09/02/2008
Astérix aux Jeux Olympiques

Annoncé comme étant LA grosse production française de cette année, que se cache-t'il derrière cette débauche de moyens, à savoir une distribution façon "Dream-Team" populaire et des chiffres à donner le tourni (un budget de 78 millions d'Euros) ?
La bande-annonce ainsi que toute la promotion faite autour de cet "événement" national ne laissait rien augurer de bon, il faut l'avouer.
Sentiment confirmé, hélas...
On a plus le sentiment de voir le cinéma français se féliciter de la réalisation d'un tel blockbuster en se regardant le nombril, n'oubliant pas de rappeler "la participation exceptionnelle d'Alain Delon", aussi bien en promo que pendant les génériques de début et de fin de film. On finirait par croire que cette reconnaissance est contractuelle...
Chacun joue pour soi et personne ne tire son épingle du jeu.
Pire, cela peut même représenter une mauvaise carte de visite pour certains, voire conclure une carrière de manière bien décevante (Panoramix étant l'un des derniers rôles de Jean-Pierre Cassel, décédé en avril 2007).
Débarrassé de ce boulet de Clavier, Astérix se voit interprété par un Clovis Cornillac en petite forme, effacé.
Gérard Depardieu reste égal à lui-même, proposant un personnage fidèle à la BD.
Mais on se demande vraiment pourquoi une valeur sûre comme Poelvoorde est à côté de la plaque...
Qui plus est, on nous sert quelques guests irritants (Francis Lalanne) ou insignifiants (Jean Todt).
Selon Thomas Langmann, ce film est articulé autour de 2 idées. En voilà une bonne nouvelle ! Serions-nous passer à côté ?
Voyons les réponses : "duo-duel entre César (Alain Delon) et Brutus (Benoit Poelvoorde) et histoire d'amour entre le jeune Gaulois Alafolix (Stéphane Rousseau) et la Princesse grecque Irina (Vanessa Hessler, de la pub Alice), elle-même convoitée par Brutus".
C'est à se demander si Langmann se prend au sérieux, ou bien alors n'est-ce qu'une grosse farce ?
Des idées, ce film n'en comporte aucune, ou presque, ne faisant que repiquer le répertoire de ses vedettes. Citons à titre d'exemple Dubosc et son "alors, on n'attend pas Assurancetourix ?" (singeant sa célèbre réplique tirée de Camping), Elie Semoun et son jeu rappelant fortement ses petites annonces...
Seuls quelques sursauts sont à signaler : la course de chars, les dernières minutes du film rappelant le ton ultra-décalé du précédent épisode réalisé sous la houlette d'Alain Chabat, ainsi que le personnage de savant-fou joué par José Garcia mais trop peu développé dans le film.
Une bagatelle à 78 millions d'Euros, pour un résultat fadasse.
Je n'imaginais même pas qu'on puisse atteindre le degré zéro de cette manière avec autant de moyens à disposition. Quelle honte !
Je n'ai pourtant pas pour habitude de démonter ici ce que je n'aime pas ou ce qui me parait sans intérêt.
A ce prix, ce film devait impérativement faire parler de lui. C'est chose faite !
A oublier.
02:45 Publié dans Screen It Loud (ciné) | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Astérix, Cornillac, Depardieu, Delon, Poelvoorde, Dubosc, Zidane

