent les interprétations live de ses extraits.
Muse a réussi - en l'espace d'une décennie - à inscrire son nom dans l'histoire du rock en s'avérant être l'un des groupes les plus intéressants du moment et en fédérant différentes générations autour de son oeuvre.
Au passage, Matthew Bellamy s'impose comme l'un des songwriters les plus talenteux et inspirés du milieu, rien que ça...

Vivement la suite !!!

*** Photos extraites du site Microcuts, nombreuses autres photos ici ***

Set-List :

Knights of Cydonia
Hysteria
Supermassive Black Hole (1 et 2)
Map of the Problematique
City of Delusion (1, 2, 3 et 4)
Butterflies & Hurricanes (1 et 2)
Micro Cuts (1, 2 et 3)
Hoodoo (1, 2 et 3)
Apocalypse Please (1 et 2)
Feeling Good
Sunburn (piano)
Invincible
Starlight
Man of Mystery (reprise des Shadows)
Time Is Running Out
New Born
Unintended
Blackout (1 et 2)
Bliss
Plug In Baby
Stockholm Syndrome
Take a Bow