14/04/2008
Fiction Plane / Puggy - Trabendo, 27/03/08

Fiction Plane est le groupe de Joe Sumner, fils de Gordon Matthew Sumner, alias Sting.
Comptabilisant 2 albums au compteur, plusieurs tournées à travers le monde et pas des moindres puisqu'ils ont assuré la 1ère partie de The Police (groupe originel de Sting, est-il nécessaire de le rappeler ?).
Fiction Plane fait progressivement son nid dans le milieu rock, avec enthousiasme et énergie.
Ce soir, c'est à Puggy qu'il revient d'assurer la 1ère partie, et de fort belle manière.
Groupe multi-culturel (le bassiste est français, le batteur suédois, le chanteur/guitariste anglais) comme peut l'être un certain Placebo, Puggy excelle dans un style folk/pop tout en légèreté.
Une bien belle découverte, ayant séduit une grande majorité du public.
Revenons-en à Fiction Plane.
Quatuor à ses débuts sur "Everything will never be OK" (2003), le groupe a mué en un power trio d'une redoutable efficacité après le départ de son bassiste, et c'est tout naturellement que le rejeton Sumner s'est porté sur la basse, comme papa.

Beau gosse, "Fils de", charismatique, la nature n'a pas été ingrate avec Bébé Sting.
Mais Joe Sumner ne peut se résumer à ces qualités innées, là où d'autres se sont vautrés.
Excellent chanteur et musicien, il n'en reste pas moins accessible et simple, valeurs certainement héritées de son père...
Joe Sumner serait-il alors le genre de personnage qu'il faut éviter de présenter à votre copine ?
Heureusement, non ! Il n'en reste pas moins humain, capable d'être un "vrai connard lorsqu'il a trop bu" selon ses dires en introduisant "Drink", de tromper la gente féminine sur ses sentiments ("It's a lie") et même de se retrouver trahi par un de ses amis ("Cigarette"). Ouf !...
Mais son envie d'en découdre, son peps, son humeur joviale et son humour dans un français fort correct font de lui un personnage attachant.
N'occultons pas le batteur Pete Wilhoit complétant la paire rythmique, ni le fabuleux Seton Daunt, seul guitariste mais tissant une toile sonore impressionnante, n'étant pas sans rappeler sur cet aspect un certain Muse...
Fort de ces atouts, il n'y a vraiment aucune raison valable pour que Fiction Plane n'explose pas !
Set-List :
Death machine
Running the country
Presuppose
It's a lie
Left side of the brain
Put on your shoes
Sadr City Blues (nouveau titre)
Drink
Anyone
Cross the line
Hate
Cigarette
Rappel :
Boeuf avec Puggy (titre ?)
Two sisters
03:00 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Concert Rock, Trabendo, Paris, Sting, Fiction Plane
19/03/2008
Megadeth - Elysée Montmartre, 26/02/08

C'est avec une excitation non dissimulée que j'attendais ce concert de Dave Mustaine & ses sbires, ayant en tête leur performance au Hellfest 2007.
Ne s'étant plus produit à Paris depuis mai 2001, tout concordait à ce que cette soirée devienne mémorable.
Ayant zappé avec maestria Evile en 1ère partie, je ne pourrai pas commenter ce qui semble être une belle resucée de Thrash old-school des années 80.
C'est donc sur les dernières notes de "Skin O' My Teeth" que je pointe le bout de mon nez... A trop vouloir esquiver les 1ères parties, j'en ai fini par me brûler les ailes.
Fidèle à la tradition, Megadeth a procédé à un lifting en recrutant le fin limier et bodybuildé Chris Broderick (Jag Panzer, ex-Nevermore) en tant que 2d guitariste... ou "figurant", préciserons plutôt les mauvaises langues (quoi que... pas tant que ça).
En effet, la guitare de Mustaine est toujours sur-mixée par rapport à celle de son camarade de jeu, et ce concert-là ne déroge pas à cette sacro-sainte règle. Quel gâchis, quand on connait les qualités du bonhomme.
L'autre point négatif concerne la batterie, bien trop en avant dans le mix global, alors que Drover est certainement le moins bon batteur que le groupe ait connu, un comble ! Définitivement, il n'arrive pas à la cheville de Jimmy DeGrasso, ayant officié un temps, période "The Worlds Needs A Hero".
Un son qui d'ailleurs s'avèrera exécrable et irrégulier tout au long du concert, ce qui est assez incompréhensible étant donné le lieu, l'Elysée Montmartre permettant d'accueillir des groupes de rock et de metal dans de bonnes conditions.
Doit-on blâmer l'ingé-son, qui au passage aura l'extrême délicatesse de balancer du Slipknot dès la dernière note de "Holy Wars...", agaçant passablement Mustaine lors du salut final au public (cf. la vidéo ci-dessous) ?
Quelle que soit la raison, cela reste fort regrettable car le groupe propose son lot de petites bombes qui font mouche malgré tout, bien qu'on aurait aimé profiter de la 2de guitare sur "Hangar 18" ou "Burnt Ice"...
Car des bons moments, il y en a eu à foison !
L'enchainement fatal d'"In My Darkest Hour" à "Kick The Chair", le mega tube "A Tout Le Monde" et son refrain 100% cocorico ayant fait chanter à gorge déployée le public parisien, pour conclure sur un "Holy Wars..." toujours aussi ultime.
Souhaitons que le groupe vienne prendre rapidement sa revanche à Paris !
Set-List :
Sleepwalker
Wake Up Dead
Take No Prisoners
Skin O' My Teeth
Washington Is Next !
Kick The Chair
In My Darkest Hour
Hangar 18
Gears Of War (Gears Of War + A Tout Le Monde)
A Tout Le Monde
Tornado Of Souls
Ashes In Your Mouth
Burnt Ice
Symphony Of Destruction
Trust
Peace Sells
Rappel :
Holy Wars... The Punishment Due
01:30 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Megadeth, Dave Mustaine, Concert, Metal, Rock, Thrash, Paris
18/09/2007
Cynic - Nouveau Casino, 05/07/07

Incroyable mais vrai.
Cynic, le super groupe comprenant dans ses rangs Paul Masvidal et Sean Reinert (ex-Death), est de retour sur le devant de la scène "death metal technique progressif", pour laquelle il a contribué au début des années 90 avec "Focus", son unique album à ce jour (datant de 1993), pour quelques dates européennes en ce début d'été 2007.
La 1ère date étant le 23/06 au Hellfest et n'ayant pu m'y rendre ce jour, la date du Nouveau Casino est du pain béni, bien que la semaine fut chargée (Satellite Party et Porcupine Tree).
Reprenant l'intégralité de "Focus", c'est sur un "Veil of Maya" que débute le groupe, handicapé par quelques problèmes techniques qui les suivront toute la soirée, malgré les efforts de l'ingé-son (Brett Caldas-Lima, du groupe français Kalisia), dont vous trouverez de plus amples détails sur son expérience ici.
Premier constat : Paul Masvidal assure uniquement le chant "céleste", les growls étant distillés sur samples, son auteur sur "Focus" n'ayant pas pu prendre part à ce Reunion Tour.
C'est d'autant plus regrettable lorsque l'on constate qu'une seconde voix interprétant les growls sur "Uroboric forms" (Brett C.L., toujours dans les bons coups), apporte un plus indéniable à la cohérence de l'ensemble.
Second constat : 14 ans après "Focus", pouvoir apprécier cet album en live était un événement encore inespéré il y a quelques temps !
Cela n'a pas pris une ride, à tel point que le nouveau titre présenté s'intègre parfaitement dans le répertoire et laisse présager du meilleur pour la suite.
Le groupe nous gratifie également d'un titre de Portal, projet éphémère ayant succédé à l'expérience Cynic, ainsi que d'une énorme reprise du "Meeting of the spirits" du Mahavishnu Orchestra (McLaughlin étant une des influences du père Masvidal).
Un concert grandiose par l'événement, loin d'être parfait mais tellement porteur d'espoir pour l'avenir.
Messieurs, nous attendons la suite rapidement !
Set-List :
Veil Of Maya
Celestial Voyage
The Eagle Nature
Sentiment
I'm But A Wave To...
Evolutionary Sleeper (nouveau titre)
Textures
Uroboric Forms
Cosmos (reprise de Portal)
Meeting Of The Spirits (reprise de Mahavishnu Orchestra)
Rappel :
How Could I
00:25 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Cynic, Death, Paul Masvidal, Sean Reinert, Concert Paris
Porcupine Tree - Cigale, 03/07/07

La 1ère partie est assurée par Pure Reason Revolution, ayant déjà participé au Café de la Danse à l'introduction de Blackfield, "l'autre groupe" de Steven Wilson (parmi ses nombreux projects musicaux, détaillés sur son site) dirigé avec Aviv Geffen (star de la chanson israélienne).
Après une mini-tournée en septembre 2006 ayant fait office de bizutage des nouvelles compositions, voici donc l'occasion de profiter pleinement de ces petites merveilles issues du dernier album "Fear Of A Blank Planet", agrémentées de projections vidéo illustrant la thématique de l'album et renforçant son propos.
Cet album devant être considéré comme une pièce musicale unique, j'attendais de le voir joué d'une traite. Dommage, ce soir-là il sera entrecoupé...
Maigre consolation, "My ashes" et Anesthetize" seront enchainés, tout comme le final "Way out of here" et "Sleep together".
Porcupine Tree ne s'y trompe pas : avec pour bagage un tel album, il dispose de tous les atouts pour s'imposer sur scène et il le fait avec maestria.
Hormis "Sever" (issu de l'album "Signify"), "Lightbulb Sun" et "Half Light", je regrette qu'il n'y ait pas de surprise majeure dans la set-list, de nombreux titres méritant d'être dépoussiérés (même dans les albums les plus récents) et de prendre la place des "Halo", "Open car" et autres "Even less".
Mais c'est là chipoter, l'ensemble étant de haute volée, ne boudons pas notre plaisir !
Porcupine Tree, groupe rock majeur de ces dernières années ? Sans aucun doute. Mené de main de maître par Steven Wilson, Porcupine Tree s'impose peu à peu parmi les plus hautes sphères, à en devenir incontournable auprès d'un public de connaisseurs et à s'attirer la curiosité des néophytes.
Prochaines étapes : la sortie de "Nil recurring" (dans un 1er temps limitée à 5000 copies disponibles sur Internet et sur les prochaines dates), EP proposant 4 titres issus des sessions de "FOABP", ainsi qu'un concert dans la prestigieuse salle parisienne de l'Olympia le lundi 3 décembre.
La consécration ? A suivre !
Set-List :
Fear of a blank planet
Lightbulb sun
My ashes
Anesthetize
Open car
Mellotron scratch
Drown with me
Sentimental
Blackest eyes
Half-light
Sever
Way out of here
Sleep together
Rappel :
Even less
Mother & child divided
Halo
00:05 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Porcupine Tree, concert rock, Paris, Cigale
26/07/2007
Chris Cornell - Showcase, 15/05/07

C'est avec "un peu de retard" que je me lance sur ce compte-rendu du concert de l'ex-Audioslave et ex-Soundgarden Chris Cornell, ayant eu lieu il y a... 2 mois au très branchouille Showcase.
Le Showcase est une discothèque sur les quais de Seine, sous le pont Alexandre III.
Murs et voutes en pierre, on se croirait dans une cave aménagée, avec vue sur l'infrastructure metallique du pont.
Charmant.
Le plus parisien des Américains (étant propriétaire d'un resto/discothèque, le Black Calavados), joue donc à domicile, dans un état d'esprit "Veni, Vedi, Voici".
Non, ce soir-là, Cornell n'a pas vaincu.
Il faut dire que les conditions ne s'y prêtaient guère, cette salle ayant plutôt l'habitude d'accueillir la jeunesse parisienne "d'en haut" venant fêter leurs plus-values boursières que des rockers harder & stronger.
Le public était en conséquence : mi-caviar mi-oeuf mimosa. On a vu mieux pour soutenir un monstre pareil.
Cornell n'a pas vaincu, certes, mais suffisamment convaincu à travers son répertoire déployé ce soir, que ce soit issu de Soundgarden, Temple Of The Dog, Audiolsave ou sa carrière solo.
"Spoonman" faisant office de rodage et de prise de repères, la machine de séduction Cornell est lancée, en témoigne un "Outshined" débordant de classe.
Se délecter de quelques classiques de Soundgarden était un rêve encore inaccessible récemment, c'est chose faite maintenant, et dans quelles conditions !
Les musiciens entourant Cornell touchent leur bille, notamment la paire de guitaristes parfaitement huilée.
Quel délice d'entendre des "Rusty Cage" ou l'intense "Jesus Christ Pose" !
La bande à Cornell surprend par sa maitrise, mais également par les choix : 2 titres de Temple Of The Dog (projet éphémère ayant réuni le gratin de Seattle de l'époque, à savoir Cornell associé à des musiciens de Pearl Jam), ainsi que le titre "Seasons" ayant figuré sur la bande originale du film "Singles".
De B.O.F., nous aurons droit également à l'excellent "You know my name" figurant sur le dernier James Bond "Casino Royale".
Soundgarden, Temple Of The Dog, toutes ces masterpieces c'est déjà exceptionnel mais j'attendais aussi de l'Audioslave, notamment extrait de "Revelations", le dernier album en date avant le split. Manque de bol, c'est "Original fire" qui est jouée, alors qu'une chanson comme "Wide awake" nous aurait tous mis à terre !
Ajoutez à cela une version "Cochise" mollassonne et vous comprendrez qu'on en vient un peu à bailler au... Cornell (celle-là, on n'a jamais du la faire...).
Oui mais voilà, surprise de taille : "What you are", présentée par Cornell comme étant une chanson d'Audioslave qu'il aime beaucoup mais peu jouée avec son ancienne formation.
On retiendra également un poignant "I am the highway" et un "Like a stone" en tout dernier rappel, livré comme une fleur au public.
Cerise sur le gâteau, 2 reprises : une version de "Billie Jean" de Bambie totalement retravaillée (et présente sur son nouvel album solo "Carry on") et méconnaissable à la 1ère écoute mais réussie, et une interprétation toute en finesse de "Redemption song" de Bob Marley par Cornell himself en rappel juste avant "Like a stone".
Frissonnant !
"I'll wait for you there, liiiiiike aaaa sttooonnne !" s'égosille le père Cornell.
Oui Chris, nous aussi nous attendons ta prochaine venue sur une scène parisienne de pied ferme.
Mais pas dans cette enceinte en pierres du Showcase, pas cette fois-là !
Set-List :
Spoonman (Soundgarden)
Outshined (Soundgarden)
Original fire (Audioslave)
Arms around your love (solo)
You know my name (solo, BOF "Casino Royale")
What you are (Audiolsave)
Rusty Cage (Soundgarden)
Seasons (BOF "Singles")
I am the highway (Audioslave)
Can't change me (solo)
Scar on the sky (solo)
Doesn't remind me (Audioslave)
Cochise (Audioslave)
Billie Jean (Michael Jackson)
No such things (solo)
Jesus Christ Pose (Soundgarden)
Mission (solo)
Say hello 2 heaven (Temple Of The Dog)
Black hole sun (Soundgarden)
Rappel :
Call me a dog (Temple Of The Dog)
Redemption song (Bob Marley)
Like a stone (Audioslave)
22:20 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Concert rock, Showcase, Soundgarden, Audioslave, Cornell
11/07/2007
Satellite Party - Trabendo, 02/07/07

Satellite Party est une jeune formation qui, sur le papier, s'avère totalement inconnue au 1er abord.
Mais quand on sait qu'elle est portée par le duo Perry Farrell (chant, ex-Jane's Addiction) / Nuno Bettencourt (guitare, ex-Extreme), les connaisseurs diront qu'elle a tout d'une grande !
Side-project de type "étoile filante", il est impensable de manquer un tel événement, sachant que leurs venues respectives se font plutôt rares dans nos contrées. Depuis combien de temps Nuno n'a pas foulé une scène française ? Pffff... la réponse doit se trouver dans le Quid 1995.
Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas un fin connaisseur de ces 2 pointures. L'occasion fait le larron, et malgré un prix un peu élevé de la place, je ne pouvais manquer cette occasion (unique ?) de voir Nuno, les quelques écoutes furtives de l'album ayant suffi à me convaincre.Bien m'en a pris !!!
J'y ai découvert un Perry Farrell unique en son genre, adorable comme un chou, partageant son propre monde, l'artiste à l'état pur.
C'est frais, osé, passionné, dépaysant, festif, musical... les superlatifs me manquent !
Se reposant sur une assise rythmique sans faille et le soutien de 2 choristes (dont la femme de Perry et une charmante guitariste/claviériste en herbe), le duo Farrell/Bettencourt peut ainsi se lâcher totalement, pour notre plus grand bonheur.Je vous invite à consulter le commentaire du spécialiste en la matière, "prêt à mourir en paix" (it's a joke, dude !).
Un parfait résumé !

Posez également une oreille sur l'album, un vrai coup de pied dans la fourmillière !
Quelques vidéos :
Wish upon a dog star
Cupid's Dead
10:25 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Extreme, Jane's Addiction, Nuno Bettencourt, Perry Farrell, Trabendo, concert
Hellfest - Clisson, 24/06/07

Le Hellfest est, sur le papier, le festival metal estival (a.k.a. "Summer Open Air") qu'il manquait à la France, permettant de nous aligner sur les mega-festivals de nos voisins européens (Gods of Metal, Graspop, Wacken...).
Cette 2e édition confirme cette volonté de se hisser au niveau de ces derniers avec une affiche bougrement alléchante qui n'a rien à envier à nos voisins, si ce n'est... l'organisation ! Mais n'ayant pas ou peu vécu ces désagréments, je vous laisse gré de consulter les avis de ceux qui ont vécu le "côté obscur du Hellfest".
Cette année, le festival se déroule du 22 au 24 juin, et hasard des calendriers, Muse au Parc des Princes vient s'intercaler le samedi 23.
Il se trouve que c'est la journée du dimanche qui me parait immanquable : une alliance entre groupes uniques à représentations exceptionnelles (Atheist et Emperor, reformés l'an dernier pour quelques festivals, mettent un terme à leurs retours respectifs cette année) et gros calibres (Dream Theater, Megadeth, Scarve, Edguy, Blind Guardian, Behemoth).
Amer à l'idée de manquer cette journée, je ne peux que me résigner (l'avant-veille) à organiser rapidement cette "expédition" en pays nantais, dans les délais impartis !
Les photos du samedi c'est par ici
Merci Cédric !
Après un TGV bien matinal à Montparnasse, une courte escapade autour de la gare de Nantes, un TER en direction de Clisson et une traversée du pays façon "touriste du dimanche", me voici sur ce vaste champ labouré les 2 jours précédents par les festivaliers.
Les Français de Manigance et de Heavenly ont ouvert le bal dominical, pendant que je longeais les abords du site en vue d'accéder au Saint Graal, la "fameuse" entrée (Photo).
Définitivement, ces 2 groupes n'apportent rien, les allemands d'Helloween ayant fait 100 fois mieux il y a 20 ans.
Non, mes 1ers clients étaient les Italiens d' Ephel Duath, groupe complètement barré mélangeant de nombreux styles (m'ayant plus séduits sur album que sur scène) et surtout les Nancéens de Scarve.
Here they are...
SCARVE - Gibson Stage, 15h30/16h
Groupe français que j'adule depuis leurs débuts, je suis dubitatif quant à leur avenir, suite aux événements ayant ponctué les 12 derniers mois, à savoir le départ des 2 chanteurs Guillaume Bideau (engagé chez Mnemic) & Pierrick Valence (se concentrant à 100% sur Phazm), ainsi que la non-disponibilité pour une échéance inconnue du batteur et co-fondateur Dirk Verbeuren), ayant rejoint les rangs de Soilwork).
Bien que le dernier album "The Undercurrent" disponible depuis peu soit une belle réussite étant donné le climat dans lequel il fut enregistré, et que le mystère du (des) remplaçant's) inconnu(s) soit à élucider, j'avais comme une mauvaise appréhension avant le début du concert.
Dès leur montée sur scène, le secret est levé : c'est Bob de Watcha, l'homme à la tignasse tentaculaire, qui assure l'intérim.
Un sentiment général de flottement règne, le son est très moyen, voire mauvais, seul le noyau dur du groupe (la paire de guitaristes) semble y croire vraiment.
Le chanteur de Watcha faisait son possible pour alterner voix claires & growls, avouons qu'il s'en est relativement bien sorti de par la tâche et le délai attribué.
Le Danois derrière le kit assure sans problème les parties de batterie de Dirk, mais malheureusement rien n'y fait : bien que la set-list soit à faire pâlir, la sauce ne prend pas.
Ne nous voilons pas la face, Scarve n'était pas sous son meilleur jour, souhaitons-lui un avenir meilleur.
Set-List :
Fireproven
Endangered
The plundered
Asphyxiate
Senseless
Mirthless perspectives
An emptier void
Irradiant
Un peu de repos avec Dark Tranquility, groupe dont je n'ai jamais pris le temps de me pencher sur leur discographie.
Etant adepte de la découverte live, je reconnais avoir été captivé par leur prestation. Il n'est jamais trop tard...
Une fois le concert terminé, je vais me positionner minutieusement devant la Main Stage pour Atheist, sur fond sonore d'Aborted, les "garçons bouchers belges", se démenant sur la Gibson Stage.
ATHEIST - Main Stage, 17h10/17h50

Atheist, groupe majeur de la mouvance death technique et inventif du début des années 90 avec leurs compères Pestilence, Death, Sadus, Cynic et bien d'autres, s'est reformé l'an dernier à l'occasion de quelques festivals (dont le Wacken en 2006) avec dans ses rangs le noyau dur Kelly Shaefer (chant/guitare) et Steve Flynn (batterie), ainsi que Tony Choy (basse).
Rand Burkey (guitare) n'est pas de la partie et Kelly Shaefer ne pouvant jouer de son instrument, c'est la paire de gratteux issue de Gnostic, le groupe actuel du batteur Steve Flynn, qui assure avec brio les structures rythmiques et solis complexes.

L'accent est mis sur la période du groupe avec Roger Patterson, le regretté et génial bassiste originel décédé dans un accident de la route en présence de ses camarades (destin troublant, similaire à celui de Cliff Burton de Metallica), puisque seuls 2 titres de l'album "Elements" sont joués (album non composé avec Roger Patterson).
L'enchainement "Unquestionable presence" et "On they slay" lance les hostilités de fort belle manière et présente une section rythmique hyper carrée.
"Mineral" et "Air", aux accents plus jazzy & groovy, viendront s'intercaler dans ce déluge de météorites, permettant aux festivaliers de reprendre leur souffle avant le tryptique final issu de l'album "Unquestionable presence".Le public en redemande et Atheist de conclure sur un "Piece of time" hautement symbolique !
Tony Choy finira même par jeter à 2 ou 3 mètres de moi son magnifique t-shirt à l'effigie de Roger Patterson, je ne participerai pas à à la lutte ayant duré un bon 1/4 d'heure entre 3 kids pour l'obtention de ce collector.
Ce concert ayant visiblement été filmé dans l'optique d'un DVD, souhaitons que ce dernier soit à la hauteur de l'événement afin de prendre place fièrement aux côtés des "Piece of time", Unquestionable presence" et "Elements".
Atheist est mort, vive Atheist !
"Here we stand at a hallway with nothing but open doors,
venture in your human existence awaits there for you,
It's your piece of time"
*** Photos persos ici ***
Set-List :
Unquestionable presence
On they slay
Mineral
Unholy war
Retribution
Air
An incarnation's dream
Mother man
And the psychic saw
Piece of time
Il est 18h ou presque et les polonais de Behemoth entament leur set sur la Gibson Stage.
Ca bucheronne sévère, même d'une oreille lontaine, mais je vais préférer la pause restauration et hydratation, car jusque-là le beau temps était prédominant.
KREATOR - Main Stage, 18h45/19h30

Kreator, groupe de thrash allemand, m'avait mis une bonne claque derrière la tête lors de leur prestation au Graspop en 2002.
Pas vraiment client de ce genre de musique style "thrash old-school", j'avoue néanmoins reconnaitre le côté plaisant sur scène : efficace, direct et sans fioriture.
Cette année au Hellfest, on reprend les mêmes et on recommence !
Son leader Mille Petrozza est passablement (faussement ?) énervé, bien décidé à en découdre et à obtenir la médaille du groupe ayant foutu le plus de bordel dans le mosh-pit.

Ses introductions en deviennent même kitsch par moment, de la leçon de vie "we're all... enemy of God" aux sollicitations du genre "êtes-vous prêt à tuer votre voisin ? Pleasure to kiiiilllllllll !" ou bien l'insistant "je sens ici parmi vous une atmosphère vraiment, vraiment, agressive, et vous ? ixtwouiiiime agwechionnn !"
... :)
S'il n'est pas sur la 1ère marche du podium, il ne doit pas en être bien loin car de mémoire, cela fait une éternité que je n'avais pas surveillé mes arrières à ce point !

Et que ça pogote, et que ça se la joue pit circulaire, saupoudrez le tout de quelques slammeurs à longueur de show et de jets de terre/paille et vous obtenez une joyeuse photographie du site.
Ambiance !
Set-List :
Violent Revolution
Pleasure to Kill
Enemy of God
People of the Lie
Suicide Terrorist
Extreme Agression
Phobia
Betrayer
Flag of Hate
Tormantor
Pause flânerie et shopping après Kreator, histoire de choper un superbe t-shirt d'Emperor, afin d'être monté fin lors des prochaines soirées karaoké parisiennes.
Afin d'être bien placé devant la Main Stage, je décide de "camper" progressivement, à commencer par la prestation de Within Temptation vers 20h.
Là aussi, il s'agit d'une découverte live... Verdict : fadasse !
Les mélodies vocales gnangnantes et ces guitares faisant office de bruit de fond sans vraiment proposer de plans accrocheurs ont eu raison de ma patience. Quel ennui !
Vite, la suite ! Ce sera justement Edguy, d'une oreille attentive puisque présent sur la Gibson Stage. Dommage, j'aurais bien troqué ces derniers sur la Main Stage contre Without Passion, euh... Within Temptation, autant pour moi.
MEGADETH - Main Stage, 21h20/22h20

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, je n'avais vu Megadeth qu'une seule fois en concert en 1997 (tournée suivant "Cryptic writings"), alors qu'ils ont bercé ma jeunesse metallique au même titre que des Metallica ou Iron Maiden que j'ai vu de nombreuses fois.
Le père Mustaine est un docteur ès du riff qui tue et il me tardait de le voir à nouveau !

Venant de sortir son dernier album "United abominations", c'est tout naturellement sur un "Sleepwalker" envolé que le groupe débute son show. Ne connaissant pas bien encore ce dernier né et plutôt adepte du "vieux" Megadeth (pré-1999 précisément), c'est avec surprise et joie d'entendre aussitôt des "Take no prisoners" (issu de "Rust in peace", bien représenté ce soir-là !) et "Wake up dead" n'ayant pas pris une ride !
Mustaine prend la température du Hellfest et constate qu'il était fort attendu, ce qui n'est pas pour déplaire à son petit ego. C'est tout joyeusement qu'il lance ainsi un nouvel extrait du dernier album, et pas des moindres... "Washington is next !"
"Hangar 18" nous ramène à nouveau 17 ans en arrière et prouve une nouvelle fois, qu'en plus d'être difficile à jouer sur Guitar Hero II, il est également une usine à riffs dans la tradition Mustaine.
L'intermède "France je vous aime" arrive avec un "A tout le monde" et son refrain fédérateur, repris par un Hellfest soudé comme une équipe de rugby en 3e mi-temps.
"Never walk alone..." est un nouvel extrait du dernier album, moins convaincant que ses prédécesseurs je trouve, qui aurait plutôt sa place sur une set-list de 2h, mais pas celle-ci ! J'aurais préféré à sa place un "In my darkest hour"...
Seul moment "ventre-mou" du concert, le rouleau-compresseur Megadeth repart de plus belle sur sa symphonie en mi destructeur, dont le riff principal est scandé d'un "me-ga-deth" en rythme. ENORME !

Le nouveau bassiste James LoMenzo introduit vraisemblablement le dernier titre de cette soirée, un "Peace sells" intense et toujours d'actualité 20 ans après.
Dernier titre ? Mustaine et ses sbires ne pouvaient quitter les lieux ainsi, c'est donc sur un dernier titre, "et un bon" aime-t'il préciser, que le show se termine : "HOLY WARS" !
C'est sous les acclamations que Mustaine & Co. saluent le public qui en reprendrait bien une louche, mais ce sera pour une prochaine fois, Blind Guardian entamant son set sur la Gibson Stage.
*** Photos persos ici ***
Set-List :
Sleepwalker
Take No Prisoners
Wake Up Dead
Washington Is Next!
Hangar 18 (1, 2 et 3)
She-Wolf
Gears Of War
Tornado of souls
A Tout le Monde (1, 2 et 3)
Never Walk Alone...A Call To Arms
Symphony Of Destruction
Peace Sells
Holy Wars...the Punishment Due
Me restent quelques 45 minutes de repos sur fond de heavy metal, en attendant Dream Theater...
DREAM THEATER - Main Stage, 23h/0h

Dream Theater vient lui aussi de publier son dernier album, "Systematic Chaos".
Dans l'attente, il était amusant d'écouter autour de soi les commentaires sur le groupe à venir, relevant plus du cliché pour le néophyte prêtant à sourire que d'une rélle connaissance du combo new-yorkais ("très technique avec des solos chiants", "leur batteur est le meilleur du monde"...).
Coincé entre Megadeth et Emperor sur la Main Stage, il ne fait aucun doute que la Set-List sera orientée sur leur répertoire le plus musclé.

C'est sur le très moyen "As I am" que le groupe débute, titre ni vraiment intéressant, ni très metal, qui relève plus de la faute de goût qu'autre chose. Dommage, on lui aurait préféré un "The glass prison", comme en 2002 au Graspop !
Passons à la suite, "Panick attack" ou comment Muse sonnerait s'il était un groupe de metal. Efficace en live, il n'en reste pas moins que cette affiliation reste agaçante.
S'ensuivent 2 extraits du dernier album, "Constant motion" et son esprit fleurant bon avec Metallica et "The dark eternal light" faisant plutôt penser à Mudvayne.
Autant sur album ces titres peuvent parfois me faire grincer des dents, autant sur scène je me suis laissé prendre au jeu : ça dépote sévère !
L'interprétation est sans faille, Portnoy est ultra-déterminé derrière son kit et LaBrie est en grande forme vocale.
Les voix trafiquées sur "TDEN" sont bien interprétées et renforce le côté massif de ce titre taillé pour la scène, agrémenté d'un solo de Petrucci très typé metal et d'un finish-à-la-Pantera. Un vrai régal !S'ensuivent 2 classiques du groupe, "Endless sacrifice" et sa montée en puissance et "Home" (seul rescapé de "SFAM"), avant de terminer sur un "Pull me under" gonflé aux anabolisants.
So What ?
La basse du fantastique Myung est omniprésente, LaBrie est en grande forme vocale depuis un moment, Petrucci nous régale de ses riffs et solos, Portnoy est le garant de l'assise du groupe, mais Rudess est bien trop discret dans ce profil musical.

Oui, Dream Theater est avant tout un groupe de metal et le prouve une nouvelle fois ce soir, avec une performance très proche de celle du Graspop en 2002.
Mais Dream Theater a d'autres cordes à son arc, ces touches expérimentales et progressives avec lesquelles il révèle complètement son identité et qui donnent des "A change of seasons" par exemple, qui d'ailleurs n'aurait pas démérité ce soir-là.
Aussi satisfaisant soit ce concert, il manquait néanmoins le fameux "petit quelque chose qui fait toute la différence" et qui les rend incontournable...
*** Photos persos ici ***
Set-List :
As I Am (1 et 2)
Panick Attack
Constant Motion
The Dark Eternal Night
Endless Sacrifice
Home
Pull Me Under
EMPEROR - Main Stage, 1h/2h10

Emperor... LE groupe de black metal par excellence selon moi, celui dont j'ai assurément le plus regretté la séparation (fin 2001 et un album posthume jamais défendu sur scène : "Prometheus : the disciple of fire & demise") et pour lequel j'ai le plus d'admiration (Dimmu Borgir les talonnant de très près).
Après un speech de l'organisateur du festival remerciant les bénévoles et s'excusant suite aux difficultés rencontrées au fil des journées (notamment l'annulation de Korn), le tour-manager d'Emperor introduit la montée sur scène du groupe...
"THE EMPEROR HAS RETURNED !"
Lights off, GROS FRISSONS !!!

Ihsahn (chant/guitare), Samoth (guitare), Trym (batterie) et Secthdamon (basse) montent sur scène dans une obscurité totale (et ce n'est pas la Lune qui va nous éclairer), pour balancer les 3 1ers titres du 1er album "In the nightside eclipse".
Incroyable ! A l'issue de ces 3 titres, bien que le concert ne fasse que commencer, la messe est dite : c'est ULTIME !!!
Le Hellfest commence à mesurer l'intensité de l'événement. Ihsahn prend "la température", malgré l'heure tardive et le temps pluvieux, et balance la suite (issue de "IX Equilibrium") : "An elegy of Icaros" et surtout "Curse you all men !", ou comment réveiller des festivaliers en peine pendant les intermèdes.
1 seul et malheureux extrait du dernier album en date - ce sera mon seul regret - "In the wordless chamber" et ses envolées de cuivres (samplées, of course) soutenant le rythme effréné de ce titre ravageur.
C'est un véritable pluie de hits atomiseurs, piochant tour à tour dans les différents albums avec aisance, le groupe s'étant forgé un répertoire de qualité au fil des années.
C'est également une situation assez paradoxale : une très grande partie du public connait à fond les titres du groupe, alors que celui-ci s'est très peu produit sur scène avant de splitter en 2001.
Il y a donc un public de masse et un following très important de la part de celui-ci.
On ne peut que d'autant plus regretter le caractère éphémère de l'événement : ce sera vraisemblablement notre dernier concert d'Emperor.
Chaque seconde vaut de l'or et le groupe s'attache à faire fructifier ce capital : comment résister à un finish pareil "Inno a satana" / "I am the black wizards", couronné par un "Ye entrancemperium" MA-GIS-TRAL ???
Le glas a sonné, Emperor s'en est allé, quittant un public abasourdi.
La journée de dimanche était de très haut niveau, surtout sur la Main Stage, mais Emperor a pleinement justifié sa position sur l'affiche : c'était définitivement au-delà.
Hors concours !
Un événement magique, rare, intense, fou, surnaturel, qui valait bien toutes les peines du monde.
PUTAIN J'Y ETAIS !!!!!
*** Photos persos ici ***
Set-List :
Medley : Into the infinity of thoughts / The burning shadows of silence / Cosmic keys to my creations and times
An elegy of Icaros
Curse you all men!
In the worldless chamber
The Majesty of the nightsky
The loss and curse of reverence
Thus spake the nightspirit
With strength I burn
Inno a satana (1 et 2)
I am the black wizards
Ye entrancemperium
Un grand merci à Bertrand qui aura eu la gentillesse de me ramener en gare de Nantes, me permettant de prendre le 1er TGV en direction de Paris (5h) et de me préparer sereinement avant de reprendre "une vie normale", des souvenirs plein la tête...
02:55 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Hellfest, Clisson, concert, metal, Atheist, Kreator, Emperor
01/07/2007
Muse - Parc des Princes, 23/06/07

Après 2 Bercy pleins comme un oeuf en décembre dernier, Muse remet le couvert cet été pour quelques dates en France, dont les Arènes de Nîmes et le Parc des Princes.
Réticent au 1er abord à l'idée de me rendre dans cette "fleur de béton" pour cause de qualités sonores déplorables, je me suis finallement convaincu d'y emmener ma "petite" soeur (de 16 ans, faut-il préciser), pour son 1er concert de son groupe préféré. La relève est assurée :)

La 1ère partie est assurée par Archive, sorte de groupe instable dans la veine "trip-hop/rock", me faisant parfois penser à un Massive Attack en mauvaise forme. Bref, rien de bien palpitant, si ce n'est une surprise de taille : le son est correct !
Qu'ouïe-je ???
21h30, vient le tour de Muse.
Matthew, Dominic & Chris apparaissent au milieu du stade, dans un jeyser de fumées et de confettis, ralliant la scène par une passerelle, au milieu d'une foule déjà en transe, belle entrée en matière !

Comme sur la 2de date de Bercy en décembre dernier, c'est sur l'épique "Knights of Cydonia" qu'ils lancent les hostilités, enchainé par un "Hysteria" monumental.
1er constat : le son est d'une qualité rare pour le Parc des Princes ! Puissant et clair, c'est une belle performance pour l'équipe d'ingés son entourant le groupe, capable de les faire sonner proprement quel que soit le lieu.
Côté scène, le show est sensiblement différent de celui du leg de la fin d'année dernière, proposant toujours cette infrastructure metallique, mais agrémentée de paraboles et de néons.
Soulignons également les prouesses acrobatiques accomplies par 2 gazelles à partir de ballons dirigeables lors de "Blackout", dans un Parc à l'obscurité illuminée par les téléphones portables (à la demande de Dominic), tel un ciel étoilé.
A noter, la présence du trompettiste sur les "City of delusion" et "Hoodoo", comme lors de la 2de date de Bercy.
Ceux qui se seront contentés de la 1ère date de Bercy et qui auront fait l'impasse sur cette venue au Parc vont pouvoir s'en mordre les doigts (Arnaud & Seb, si vous me lisez...).
Côté set-list, quelques nouveautés par rapport à leur précédente venue, notamment un "Sunburn" du plus bel effet entièrement joué au piano par Matthew, une reprise des Shadows qui ne déparaillerait pas dans le répertoire de Muse, un "Unintended" à fleur de peau avant le bouquet final "Bliss"/"Plug in baby"/"Stockholm Syndrome".Tout simplement MA-GIS-TRAL !!!
Enfin, "Take a bow" pour conclure ce tour de force (comme à Bercy, 2de date), titre plutôt prédisposé à introduire une suite... une invitation à revenir au prochain concert ?
Perso, j'aime bien ce finish façon "to be continued".
Verdict ?
Ce concert ne fait qu'enfoncer le clou, une fois de plus !
Un an après sa sortie, "Black holes and revelations" est tout aussi indispensable dans la discographie du groupe que les précédents albums, faisant partie intégrante de "l'idendité Muse", en témoignent les interprétations live de ses extraits.
Muse a réussi - en l'espace d'une décennie - à inscrire son nom dans l'histoire du rock en s'avérant être l'un des groupes les plus intéressants du moment et en fédérant différentes générations autour de son oeuvre.
Au passage, Matthew Bellamy s'impose comme l'un des songwriters les plus talenteux et inspirés du milieu, rien que ça...
Vivement la suite !!!
*** Photos extraites du site Microcuts, nombreuses autres photos ici ***
Set-List :
Knights of Cydonia
Hysteria
Supermassive Black Hole (1 et 2)
Map of the Problematique
City of Delusion (1, 2, 3 et 4)
Butterflies & Hurricanes (1 et 2)
Micro Cuts (1, 2 et 3)
Hoodoo (1, 2 et 3)
Apocalypse Please (1 et 2)
Feeling Good
Sunburn (piano)
Invincible
Starlight
Man of Mystery (reprise des Shadows)
Time Is Running Out
New Born
Unintended
Blackout (1 et 2)
Bliss
Plug In Baby
Stockholm Syndrome
Take a Bow
22:00 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Muse, Parc des princes, Paris, rock, concert
27/06/2007
Rock Of Ages (Queen Tribute) - Fête de la Musique/Starbucks Opéra, 21/06/07

Ayant malheureusement pris le train en marche à partir de "Tie your mother down", je ne pourrai pas parler des "Love of my life" ou "Now I'm here".
Soyons franc : la perfection n'est pas de mise, loin de là, en témoignent les quelques loupés, ce qui est tout à fait normal, étant donné la complexité des arrangements de certains titres de la Reine.
Saluons néanmoins les belles performances vocales & choeurs, la bonne idée de proposer quelques medleys bien sentis ("Bohemian Rhapsody"/"Killer Queen") et la bonne humeur générale dégagée !Le son de guitare est assez fidèle au son de Brian May, grâce à la magnifique Burns Red Special tricotée par le guitariste, ce qui n'est pas pour me déplaire.
Alternant les tubes ("Fat bottomed girls", "I want it all"...), les montagnes russes ("Innuendo", "Bohemian Rhapsody"), les titres plus confidentiels ("Lazing...", "Great king cat") et les intros/outros "Procession" et "God save the Queen", R.O.A. propose un beau patchwork de l'oeuvre du groupe, avec les moyens du bord, beaucoup de fun et de passion !
L'interprétation ne fut pas irréprochable, loin de là, mais l'essentiel était présent : le plaisir, partagé entre tous !
A revoir dans de meilleures conditions.
*** Album photo perso ici ***
Set-List :
Procession
Now I'm Here
Great King Rat
Father to son
White Queen
Ogre Battle
The Fairy Feller's Master-Stroke
Nevermore/The march of the black queen
'39
Love Of My Life
Tie Your Mother Down
Death On Two Legs
Lazing On A Sunday Afternoon
Innuendo
Fat Bottomed Girls
Spread your wings
Radio Ga Ga
I Want It All
Bohemian Rhapsody / Killer Queen
Was It All Worth It / We Will Rock You
We Are The Champions
God Save The Queen
22:00 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Queen, rock, fete de la musique
Aerosmith - P.O.P. Bercy, 19/06/07

La 50aine bien tassée, et pourtant quelle pêche pour la paire Tyler/Perry !
A y regarder de plus près, le père Tyler garde même une ligne déconcertante... et ne semble pas affecter par le poids des années (qui a dit "Botox" ?).
Que dire de plus, mon ami Seb ayant parfaitement résumé ce concert ?
Qu'Aerosmith reste un p**** de groupe de rock n'roll, qu'on s'est régalé sur la talk-box de "Sweet emotion", sur la slide de "Draw the line" et sur le groovy "Walk this way", qu'on a pleuré notre mère sur "Dream on" comme de vieux gamins nostalgiques, qu'ils ont cruellement manqué ces 10 dernières années et qu'on espère sincèrement que cette date ne fut pas la dernière à Paris ?
*** Album photo perso ici ***
Set-List :
Love In An Elevator
Falling In Love (Is Hard On The Knees)
Cryin'
Eat The Rich
I Don't Want To Miss A Thing
Jaded
Rag Doll
Janie's Got A Gun
Baby Please Don't Go
Hangman Jury/Seasons Of Wither
Dream On
S.O.S. (Too Bad)
Livin' On The Edge
Stop Messin' Around
Sweet Emotion
Draw The Line
Rappel :
Walk This Way
Mama Kin
21:55 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Aerosmith, Bercy, rock, concert
20/06/2007
Vincent Delerm - Olympia, 01/06/07
1ere partie du concert assurée par Yael NAIM, frêle jeune femme ressemblant étrangement à Norah Jones, dernier poulain de l'écurie Tôt ou Tard hébergeant également DELERM.
Peu d'intérêt pour ma part, n'étant pas client de ce style chant + accompagnement guitare ou piano finallement assez pauvre musicalement (même dans les mélodies vocales, alors que cela doit être l'atout majeur dans ce style).
Non, ce soir j'étais venu pour Vincent DELERM, artiste étiqueté "nouvelle chanson française" bien malgré lui (quoi que...), ce qui n'est - à priori - pas ma tasse de thé.
Ayant apprécié son 1er album éponyme, j'ai moins accroché sur les suivants "Kensington square" (2004) et "Les piqûres d'araignées" (2006). Non pas que la recette tourne en rond, mais plutôt un manque d'ampleur et d'ambition, et un résultat final assez mitigé.
Oui mais voilà, DELERM sur scène c'est une autre histoire !
Déjà séduits par sa tournée consécutive à la sortie de "Kensigton square", ses compositions prenaient une autre dimension lors de ses interprétations en piano/voix dans cette superbe salle qu'est la Cigale.
En témoigne parfaitement son 1er DVD live publié en 2003, "Un soir boulevard Voltaire", chaudement recommandé.
C'est également à la Cigale que j'ai pu assister à l'une des 1ères dates de la tournée, parmi les quelques représentations ayant eu lieu courant novembre 2006.
Mais cette fois-ci, DELERM est accompagné d'un groupe, suite aux tonalités plus "popisantes" du dernier album.
Et quel groupe ! L'ensemble du répertoire s'y adapte à merveille, comme quoi, les compositions de DELERM ne sont pas si "faciles" qu'elles peuvent paraitre.
DELERM semble également avoir gagné en confiance et maturité scénique. Ambiance ultra-décontractée agrémentée de séances devinettes et blagues "carambar", anecdotes de la tournée et de la vie quotidienne (plus ou moins véridiques, selon l'humeur), mais également une aisance complètement débridée du bonhomme réellement appréciable.
Ainsi, il se dégage une atmosphère ultra positive et dynamique, bien plus que lors de ses précédentes tournées plutôt intimistes.
Côté set-list, mélange bien dosé de grands classiques atypiques ("Tes parents" façon karaoké, chanté par le public pendant que DELERM fait tourner des diapositives imagées selon les paroles, un monument !) et de p'tits nouveaux ("Sous les avalanches" rallongé à souhait, histoire d'accentuer la critique acerbe du système dirigé par la dame au chapeau, "Marine", "Sépia plein les doigts").
Par rapport au "1er leg" de cette tournée, pas de nouveauté majeure dans la set-list ni dans l'orchestration (drap blanc tendu devant la scène avec spot rouge sur DELERM pendant "Les piqûres d'araignées"), mais quelques surprises bien senties, comme cette interprétation de "Félicie aussi" par Jean Rochefort, aussi hilarante que passionnée.
Last but not least, comme ce fut la dernière date de la tournée, il était difficile pour tous de se séparer... le public ne quittant pas la salle, DELERM & Co. ont du s'y reprendre à plusieurs reprises, au point d'en arriver à conclure un marché du type "OK pour une dernière, mais ensuite vous allez vous coucher", après que le rideau soit tiré. ENORME !
Comme quoi, il existe des artistes dont le talent et l'art explosent littéralement sur scène !
Set-List :
Les piqûres d'araignées
J't' ai même pas dit
Sous les avalanches
Pour longtemps
L'appartement
Les mouflets
4ème de couverture
Marine
Fanny Ardant et moi
Voici ma ville
Le monologue shakespearien
Les filles de 1976
Tes parents
Le baiser Modiano
Sépia plein les doigts
Félicie aussi (avec Jean Rochefort)
Catégorie Bukowski
Cosmopolitan
Il fait si beau
Un job sympa/Deux soirs sur trois
Siffler sur la colline (Joe Dassin)
Les jambes de Steffi Graf
Chatenay Malabry
Les piqûres d'araignées
Kensington Square
Déja toi
23:10 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vincent Delerm, Olympia
23/05/2007
Scorpions - Zénith, 14/05/07

Scorpions, c'est du lourd : plus de 30 ans de carrière, une floppée d'albums, des musiciens de renom (les frères Schenker, Uli Jon Roth...) et la valse des musiciens au fil des années.
Une carrière florissante dans les années 70 & 80, un passage à vide dans les années 90, un retour en fanfare depuis quelques années avec la sortie d'un album prometteur ("Unbreakable" en 2004) et des concerts depuis 1 an voyant se succéder à tour de rôle sur scène les "anciens" (Michael Schenker, Uli Jon Roth, Hermann Rarebell).
C'était l'occasion pour moi d'assister à mon 1er (et unique ?) concert du groupe lors de ce passage au Zénith, pour la promotion du nouvel album "Humanity - Hour 1" sortant... le jour même !
Devenant un expert dans le zapping des 1ères parties (Heavenly n'étant pas ma came), j'arrive juste à temps pour le début du show des germaniques.
1er constat : un Zénith clairsemé (2500 personnes recensées), conséquence évidente du prix exhorbitant des places (au bas mot 60 Euros pour la fosse et 75 Euros pour les gradins, ça fait réfléchir...).
Mais qu'importe, Scorpions démarre au quart de tour avec les 2 premiers et excellents titres du dernier album, "Hour 1" et "The game of life". Belle entrée en matière !
Le clou du spectacle fut indéniablement la présence d'Uli Jon Roth aux côtés de ses ex-comparses, pour quelques titres mythiques "de l'époque" !
N'étant pas un fin connaisseur de Scorpions, je dois avouer qu'un titre comme "Fly to the rainbow" est vraiment impressionnant de par sa structure et ses sonorités très prog !
Uli Jon Roth est un guitariste flamboyant, au sens propre comme au sens figuré : son look "vintage" rappelle l'époque des fleurs bleues et de Woodstock, et contraste totalement avec celui de Schenker, hyper trendy pour un soixantenaire (l'an prochain exactement) !
D'autres bonnes surprises étaient également au programme (à en croire les exclamations du public à chaque annonce), comme le bel instrumental "Coast to coast" ou bien la ballade "Holliday", qui n'avait pas été dépoussiérée depuis de nombreuses années vraisemblablement.
Ce fut également le festival des indémodables, dont un enchainement ravageur "Blackout" / "Big city nights" / "Dynamite", un "Wind of change" concluant de toute beauté le quart d'heure émotion entamé avec "Holiday" et "Humanity", ainsi qu'un "Still loving you" magnifiquement interprété au solo irréprochable de Schenker.
Des sensations fortes, à faire dresser les poils d'un Yéti !
Au final, 2h30 de pur plaisir, en attendant le prochain round !
Set-List :
Hour 1
The game of life
The zoo
Love'em or leave'em
Make it real
Deep and dark
Coast to coast
Holiday
Humanity
Wind of change
Pictured life (avec Uli Jon Roth)
We'll burn the sky (avec Uli Jon Roth)
Dark lady (avec Uli Jon Roth)
Fly to the rainbow (avec Uli Jon Roth)
Tease me, please me
321
Solo basse + batterie
Blackout
Big city nights
Dynamite
Rappel 1 :
Still loving you (1 et 2)
In trance (avec Uli Jon Roth)
Rock you like a hurricane
Rappel 2 :
When the smoke is going down
10:50 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Scorpions, Rock, Zénith Paris, Concert
25/02/2007
Nine Inch Nails - Olympia, 22/02/07
Nine Inch Nails, le groupe du perturbé Trent Reznor, est de retour en France à l'Olympia pour 2 soirées, 2 ans après leur dernière prestation au Zénith. ![]()
Série de concert atypique, ayant lieu entre la sortie du DVD "Beside you in time" et celle du nouvel album "Year Zero".
Aurait-on droit à une avalanche de nouveaux titres liée à la promo, ou bien un show ultra-carré regorgeant de tubes ?
C'est plutôt pour la 2de option que Reznor a opté lors de ces 2 soirées "olympiques", à l'ambiance apocalyptique.
C'est certain, le groupe qui l'accompagne n'a pas la folie de celui 10 ans en arrière (hormis Aaron North, plus énervé qu'autre chose), Trent Reznor semble plus "assagi" que par le passé, mais comment ne pas céder à cette rafale de météorites, portées par un Josh Freese à la batterie phénoménal leur insufflant une dynamique nouvelle ?
Le couple mythique "Eraser"/"Reptile" (issu du non moins populaire "The downward spiral") avec le retour de quelques classiques tels que "Heresy" et "Piggy" auront fait taire les plus sceptiques, mais malheureusement pas l'imbécile hurlant en plein milieu de "Hurt", à notre grand regret.
On regrettera également le départ prématuré de North, intenable sur scène et visiblement contrarié par les ratés de son équipement.
Mais quel concert !!!
Son énorme, lumières épileptiques, comme en atteste cette vidéo de "Terrible lie"
Set-List :
Pinion
Wish
The Collector
Heresy
Terrible Lie
Piggy
Closer
The Becoming
No You Don't
Deep
Help Me I'm In Hell
Eraser
Reptile
Fragile
Only
You Know What You Are
Suck
Gave Up
Hurt
The Hand That Feeds
Head Like A Hole
22:35 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Nine Inch Nails, concert, Olympia
14/02/2007
Floyd Legend - Palais des Congrès de Versailles, 10/02/07
Louons l'initiative de l'association versaillaise Fantastiques Musiques d'avoir organisé au Palais des Congrès de Versailles la venue des Savoyards de Floyd Legend, groupe de reprise de Pink Floyd.
Reconstituant avec leurs propres moyens l'infrastructure scénique de Pink Floyd période "Division Bell", force est de constater que tout ceci est visuellement très pro.
On s'y croirait, ou presque. Reste à savoir si le soin apporté à l'interprétation serait le même que celui apporté à la présentation.
Oui, mille fois oui !
L'interprétation est carrée, hautement fidèle (le son de la Strat' de Gilmour, la rythmique, les nappes de clavier...), à tel point que c'en est même troublant pour un groupe si "amateur".
Le timbre de voix du chanteur/guitariste étant très proche de celui de Gilmour, le spectateur osant fermer les yeux se retrouve alors téléporté dans une autre dimension... une expérience vraiment confondante !
La set-list fait part la belle aux oeuvres classiques de Pink Floyd (The Wall, Wish your were here...), c'est un réel bonheur de constater que le travail fourni est énorme et de qualité (notamment au niveau des choeurs, splendides), afin de respecter les versions originales.
En quelque sorte, Floyd Legend est à Pink Floyd ce que The Musical Box est à Genesis (bien que TMB soit un cran au-dessus, plutôt dans une démarche de mimétisme).
Une vraie bonne surprise au final, qui démontre que les "tribute band" en vogue actuellement ne sont pas tous des pétards mouillés (comme le fut l'expérience avec It's A Kinda Magic à l'Olympia en septembre 2006).
Un groupe à ne manquer sous aucun prétexte !
23:25 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Pink Floyd, concert rock, Floyd Legend, Palais des Congrès de Versailles

