05/05/2008
2 jours à tuer

Difficile, très difficile de parler de ce film tiré du roman éponyme de François d'Epenoux sans trop en dévoiler... alors parlons un peu de l'auteur !
F. d'Epenoux est rédacteur publicitaire et auteur de 4 ouvrages à ce jour ("Les bobos me font mal", "Gaby", "Les papas du dimanche" et "2 jours à tuer"), romans oniriques de préférence, tous articulés autour de l'humain sur fond de réflexions sociologiques (les bourgeois bohèmes, les pères divorcés...).
Réalisée par Jean Becker (Elisa, Les enfants du marais, Effroyables jardins...), cette transposition à l'écran du roman permet à Albert Dupontel d'incarner Antoine Méliot, un publicitaire - n'ayant rien à voir avec le profil dessiné par 99 Francs - décidant de tout plaquer du jour au lendemain, travail et famille, afin de profiter enfin de la vie, d'aspirer à de nouvelles activités, de s'ouvrir à de nouveaux sentiments.
La rupture est brutale et donne lieu à des scènes jubilatoires, comme l'exposé devant le client et surtout la scène du repas entre amis.
Seulement, est-ce bien sa destinée ?
Pas un mot de plus...
Il convient de souligner l'éblouissante composition de Dupontel, mêlant cynisme et sensibilité avec beaucoup de tact, dans un rôle tout en justesse et en précision.
Un Dupontel franchement convaincant une nouvelle fois, poussant le spectateur dans ses derniers retranchements après l'avoir séduit, suscitant l'émoi de manière un peu abrupte certes, mais avec élégance.
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04/05/2008
Iron Man

Iron Man, ou le super-héros self-made man le plus humain de toute la bande Marvel.
Longtemps attendu bien que moins grand public que ses prédécesseurs, Iron Man surfe sur la lancée des héros Marvel de Stan Lee mis à l'écran.
Brillamment interprété par Robert Downey Jr., sorte de croisement improbable entre Al Pacino et José Garcia (le même regard !), Tony Stark n'est plus à présenter : génie créatif, milliardaire et héritier naïf de Stark Industries, fleuron de l'industrie américaine de l'armement dirigé en binôme avec l'inquiétant Obadiah Stane, il rentre dans un processus de rédemption en se faisant justicier des crimes comis par l'usage de ses armes.
On apprécie la génèse progressive et méticuleuse du personnage Iron Man, prouesse de technologie tout comme la splendide Audi R8 (110KE au garrot), la marque aux 4 anneaux ayant le quasi-monopole du film (hormis sur le champ de guerre, chasse gardée de l'indétrônable Hummer).
Le film est accompagné d'une bande-son loin de me déplaire, digne d'un tel film d'action: "Back in black" d'AC/DC en intro, "Institutionalized" de Suicidal Tendencies, "Iron Man" de Black Sabbath en fin de film (aurait-il pu en être autrement ?)...
Bien que s'étalant sur 2 heures, le film laisse un peu le spectateur sur sa faim, celui-ci n'ayant pas encore assisté à la scène de combat d'anthologie promise par cette mise en bouche et révélant les pleines capacités de l'ingénieuse armure créée par Tony Stark.
Ne serait-ce que les prémices d'épisodes à venir, destinée de tout super-héro porté à l'écran et faisant un carton au box-office ?
Dans ce cas Chef, la suite et vite !
Note : il est conseillé de rester assis pendant le générique de fin... faisant taire ainsi une des rumeurs circulant à propos de ce film et confirmant une suite plus que logique.
Enfin, anecdote amusante : le budget de ce film "n'est que" de 75 M$... rappelons-nous les 79 M€ d'Astérix aux J.O...
03:45 Publié dans Cinéma - DVD | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, Iron Man, Robert Downey Jr

