17/07/2009

U2 / Kaiser Chiefs - Stade de France, 12/07/09

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Sans être un fin connaisseur de U2, j'apprécie l'ensemble de leur oeuvre, avec une nette préférence pour leurs années 80. Je me devais donc de les voir en concert au moins une fois dans ma vie, un peu comme Indochine.

Kaiser Chiefs ouvre les débats, avec un rock dans le style rétro, le genre de truc à la mode depuis quelques années. Pas ma tasse de thé, mais il faut avouer que ça sonnait bien lorsqu'on faisait le tour du stade pour retrouver notre porte d'entrée. A écouter plus attentivement.

Arrivés dans l'enceinte du stade, le voile est levé sur la structure de la scène de cette tournée : une sorte de grosse araignée metallique, certains y voient une griffe... bref, un gros tas de ferraille qui en jette plein la vue.

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Tout dans la démesure : plus de 390 tonnes, 50 poids lourds pour transporter le mastodonte... Heureusement que les causes écologiques ne sont pas (encore) dans le plaidoyer de Bono !

U2 débute, comme la veille, par 4 titres du dernier album "No Line On The Horizon". Comme entrée en matière, on pouvait faire difficilement pire, "Breathe", "No Line..." et "Get on your boots" étant fades, voire insupportables par moments. "Magnificent" vient nous rappeler néanmoins qu'il y a quelques bons passages sur ce dernier album. Ouf !

Quelques changements par rapport à la setlist de la veille également, dont une version acoustique entre Bono et The Edge de "Stuck in a moment..." fort agréable.
Malheureusement, nous ne passerons pas à côté de "l'hommage à Michael Jackson" (le pauvre doit se retourner dans sa tombe), avec un extrait de "That's the way" sur lequel Bono était royalement aux fraises. Vous me direz que c'est la saison et vous avez bien raison !
Dérangeant également dans la façon d'amener la chose : ça manquait de conviction artistique et humaine. Trop "rock star" là-dessus le Bono.
Quand il s'agenouille pour Desmond Tutu, c'est curieux mais je n'y crois pas non plus. Ca sonne faux également, c'est surfait. Comme dirait Philippe Katerine, Bono t'es trop V.I.P. !

On aura échappé à l'inutile connexion avec la station spatiale, mais on se bouffera "l'épisode Aung San Suu Kyi", l'opposante birmane faisant la une des medias ces derniers temps.
U2, ou le concentré parfait entre le JT de 20h et Courrier International (le journalisme en moins).

Plus que le fond qui reste tout à fait louable (les prises de position et le militantisme de Bono pour différentes causes politiques et humanitaires), c'est la forme qui ne me plait guère.
Là où un Rage Against The Machine présentait une cohérence dans son propos et son attitude, cela me parait complètement déstructuré et inapproprié pour U2.
La manière dont cela est présenté, la répétition du dialogue, les discours moralisateurs... on se croirait parfois à un meeting politique plutôt qu'à un concert de U2.
Grâce à Bono, j'ai enfin réalisé que je ne vivais pas dans un monde de Bisounours. Merci.

Plus sérieusement, on est à un concert de U2 et on se voit demander d'envoyer un SMS précisant "big kiss" à un numéro spécial pour récolter des fonds pour l'ONG One, tout ceci après avoir "admiré" des photos de spectateurs pris en pleine embrassade (mention spéciale au couple multi-colore), car oui, messieurs/dames, "the future needs a big kiss" !!!
...

Au final, bien heureux d'avoir assisté à cet événement car derrière tout cela il restait quand même la musique, dont la portée est malheureusement devancée par la pénibilité et la lourdeur des messages de Bono, à l'image de ce compte-rendu en fait. C'est criant de vérité dans la majorité des avis que l'on peut lire sur Internet : les points de repère du concert ne sont pas les chansons, mais plutôt les "événements" extra-musicaux.
Faire de l'ombre au jeu parfois divin de The Edge et à la précision rythmique de la paire Mullen Jr/Clayton, faut vraiment avoir un ego XXL.

Je doute réitérer cela à l'avenir car les conflits politiques et sociaux ne cessent d'empirer, et je crains réellement que les concerts de U2 suivent hélas cette tendance.

Pour terminer sur une note positive, la venue de U2 aura eu le mérite de filer la banane à ses nombreux fans et en "temps de crise" ça fait toujours du bien !

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Le bonheur, c'est simple comme un concert de U2 !

Setlist :

Breathe
No Line On The Horizon
Get On Your Boots
Magnificent
Beautiful Day / Here Comes The Sun (snippet)
Mysterious Ways
I Still Haven't Found What I'm Looking For
Angel Of Harlem
Stuck In A Moment You Can't Get Out Of
Unknown Caller
The Unforgettable Fire
City Of Blinding Lights
Vertigo / Let's Dance (snippet) / That's The Way (I Like It) (snippet)
I'll Go Crazy if I don't Go Crazy Tonight (remix)
Sunday Bloody Sunday
Pride (In The Name Of Love)
MLK
Walk On / You'll Never Walk Alone (snippet)
Where The Streets Have No Name
One

Rappel :

Ultraviolet
With Or Without You
Moment of Surrender

14/04/2008

Fiction Plane / Puggy - Trabendo, 27/03/08

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Fiction Plane est le groupe de Joe Sumner, fils de Gordon Matthew Sumner, alias Sting.
Comptabilisant 2 albums au compteur, plusieurs tournées à travers le monde et pas des moindres puisqu'ils ont assuré la 1ère partie de The Police (groupe originel de Sting, est-il nécessaire de le rappeler ?).
Fiction Plane fait progressivement son nid dans le milieu rock, avec enthousiasme et énergie.

Ce soir, c'est à Puggy qu'il revient d'assurer la 1ère partie, et de fort belle manière.
Groupe multi-culturel (le bassiste est français, le batteur suédois, le chanteur/guitariste anglais) comme peut l'être un certain Placebo, Puggy excelle dans un style folk/pop tout en légèreté.
Une bien belle découverte, ayant séduit une grande majorité du public.

Revenons-en à Fiction Plane.
Quatuor à ses débuts sur "Everything will never be OK" (2003), le groupe a mué en un power trio d'une redoutable efficacité après le départ de son bassiste, et c'est tout naturellement que le rejeton Sumner s'est porté sur la basse, comme papa.

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Comme un petit air de famille...

Beau gosse, "Fils de", charismatique, la nature n'a pas été ingrate avec Bébé Sting.
Mais Joe Sumner ne peut se résumer à ces qualités innées, là où d'autres se sont vautrés.
Excellent chanteur et musicien, il n'en reste pas moins accessible et simple, valeurs certainement héritées de son père...
Joe Sumner serait-il alors le genre de personnage qu'il faut éviter de présenter à votre copine ?
Heureusement, non ! Il n'en reste pas moins humain, capable d'être un "vrai connard lorsqu'il a trop bu" selon ses dires en introduisant "Drink", de tromper la gente féminine sur ses sentiments ("It's a lie") et même de se retrouver trahi par un de ses amis ("Cigarette"). Ouf !...

Mais son envie d'en découdre, son peps, son humeur joviale et son humour dans un français fort correct font de lui un personnage attachant.

N'occultons pas le batteur Pete Wilhoit complétant la paire rythmique, ni le fabuleux Seton Daunt, seul guitariste mais tissant une toile sonore impressionnante, n'étant pas sans rappeler sur cet aspect un certain Muse...

Fort de ces atouts, il n'y a vraiment aucune raison valable pour que Fiction Plane n'explose pas !


Set-List :

Death machine
Running the country
Presuppose
It's a lie
Left side of the brain
Put on your shoes
Sadr City Blues (nouveau titre)
Drink
Anyone
Cross the line
Hate
Cigarette

Rappel :
Boeuf avec Puggy (titre ?)
Two sisters

19/03/2008

Megadeth - Elysée Montmartre, 26/02/08

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C'est avec une excitation non dissimulée que j'attendais ce concert de Dave Mustaine & ses sbires, ayant en tête leur performance au Hellfest 2007.
Ne s'étant plus produit à Paris depuis mai 2001, tout concordait à ce que cette soirée devienne mémorable.
Ayant zappé avec maestria Evile en 1ère partie, je ne pourrai pas commenter ce qui semble être une belle resucée de Thrash old-school des années 80.

C'est donc sur les dernières notes de "Skin O' My Teeth" que je pointe le bout de mon nez... A trop vouloir esquiver les 1ères parties, j'en ai fini par me brûler les ailes.
Fidèle à la tradition, Megadeth a procédé à un lifting en recrutant le fin limier et bodybuildé Chris Broderick (Jag Panzer, ex-Nevermore) en tant que 2d guitariste... ou "figurant", préciserons plutôt les mauvaises langues (quoi que... pas tant que ça).
En effet, la guitare de Mustaine est toujours sur-mixée par rapport à celle de son camarade de jeu, et ce concert-là ne déroge pas à cette sacro-sainte règle. Quel gâchis, quand on connait les qualités du bonhomme.
L'autre point négatif concerne la batterie, bien trop en avant dans le mix global, alors que Drover est certainement le moins bon batteur que le groupe ait connu, un comble ! Définitivement, il n'arrive pas à la cheville de Jimmy DeGrasso, ayant officié un temps, période "The Worlds Needs A Hero".

Un son qui d'ailleurs s'avèrera exécrable et irrégulier tout au long du concert, ce qui est assez incompréhensible étant donné le lieu, l'Elysée Montmartre permettant d'accueillir des groupes de rock et de metal dans de bonnes conditions.
Doit-on blâmer l'ingé-son, qui au passage aura l'extrême délicatesse de balancer du Slipknot dès la dernière note de "Holy Wars...", agaçant passablement Mustaine lors du salut final au public (cf. la vidéo ci-dessous) ?
Quelle que soit la raison, cela reste fort regrettable car le groupe propose son lot de petites bombes qui font mouche malgré tout, bien qu'on aurait aimé profiter de la 2de guitare sur "Hangar 18" ou "Burnt Ice"...

Car des bons moments, il y en a eu à foison !
L'enchainement fatal d'"In My Darkest Hour" à "Kick The Chair", le mega tube "A Tout Le Monde" et son refrain 100% cocorico ayant fait chanter à gorge déployée le public parisien, pour conclure sur un "Holy Wars..." toujours aussi ultime.

Souhaitons que le groupe vienne prendre rapidement sa revanche à Paris !

Set-List :

Sleepwalker
Wake Up Dead
Take No Prisoners
Skin O' My Teeth
Washington Is Next !
Kick The Chair
In My Darkest Hour
Hangar 18
Gears Of War (Gears Of War + A Tout Le Monde)
A Tout Le Monde
Tornado Of Souls
Ashes In Your Mouth
Burnt Ice
Symphony Of Destruction
Trust
Peace Sells

Rappel :
Holy Wars... The Punishment Due

18/09/2007

Cynic - Nouveau Casino, 05/07/07

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Superbe photo prise par Julien Esteve


Incroyable mais vrai.
Cynic, le super groupe comprenant dans ses rangs Paul Masvidal et Sean Reinert (ex-Death), est de retour sur le devant de la scène "death metal technique progressif", pour laquelle il a contribué au début des années 90 avec "Focus", son unique album à ce jour (datant de 1993), pour quelques dates européennes en ce début d'été 2007.
La 1ère date étant le 23/06 au Hellfest et n'ayant pu m'y rendre ce jour, la date du Nouveau Casino est du pain béni, bien que la semaine fut chargée (Satellite Party et Porcupine Tree).

Reprenant l'intégralité de "Focus", c'est sur un "Veil of Maya" que débute le groupe, handicapé par quelques problèmes techniques qui les suivront toute la soirée, malgré les efforts de l'ingé-son (Brett Caldas-Lima, du groupe français Kalisia), dont vous trouverez de plus amples détails sur son expérience ici.

Premier constat : Paul Masvidal assure uniquement le chant "céleste", les growls étant distillés sur samples, son auteur sur "Focus" n'ayant pas pu prendre part à ce Reunion Tour.
C'est d'autant plus regrettable lorsque l'on constate qu'une seconde voix interprétant les growls sur "Uroboric forms" (Brett C.L., toujours dans les bons coups), apporte un plus indéniable à la cohérence de l'ensemble.

Second constat : 14 ans après "Focus", pouvoir apprécier cet album en live était un événement encore inespéré il y a quelques temps !
Cela n'a pas pris une ride, à tel point que le nouveau titre présenté s'intègre parfaitement dans le répertoire et laisse présager du meilleur pour la suite.
Le groupe nous gratifie également d'un titre de Portal, projet éphémère ayant succédé à l'expérience Cynic, ainsi que d'une énorme reprise du "Meeting of the spirits" du Mahavishnu Orchestra (McLaughlin étant une des influences du père Masvidal).

Un concert grandiose par l'événement, loin d'être parfait mais tellement porteur d'espoir pour l'avenir.
Messieurs, nous attendons la suite rapidement !


Set-List :

Veil Of Maya
Celestial Voyage
The Eagle Nature
Sentiment
I'm But A Wave To...
Evolutionary Sleeper (nouveau titre)
Textures
Uroboric Forms
Cosmos (reprise de Portal)
Meeting Of The Spirits (reprise de Mahavishnu Orchestra)

Rappel :
How Could I

Porcupine Tree - Cigale, 03/07/07

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Groupe que je suis de très près depuis ce concert-découverte du 12 juin 1999 au Divan du Monde (qui n'était que leur 2e concert à Paris) et n'ayant manqué aucun de leurs venues dans la capitale depuis, je ne pouvais déroger à la règle, d'autant plus que le p'tit dernier en date "Fear Of A Blank Planet" est tout bonnement monumental.

La 1ère partie est assurée par Pure Reason Revolution, ayant déjà participé au Café de la Danse à l'introduction de Blackfield, "l'autre groupe" de Steven Wilson (parmi ses nombreux projects musicaux, détaillés sur son site) dirigé avec Aviv Geffen (star de la chanson israélienne).

Après une mini-tournée en septembre 2006 ayant fait office de bizutage des nouvelles compositions, voici donc l'occasion de profiter pleinement de ces petites merveilles issues du dernier album "Fear Of A Blank Planet", agrémentées de projections vidéo illustrant la thématique de l'album et renforçant son propos.

Cet album devant être considéré comme une pièce musicale unique, j'attendais de le voir joué d'une traite. Dommage, ce soir-là il sera entrecoupé...
Maigre consolation, "My ashes" et Anesthetize" seront enchainés, tout comme le final "Way out of here" et "Sleep together".
Porcupine Tree ne s'y trompe pas : avec pour bagage un tel album, il dispose de tous les atouts pour s'imposer sur scène et il le fait avec maestria.

Hormis "Sever" (issu de l'album "Signify"), "Lightbulb Sun" et "Half Light", je regrette qu'il n'y ait pas de surprise majeure dans la set-list, de nombreux titres méritant d'être dépoussiérés (même dans les albums les plus récents) et de prendre la place des "Halo", "Open car" et autres "Even less".
Mais c'est là chipoter, l'ensemble étant de haute volée, ne boudons pas notre plaisir !

Porcupine Tree, groupe rock majeur de ces dernières années ? Sans aucun doute. Mené de main de maître par Steven Wilson, Porcupine Tree s'impose peu à peu parmi les plus hautes sphères, à en devenir incontournable auprès d'un public de connaisseurs et à s'attirer la curiosité des néophytes.

Prochaines étapes : la sortie de "Nil recurring" (dans un 1er temps limitée à 5000 copies disponibles sur Internet et sur les prochaines dates), EP proposant 4 titres issus des sessions de "FOABP", ainsi qu'un concert dans la prestigieuse salle parisienne de l'Olympia le lundi 3 décembre.

La consécration ? A suivre !

Set-List :

Fear of a blank planet
Lightbulb sun
My ashes
Anesthetize
Open car
Mellotron scratch
Drown with me
Sentimental
Blackest eyes
Half-light
Sever
Way out of here
Sleep together

Rappel :
Even less
Mother & child divided
Halo

26/07/2007

Chris Cornell - Showcase, 15/05/07

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Photo prise par Thomas Jaëglé


C'est avec "un peu de retard" que je me lance sur ce compte-rendu du concert de l'ex-Audioslave et ex-Soundgarden Chris Cornell, ayant eu lieu il y a... 2 mois au très branchouille Showcase.

Le Showcase est une discothèque sur les quais de Seine, sous le pont Alexandre III.
Murs et voutes en pierre, on se croirait dans une cave aménagée, avec vue sur l'infrastructure metallique du pont.
Charmant.
Le plus parisien des Américains (étant propriétaire d'un resto/discothèque, le Black Calavados), joue donc à domicile, dans un état d'esprit "Veni, Vedi, Voici".

Non, ce soir-là, Cornell n'a pas vaincu.
Il faut dire que les conditions ne s'y prêtaient guère, cette salle ayant plutôt l'habitude d'accueillir la jeunesse parisienne "d'en haut" venant fêter leurs plus-values boursières que des rockers harder & stronger.
Le public était en conséquence : mi-caviar mi-oeuf mimosa. On a vu mieux pour soutenir un monstre pareil.

Cornell n'a pas vaincu, certes, mais suffisamment convaincu à travers son répertoire déployé ce soir, que ce soit issu de Soundgarden, Temple Of The Dog, Audiolsave ou sa carrière solo.

"Spoonman" faisant office de rodage et de prise de repères, la machine de séduction Cornell est lancée, en témoigne un "Outshined" débordant de classe.
Se délecter de quelques classiques de Soundgarden était un rêve encore inaccessible récemment, c'est chose faite maintenant, et dans quelles conditions !
Les musiciens entourant Cornell touchent leur bille, notamment la paire de guitaristes parfaitement huilée.
Quel délice d'entendre des "Rusty Cage" ou l'intense "Jesus Christ Pose" !

La bande à Cornell surprend par sa maitrise, mais également par les choix : 2 titres de Temple Of The Dog (projet éphémère ayant réuni le gratin de Seattle de l'époque, à savoir Cornell associé à des musiciens de Pearl Jam), ainsi que le titre "Seasons" ayant figuré sur la bande originale du film "Singles".
De B.O.F., nous aurons droit également à l'excellent "You know my name" figurant sur le dernier James Bond "Casino Royale".

Soundgarden, Temple Of The Dog, toutes ces masterpieces c'est déjà exceptionnel mais j'attendais aussi de l'Audioslave, notamment extrait de "Revelations", le dernier album en date avant le split. Manque de bol, c'est "Original fire" qui est jouée, alors qu'une chanson comme "Wide awake" nous aurait tous mis à terre !
Ajoutez à cela une version "Cochise" mollassonne et vous comprendrez qu'on en vient un peu à bailler au... Cornell (celle-là, on n'a jamais du la faire...).
Oui mais voilà, surprise de taille : "What you are", présentée par Cornell comme étant une chanson d'Audioslave qu'il aime beaucoup mais peu jouée avec son ancienne formation.
On retiendra également un poignant "I am the highway" et un "Like a stone" en tout dernier rappel, livré comme une fleur au public.

Cerise sur le gâteau, 2 reprises : une version de "Billie Jean" de Bambie totalement retravaillée (et présente sur son nouvel album solo "Carry on") et méconnaissable à la 1ère écoute mais réussie, et une interprétation toute en finesse de "Redemption song" de Bob Marley par Cornell himself en rappel juste avant "Like a stone".
Frissonnant !

"I'll wait for you there, liiiiiike aaaa sttooonnne !" s'égosille le père Cornell.
Oui Chris, nous aussi nous attendons ta prochaine venue sur une scène parisienne de pied ferme.
Mais pas dans cette enceinte en pierres du Showcase, pas cette fois-là !


Set-List :

Spoonman (Soundgarden)
Outshined (Soundgarden)
Original fire (Audioslave)
Arms around your love (solo)
You know my name (solo, BOF "Casino Royale")
What you are (Audiolsave)
Rusty Cage (Soundgarden)
Seasons (BOF "Singles")
I am the highway (Audioslave)
Can't change me (solo)
Scar on the sky (solo)
Doesn't remind me (Audioslave)
Cochise (Audioslave)
Billie Jean (Michael Jackson)
No such things (solo)
Jesus Christ Pose (Soundgarden)
Mission (solo)
Say hello 2 heaven (Temple Of The Dog)
Black hole sun (Soundgarden)

Rappel :

Call me a dog (Temple Of The Dog)
Redemption song (Bob Marley)
Like a stone (Audioslave)

11/07/2007

Satellite Party - Trabendo, 02/07/07

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Satellite Party est une jeune formation qui, sur le papier, s'avère totalement inconnue au 1er abord.
Mais quand on sait qu'elle est portée par le duo Perry Farrell (chant, ex-Jane's Addiction) / Nuno Bettencourt (guitare, ex-Extreme), les connaisseurs diront qu'elle a tout d'une grande !
Side-project de type "étoile filante", il est impensable de manquer un tel événement, sachant que leurs venues respectives se font plutôt rares dans nos contrées. Depuis combien de temps Nuno n'a pas foulé une scène française ? Pffff... la réponse doit se trouver dans le Quid 1995.
804492ed89e4e1f0af1987ba4d2990ab.jpgPour être tout à fait honnête, je ne suis pas un fin connaisseur de ces 2 pointures. L'occasion fait le larron, et malgré un prix un peu élevé de la place, je ne pouvais manquer cette occasion (unique ?) de voir Nuno, les quelques écoutes furtives de l'album ayant suffi à me convaincre.

Bien m'en a pris !!!
J'y ai découvert un Perry Farrell unique en son genre, adorable comme un chou, partageant son propre monde, l'artiste à l'état pur.
C'est frais, osé, passionné, dépaysant, festif, musical... les superlatifs me manquent !
1cca5245456f1ef03c63f58982e90379.jpgSe reposant sur une assise rythmique sans faille et le soutien de 2 choristes (dont la femme de Perry et une charmante guitariste/claviériste en herbe), le duo Farrell/Bettencourt peut ainsi se lâcher totalement, pour notre plus grand bonheur.

Je vous invite à consulter le commentaire du spécialiste en la matière, "prêt à mourir en paix" (it's a joke, dude !).
Un parfait résumé !
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Posez également une oreille sur l'album, un vrai coup de pied dans la fourmillière !

Quelques vidéos :

Wish upon a dog star
Cupid's Dead

Hellfest - Clisson, 24/06/07

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Le Hellfest est, sur le papier, le festival metal estival (a.k.a. "Summer Open Air") qu'il manquait à la France, permettant de nous aligner sur les mega-festivals de nos voisins européens (Gods of Metal, Graspop, Wacken...).
Cette 2e édition confirme cette volonté de se hisser au niveau de ces derniers avec une affiche bougrement alléchante qui n'a rien à envier à nos voisins, si ce n'est... l'organisation ! Mais n'ayant pas ou peu vécu ces désagréments, je vous laisse gré de consulter les avis de ceux qui ont vécu le "côté obscur du Hellfest".

Cette année, le festival se déroule du 22 au 24 juin, et hasard des calendriers, Muse au Parc des Princes vient s'intercaler le samedi 23.
Il se trouve que c'est la journée du dimanche qui me parait immanquable : une alliance entre groupes uniques à représentations exceptionnelles (Atheist et Emperor, reformés l'an dernier pour quelques festivals, mettent un terme à leurs retours respectifs cette année) et gros calibres (Dream Theater, Megadeth, Scarve, Edguy, Blind Guardian, Behemoth).
Amer à l'idée de manquer cette journée, je ne peux que me résigner (l'avant-veille) à organiser rapidement cette "expédition" en pays nantais, dans les délais impartis !

Les photos du samedi c'est par ici
Merci Cédric !

Après un TGV bien matinal à Montparnasse, une courte escapade autour de la gare de Nantes, un TER en direction de Clisson et une traversée du pays façon "touriste du dimanche", me voici sur ce vaste champ labouré les 2 jours précédents par les festivaliers.

Les Français de Manigance et de Heavenly ont ouvert le bal dominical, pendant que je longeais les abords du site en vue d'accéder au Saint Graal, la "fameuse" entrée (Photo).
Définitivement, ces 2 groupes n'apportent rien, les allemands d'Helloween ayant fait 100 fois mieux il y a 20 ans.
Non, mes 1ers clients étaient les Italiens d' Ephel Duath, groupe complètement barré mélangeant de nombreux styles (m'ayant plus séduits sur album que sur scène) et surtout les Nancéens de Scarve.

Here they are...


SCARVE - Gibson Stage, 15h30/16h

Groupe français que j'adule depuis leurs débuts, je suis dubitatif quant à leur avenir, suite aux événements ayant ponctué les 12 derniers mois, à savoir le départ des 2 chanteurs Guillaume Bideau (engagé chez Mnemic) & Pierrick Valence (se concentrant à 100% sur Phazm), ainsi que la non-disponibilité pour une échéance inconnue du batteur et co-fondateur Dirk Verbeuren), ayant rejoint les rangs de Soilwork).
Bien que le dernier album "The Undercurrent" disponible depuis peu soit une belle réussite étant donné le climat dans lequel il fut enregistré, et que le mystère du (des) remplaçant's) inconnu(s) soit à élucider, j'avais comme une mauvaise appréhension avant le début du concert.

Dès leur montée sur scène, le secret est levé : c'est Bob de Watcha, l'homme à la tignasse tentaculaire, qui assure l'intérim.
Un sentiment général de flottement règne, le son est très moyen, voire mauvais, seul le noyau dur du groupe (la paire de guitaristes) semble y croire vraiment.
Le chanteur de Watcha faisait son possible pour alterner voix claires & growls, avouons qu'il s'en est relativement bien sorti de par la tâche et le délai attribué.
Le Danois derrière le kit assure sans problème les parties de batterie de Dirk, mais malheureusement rien n'y fait : bien que la set-list soit à faire pâlir, la sauce ne prend pas.

Ne nous voilons pas la face, Scarve n'était pas sous son meilleur jour, souhaitons-lui un avenir meilleur.

Set-List :

Fireproven
Endangered
The plundered
Asphyxiate
Senseless
Mirthless perspectives
An emptier void
Irradiant


Un peu de repos avec Dark Tranquility, groupe dont je n'ai jamais pris le temps de me pencher sur leur discographie.
Etant adepte de la découverte live, je reconnais avoir été captivé par leur prestation. Il n'est jamais trop tard...

Une fois le concert terminé, je vais me positionner minutieusement devant la Main Stage pour Atheist, sur fond sonore d'Aborted, les "garçons bouchers belges", se démenant sur la Gibson Stage.

ATHEIST - Main Stage, 17h10/17h50

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Atheist, groupe majeur de la mouvance death technique et inventif du début des années 90 avec leurs compères Pestilence, Death, Sadus, Cynic et bien d'autres, s'est reformé l'an dernier à l'occasion de quelques festivals (dont le Wacken en 2006) avec dans ses rangs le noyau dur Kelly Shaefer (chant/guitare) et Steve Flynn (batterie), ainsi que Tony Choy (basse).
Rand Burkey (guitare) n'est pas de la partie et Kelly Shaefer ne pouvant jouer de son instrument, c'est la paire de gratteux issue de Gnostic, le groupe actuel du batteur Steve Flynn, qui assure avec brio les structures rythmiques et solis complexes. 05ebfdcc845b94467c0f017d7c140504.jpg

L'accent est mis sur la période du groupe avec Roger Patterson, le regretté et génial bassiste originel décédé dans un accident de la route en présence de ses camarades (destin troublant, similaire à celui de Cliff Burton de Metallica), puisque seuls 2 titres de l'album "Elements" sont joués (album non composé avec Roger Patterson).

L'enchainement "Unquestionable presence" et "On they slay" lance les hostilités de fort belle manière et présente une section rythmique hyper carrée.
3e45c093cd9261798efb763e67df38b5.jpg"Mineral" et "Air", aux accents plus jazzy & groovy, viendront s'intercaler dans ce déluge de météorites, permettant aux festivaliers de reprendre leur souffle avant le tryptique final issu de l'album "Unquestionable presence".
Le public en redemande et Atheist de conclure sur un "Piece of time" hautement symbolique !

Tony Choy finira même par jeter à 2 ou 3 mètres de moi son magnifique t-shirt à l'effigie de Roger Patterson, je ne participerai pas à à la lutte ayant duré un bon 1/4 d'heure entre 3 kids pour l'obtention de ce collector.

Ce concert ayant visiblement été filmé dans l'optique d'un DVD, souhaitons que ce dernier soit à la hauteur de l'événement afin de prendre place fièrement aux côtés des "Piece of time", Unquestionable presence" et "Elements".

Atheist est mort, vive Atheist !

"Here we stand at a hallway with nothing but open doors,
venture in your human existence awaits there for you,
It's your piece of time"

*** Photos persos ici ***

Set-List :

Unquestionable presence
On they slay
Mineral
Unholy war
Retribution
Air
An incarnation's dream
Mother man
And the psychic saw
Piece of time


Il est 18h ou presque et les polonais de Behemoth entament leur set sur la Gibson Stage.
Ca bucheronne sévère, même d'une oreille lontaine, mais je vais préférer la pause restauration et hydratation, car jusque-là le beau temps était prédominant.

KREATOR - Main Stage, 18h45/19h30

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Kreator, groupe de thrash allemand, m'avait mis une bonne claque derrière la tête lors de leur prestation au Graspop en 2002.
Pas vraiment client de ce genre de musique style "thrash old-school", j'avoue néanmoins reconnaitre le côté plaisant sur scène : efficace, direct et sans fioriture.

Cette année au Hellfest, on reprend les mêmes et on recommence !
Son leader Mille Petrozza est passablement (faussement ?) énervé, bien décidé à en découdre et à obtenir la médaille du groupe ayant foutu le plus de bordel dans le mosh-pit. 329e72c23ef2bc9cc8689e2ad8f34a48.jpg
Ses introductions en deviennent même kitsch par moment, de la leçon de vie "we're all... enemy of God" aux sollicitations du genre "êtes-vous prêt à tuer votre voisin ? Pleasure to kiiiilllllllll !" ou bien l'insistant "je sens ici parmi vous une atmosphère vraiment, vraiment, agressive, et vous ? ixtwouiiiime agwechionnn !"
... :)
S'il n'est pas sur la 1ère marche du podium, il ne doit pas en être bien loin car de mémoire, cela fait une éternité que je n'avais pas surveillé mes arrières à ce point !
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Et que ça pogote, et que ça se la joue pit circulaire, saupoudrez le tout de quelques slammeurs à longueur de show et de jets de terre/paille et vous obtenez une joyeuse photographie du site.
Ambiance !

Set-List :

Violent Revolution
Pleasure to Kill
Enemy of God
People of the Lie
Suicide Terrorist
Extreme Agression
Phobia
Betrayer
Flag of Hate
Tormantor


Pause flânerie et shopping après Kreator, histoire de choper un superbe t-shirt d'Emperor, afin d'être monté fin lors des prochaines soirées karaoké parisiennes.
Afin d'être bien placé devant la Main Stage, je décide de "camper" progressivement, à commencer par la prestation de Within Temptation vers 20h.
Là aussi, il s'agit d'une découverte live... Verdict : fadasse !
Les mélodies vocales gnangnantes et ces guitares faisant office de bruit de fond sans vraiment proposer de plans accrocheurs ont eu raison de ma patience. Quel ennui !
Vite, la suite ! Ce sera justement Edguy, d'une oreille attentive puisque présent sur la Gibson Stage. Dommage, j'aurais bien troqué ces derniers sur la Main Stage contre Without Passion, euh... Within Temptation, autant pour moi.

MEGADETH - Main Stage, 21h20/22h20

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Aussi incroyable que cela puisse paraitre, je n'avais vu Megadeth qu'une seule fois en concert en 1997 (tournée suivant "Cryptic writings"), alors qu'ils ont bercé ma jeunesse metallique au même titre que des Metallica ou Iron Maiden que j'ai vu de nombreuses fois.
Le père Mustaine est un docteur ès du riff qui tue et il me tardait de le voir à nouveau !
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Venant de sortir son dernier album "United abominations", c'est tout naturellement sur un "Sleepwalker" envolé que le groupe débute son show. Ne connaissant pas bien encore ce dernier né et plutôt adepte du "vieux" Megadeth (pré-1999 précisément), c'est avec surprise et joie d'entendre aussitôt des "Take no prisoners" (issu de "Rust in peace", bien représenté ce soir-là !) et "Wake up dead" n'ayant pas pris une ride !
Mustaine prend la température du Hellfest et constate qu'il était fort attendu, ce qui n'est pas pour déplaire à son petit ego. C'est tout joyeusement qu'il lance ainsi un nouvel extrait du dernier album, et pas des moindres... "Washington is next !"
"Hangar 18" nous ramène à nouveau 17 ans en arrière et prouve une nouvelle fois, qu'en plus d'être difficile à jouer sur Guitar Hero II, il est également une usine à riffs dans la tradition Mustaine.
L'intermède "France je vous aime" arrive avec un "A tout le monde" et son refrain fédérateur, repris par un Hellfest soudé comme une équipe de rugby en 3e mi-temps.
"Never walk alone..." est un nouvel extrait du dernier album, moins convaincant que ses prédécesseurs je trouve, qui aurait plutôt sa place sur une set-list de 2h, mais pas celle-ci ! J'aurais préféré à sa place un "In my darkest hour"...
Seul moment "ventre-mou" du concert, le rouleau-compresseur Megadeth repart de plus belle sur sa symphonie en mi destructeur, dont le riff principal est scandé d'un "me-ga-deth" en rythme. ENORME !578a1a5142d0d2e6bfa796ceb30d4cd4.jpg
Le nouveau bassiste James LoMenzo introduit vraisemblablement le dernier titre de cette soirée, un "Peace sells" intense et toujours d'actualité 20 ans après.
Dernier titre ? Mustaine et ses sbires ne pouvaient quitter les lieux ainsi, c'est donc sur un dernier titre, "et un bon" aime-t'il préciser, que le show se termine : "HOLY WARS" !

C'est sous les acclamations que Mustaine & Co. saluent le public qui en reprendrait bien une louche, mais ce sera pour une prochaine fois, Blind Guardian entamant son set sur la Gibson Stage.

*** Photos persos ici ***

Set-List :

Sleepwalker
Take No Prisoners
Wake Up Dead
Washington Is Next!
Hangar 18 (1, 2 et 3)
She-Wolf
Gears Of War
Tornado of souls
A Tout le Monde (1, 2 et 3)
Never Walk Alone...A Call To Arms
Symphony Of Destruction
Peace Sells
Holy Wars...the Punishment Due


Me restent quelques 45 minutes de repos sur fond de heavy metal, en attendant Dream Theater...

DREAM THEATER - Main Stage, 23h/0h

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Dream Theater vient lui aussi de publier son dernier album, "Systematic Chaos".
Dans l'attente, il était amusant d'écouter autour de soi les commentaires sur le groupe à venir, relevant plus du cliché pour le néophyte prêtant à sourire que d'une rélle connaissance du combo new-yorkais ("très technique avec des solos chiants", "leur batteur est le meilleur du monde"...).
Coincé entre Megadeth et Emperor sur la Main Stage, il ne fait aucun doute que la Set-List sera orientée sur leur répertoire le plus musclé.
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C'est sur le très moyen "As I am" que le groupe débute, titre ni vraiment intéressant, ni très metal, qui relève plus de la faute de goût qu'autre chose. Dommage, on lui aurait préféré un "The glass prison", comme en 2002 au Graspop !
Passons à la suite, "Panick attack" ou comment Muse sonnerait s'il était un groupe de metal. Efficace en live, il n'en reste pas moins que cette affiliation reste agaçante.
S'ensuivent 2 extraits du dernier album, "Constant motion" et son esprit fleurant bon avec Metallica et "The dark eternal light" faisant plutôt penser à Mudvayne.
Autant sur album ces titres peuvent parfois me faire grincer des dents, autant sur scène je me suis laissé prendre au jeu : ça dépote sévère !
L'interprétation est sans faille, Portnoy est ultra-déterminé derrière son kit et LaBrie est en grande forme vocale.
494d53016e7eecb48f305ab66c72d462.jpgLes voix trafiquées sur "TDEN" sont bien interprétées et renforce le côté massif de ce titre taillé pour la scène, agrémenté d'un solo de Petrucci très typé metal et d'un finish-à-la-Pantera. Un vrai régal !

S'ensuivent 2 classiques du groupe, "Endless sacrifice" et sa montée en puissance et "Home" (seul rescapé de "SFAM"), avant de terminer sur un "Pull me under" gonflé aux anabolisants.

So What ?
La basse du fantastique Myung est omniprésente, LaBrie est en grande forme vocale depuis un moment, Petrucci nous régale de ses riffs et solos, Portnoy est le garant de l'assise du groupe, mais Rudess est bien trop discret dans ce profil musical. dcfb3d59bfb3018d75d21b9026ac8b29.jpg
Oui, Dream Theater est avant tout un groupe de metal et le prouve une nouvelle fois ce soir, avec une performance très proche de celle du Graspop en 2002.
Mais Dream Theater a d'autres cordes à son arc, ces touches expérimentales et progressives avec lesquelles il révèle complètement son identité et qui donnent des "A change of seasons" par exemple, qui d'ailleurs n'aurait pas démérité ce soir-là.
Aussi satisfaisant soit ce concert, il manquait néanmoins le fameux "petit quelque chose qui fait toute la différence" et qui les rend incontournable...

*** Photos persos ici ***

Set-List :

As I Am (1 et 2)
Panick Attack
Constant Motion
The Dark Eternal Night
Endless Sacrifice
Home
Pull Me Under


EMPEROR - Main Stage, 1h/2h10

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Emperor... LE groupe de black metal par excellence selon moi, celui dont j'ai assurément le plus regretté la séparation (fin 2001 et un album posthume jamais défendu sur scène : "Prometheus : the disciple of fire & demise") et pour lequel j'ai le plus d'admiration (Dimmu Borgir les talonnant de très près).

Après un speech de l'organisateur du festival remerciant les bénévoles et s'excusant suite aux difficultés rencontrées au fil des journées (notamment l'annulation de Korn), le tour-manager d'Emperor introduit la montée sur scène du groupe...
"THE EMPEROR HAS RETURNED !"
Lights off, GROS FRISSONS !!!

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Ihsahn (chant/guitare), Samoth (guitare), Trym (batterie) et Secthdamon (basse) montent sur scène dans une obscurité totale (et ce n'est pas la Lune qui va nous éclairer), pour balancer les 3 1ers titres du 1er album "In the nightside eclipse".
Incroyable ! A l'issue de ces 3 titres, bien que le concert ne fasse que commencer, la messe est dite : c'est ULTIME !!!
Le Hellfest commence à mesurer l'intensité de l'événement. Ihsahn prend "la température", malgré l'heure tardive et le temps pluvieux, et balance la suite (issue de "IX Equilibrium") : "An elegy of Icaros" et surtout "Curse you all men !", ou comment réveiller des festivaliers en peine pendant les intermèdes.
1 seul et malheureux extrait du dernier album en date - ce sera mon seul regret - "In the wordless chamber" et ses envolées de cuivres (samplées, of course) soutenant le rythme effréné de ce titre ravageur.

C'est un véritable pluie de hits atomiseurs, piochant tour à tour dans les différents albums avec aisance, le groupe s'étant forgé un répertoire de qualité au fil des années.

C'est également une situation assez paradoxale : une très grande partie du public connait à fond les titres du groupe, alors que celui-ci s'est très peu produit sur scène avant de splitter en 2001.
Il y a donc un public de masse et un following très important de la part de celui-ci.
On ne peut que d'autant plus regretter le caractère éphémère de l'événement : ce sera vraisemblablement notre dernier concert d'Emperor.
Chaque seconde vaut de l'or et le groupe s'attache à faire fructifier ce capital : comment résister à un finish pareil "Inno a satana" / "I am the black wizards", couronné par un "Ye entrancemperium" MA-GIS-TRAL ???

Le glas a sonné, Emperor s'en est allé, quittant un public abasourdi.
La journée de dimanche était de très haut niveau, surtout sur la Main Stage, mais Emperor a pleinement justifié sa position sur l'affiche : c'était définitivement au-delà.
Hors concours !

Un événement magique, rare, intense, fou, surnaturel, qui valait bien toutes les peines du monde.

PUTAIN J'Y ETAIS !!!!!

*** Photos persos ici ***

Set-List :

Medley : Into the infinity of thoughts / The burning shadows of silence / Cosmic keys to my creations and times
An elegy of Icaros
Curse you all men!
In the worldless chamber
The Majesty of the nightsky
The loss and curse of reverence
Thus spake the nightspirit
With strength I burn
Inno a satana (1 et 2)
I am the black wizards
Ye entrancemperium

Un grand merci à Bertrand qui aura eu la gentillesse de me ramener en gare de Nantes, me permettant de prendre le 1er TGV en direction de Paris (5h) et de me préparer sereinement avant de reprendre "une vie normale", des souvenirs plein la tête...

01/07/2007

Muse - Parc des Princes, 23/06/07

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Après 2 Bercy pleins comme un oeuf en décembre dernier, Muse remet le couvert cet été pour quelques dates en France, dont les Arènes de Nîmes et le Parc des Princes.
Réticent au 1er abord à l'idée de me rendre dans cette "fleur de béton" pour cause de qualités sonores déplorables, je me suis finallement convaincu d'y emmener ma "petite" soeur (de 16 ans, faut-il préciser), pour son 1er concert de son groupe préféré. La relève est assurée :)
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La 1ère partie est assurée par Archive, sorte de groupe instable dans la veine "trip-hop/rock", me faisant parfois penser à un Massive Attack en mauvaise forme. Bref, rien de bien palpitant, si ce n'est une surprise de taille : le son est correct !
Qu'ouïe-je ???

21h30, vient le tour de Muse.
Matthew, Dominic & Chris apparaissent au milieu du stade, dans un jeyser de fumées et de confettis, ralliant la scène par une passerelle, au milieu d'une foule déjà en transe, belle entrée en matière ! 82c16a7d4851731805abcf7e2629b773.jpg
Comme sur la 2de date de Bercy en décembre dernier, c'est sur l'épique "Knights of Cydonia" qu'ils lancent les hostilités, enchainé par un "Hysteria" monumental.
1er constat : le son est d'une qualité rare pour le Parc des Princes ! Puissant et clair, c'est une belle performance pour l'équipe d'ingés son entourant le groupe, capable de les faire sonner proprement quel que soit le lieu.

Côté scène, le show est sensiblement différent de celui du leg de la fin d'année dernière, proposant toujours cette infrastructure metallique, mais agrémentée de paraboles et de néons.
Soulignons également les prouesses acrobatiques accomplies par 2 gazelles à partir de ballons dirigeables lors de "Blackout", dans un Parc à l'obscurité illuminée par les téléphones portables (à la demande de Dominic), tel un ciel étoilé.

A noter, la présence du trompettiste sur les "City of delusion" et "Hoodoo", comme lors de la 2de date de Bercy.
Ceux qui se seront contentés de la 1ère date de Bercy et qui auront fait l'impasse sur cette venue au Parc vont pouvoir s'en mordre les doigts (Arnaud & Seb, si vous me lisez...).

a68e23eb6be0449d2d62bcf7ebbf004b.jpgCôté set-list, quelques nouveautés par rapport à leur précédente venue, notamment un "Sunburn" du plus bel effet entièrement joué au piano par Matthew, une reprise des Shadows qui ne déparaillerait pas dans le répertoire de Muse, un "Unintended" à fleur de peau avant le bouquet final "Bliss"/"Plug in baby"/"Stockholm Syndrome".
Tout simplement MA-GIS-TRAL !!!

Enfin, "Take a bow" pour conclure ce tour de force (comme à Bercy, 2de date), titre plutôt prédisposé à introduire une suite... une invitation à revenir au prochain concert ?
Perso, j'aime bien ce finish façon "to be continued".

Verdict ?
Ce concert ne fait qu'enfoncer le clou, une fois de plus !
Un an après sa sortie, "Black holes and revelations" est tout aussi indispensable dans la discographie du groupe que les précédents albums, faisant partie intégrante de "l'idendité Muse", en témoignent les interprétations live de ses extraits.
Muse a réussi - en l'espace d'une décennie - à inscrire son nom dans l'histoire du rock en s'avérant être l'un des groupes les plus intéressants du moment et en fédérant différentes générations autour de son oeuvre.
Au passage, Matthew Bellamy s'impose comme l'un des songwriters les plus talenteux et inspirés du milieu, rien que ça...

Vivement la suite !!!

*** Photos extraites du site Microcuts, nombreuses autres photos ici ***

Set-List :

Knights of Cydonia
Hysteria
Supermassive Black Hole (1 et 2)
Map of the Problematique
City of Delusion (1, 2, 3 et 4)
Butterflies & Hurricanes (1 et 2)
Micro Cuts (1, 2 et 3)
Hoodoo (1, 2 et 3)
Apocalypse Please (1 et 2)
Feeling Good
Sunburn (piano)
Invincible
Starlight
Man of Mystery (reprise des Shadows)
Time Is Running Out
New Born
Unintended
Blackout (1 et 2)
Bliss
Plug In Baby
Stockholm Syndrome
Take a Bow

27/06/2007

Rock Of Ages (Queen Tribute) - Fête de la Musique/Starbucks Opéra, 21/06/07

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Coincés entre le Starbucks et la voie de bus de l'avenue de l'Opéra, c'est un espace confiné dont dispose ce groupe de reprises dédié à Queen, comptant dans ses rangs notamment Fabien LABONDE, claviériste émérite dont je vous invite à consulter le site Internet.

Ayant malheureusement pris le train en marche à partir de "Tie your mother down", je ne pourrai pas parler des "Love of my life" ou "Now I'm here".
Soyons franc : la perfection n'est pas de mise, loin de là, en témoignent les quelques loupés, ce qui est tout à fait normal, étant donné la complexité des arrangements de certains titres de la Reine.
Saluons néanmoins les belles performances vocales & choeurs, la bonne idée de proposer quelques medleys bien sentis ("Bohemian Rhapsody"/"Killer Queen") et la bonne humeur générale dégagée !Le son de guitare est assez fidèle au son de Brian May, grâce à la magnifique Burns Red Special tricotée par le guitariste, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Alternant les tubes ("Fat bottomed girls", "I want it all"...), les montagnes russes ("Innuendo", "Bohemian Rhapsody"), les titres plus confidentiels ("Lazing...", "Great king cat") et les intros/outros "Procession" et "God save the Queen", R.O.A. propose un beau patchwork de l'oeuvre du groupe, avec les moyens du bord, beaucoup de fun et de passion !

L'interprétation ne fut pas irréprochable, loin de là, mais l'essentiel était présent : le plaisir, partagé entre tous !

A revoir dans de meilleures conditions.

*** Album photo perso ici ***

Set-List :

Procession
Now I'm Here
Great King Rat
Father to son
White Queen
Ogre Battle
The Fairy Feller's Master-Stroke
Nevermore/The march of the black queen
'39
Love Of My Life
Tie Your Mother Down
Death On Two Legs
Lazing On A Sunday Afternoon
Innuendo
Fat Bottomed Girls
Spread your wings
Radio Ga Ga
I Want It All
Bohemian Rhapsody / Killer Queen
Was It All Worth It / We Will Rock You
We Are The Champions
God Save The Queen

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