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31/07/2007

Mass Hysteria - Une somme de détails

c1fe613aae26a3b0287b610aef9c3b78.jpgLa vie est parfois injuste. Pourquoi notre si belle langue française est-elle plus difficile à faire sonner dans un contexte musical rock que la langue de Shakespeare ?
Est-ce parce que notre langue est plus riche et plus complexe phonétiquement, ou bien est-ce une simple question culturelle ? La réponse est certainement un mix des 2 hypothèses...

Quoi qu'il en soit, Mass Hysteria fait partie des quelques groupes rock comme Dionysos, Noir Désir et autres, suffisamment à l'aise pour jouer de métaphores, rimes et autres parades verbales.

Que l'attente fut longue, très longue... 8 années se sont écoulées depuis "Contraddiction", le dernier album couillu des Bretons !
Entretemps, de nombreux concerts toujours aussi percutants, un passage à vide avec 2 albums aux sonorités pop/rock ("De cercle en cercle" en 2001 et "Mass Hysteria" en 2005) pas foncièrment mauvais mais plutôt mous du genou et le second guitariste préférant se consacrer à son nouveau bébé Aaron.

Dès l'écoute du 1er titre, le constat est clair : Mister Gros Son est de retour, Miss Inspiration également, ces derniers ayant eu tendance à s'effacer.
Mass Hysteria est avant tout un groupe taillé pour la scène et cet album accentue ce trait de caractère : les titres sont directs (aux alentours des 3mn), sans fioriture, entêtants pour les meilleurs, énergiques.

Tout n'est évidemment pas parfait pour ce "retour", notamment certains riffs de guitare en béton mais parfois trop conventionnels.
Mais ne boudons pas notre plaisir. Comment ne pas bondir sur son lit à l'écoute de brûlots tels que "Babylone" (et son break à la Metallica) ou le volcanique "Killing the hype" (Yang involontaire de "Respect to the dancefloor") ?
Comment résister à la puissance sauce Slayer avec "Une joie kamikaze", au superbe "Briller pour toi" (avec la chanteuse de Dolly) digne d'un Deftones des grandes heures ?

Non vraiment, Mass Hysteria est de retour avec un album sévèrement burné, ne nous en privons pas !
La prochaine fois les gars, ce sera à celui qui a la plus longue...

12:25 Publié dans Musique - Albums | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Rock français, Mass Hysteria, metal

26/07/2007

Chris Cornell - Showcase, 15/05/07

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Photo prise par Thomas Jaëglé


C'est avec "un peu de retard" que je me lance sur ce compte-rendu du concert de l'ex-Audioslave et ex-Soundgarden Chris Cornell, ayant eu lieu il y a... 2 mois au très branchouille Showcase.

Le Showcase est une discothèque sur les quais de Seine, sous le pont Alexandre III.
Murs et voutes en pierre, on se croirait dans une cave aménagée, avec vue sur l'infrastructure metallique du pont.
Charmant.
Le plus parisien des Américains (étant propriétaire d'un resto/discothèque, le Black Calavados), joue donc à domicile, dans un état d'esprit "Veni, Vedi, Voici".

Non, ce soir-là, Cornell n'a pas vaincu.
Il faut dire que les conditions ne s'y prêtaient guère, cette salle ayant plutôt l'habitude d'accueillir la jeunesse parisienne "d'en haut" venant fêter leurs plus-values boursières que des rockers harder & stronger.
Le public était en conséquence : mi-caviar mi-oeuf mimosa. On a vu mieux pour soutenir un monstre pareil.

Cornell n'a pas vaincu, certes, mais suffisamment convaincu à travers son répertoire déployé ce soir, que ce soit issu de Soundgarden, Temple Of The Dog, Audiolsave ou sa carrière solo.

"Spoonman" faisant office de rodage et de prise de repères, la machine de séduction Cornell est lancée, en témoigne un "Outshined" débordant de classe.
Se délecter de quelques classiques de Soundgarden était un rêve encore inaccessible récemment, c'est chose faite maintenant, et dans quelles conditions !
Les musiciens entourant Cornell touchent leur bille, notamment la paire de guitaristes parfaitement huilée.
Quel délice d'entendre des "Rusty Cage" ou l'intense "Jesus Christ Pose" !

La bande à Cornell surprend par sa maitrise, mais également par les choix : 2 titres de Temple Of The Dog (projet éphémère ayant réuni le gratin de Seattle de l'époque, à savoir Cornell associé à des musiciens de Pearl Jam), ainsi que le titre "Seasons" ayant figuré sur la bande originale du film "Singles".
De B.O.F., nous aurons droit également à l'excellent "You know my name" figurant sur le dernier James Bond "Casino Royale".

Soundgarden, Temple Of The Dog, toutes ces masterpieces c'est déjà exceptionnel mais j'attendais aussi de l'Audioslave, notamment extrait de "Revelations", le dernier album en date avant le split. Manque de bol, c'est "Original fire" qui est jouée, alors qu'une chanson comme "Wide awake" nous aurait tous mis à terre !
Ajoutez à cela une version "Cochise" mollassonne et vous comprendrez qu'on en vient un peu à bailler au... Cornell (celle-là, on n'a jamais du la faire...).
Oui mais voilà, surprise de taille : "What you are", présentée par Cornell comme étant une chanson d'Audioslave qu'il aime beaucoup mais peu jouée avec son ancienne formation.
On retiendra également un poignant "I am the highway" et un "Like a stone" en tout dernier rappel, livré comme une fleur au public.

Cerise sur le gâteau, 2 reprises : une version de "Billie Jean" de Bambie totalement retravaillée (et présente sur son nouvel album solo "Carry on") et méconnaissable à la 1ère écoute mais réussie, et une interprétation toute en finesse de "Redemption song" de Bob Marley par Cornell himself en rappel juste avant "Like a stone".
Frissonnant !

"I'll wait for you there, liiiiiike aaaa sttooonnne !" s'égosille le père Cornell.
Oui Chris, nous aussi nous attendons ta prochaine venue sur une scène parisienne de pied ferme.
Mais pas dans cette enceinte en pierres du Showcase, pas cette fois-là !


Set-List :

Spoonman (Soundgarden)
Outshined (Soundgarden)
Original fire (Audioslave)
Arms around your love (solo)
You know my name (solo, BOF "Casino Royale")
What you are (Audiolsave)
Rusty Cage (Soundgarden)
Seasons (BOF "Singles")
I am the highway (Audioslave)
Can't change me (solo)
Scar on the sky (solo)
Doesn't remind me (Audioslave)
Cochise (Audioslave)
Billie Jean (Michael Jackson)
No such things (solo)
Jesus Christ Pose (Soundgarden)
Mission (solo)
Say hello 2 heaven (Temple Of The Dog)
Black hole sun (Soundgarden)

Rappel :

Call me a dog (Temple Of The Dog)
Redemption song (Bob Marley)
Like a stone (Audioslave)

22:20 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Concert rock, Showcase, Soundgarden, Audioslave, Cornell

23/07/2007

Die Hard 4 - Retour en enfer



Bruce Willis est de retour pour un des tout 1ers blockbusters de la saison estivale 2007.
Fidèle à la tradition Die Hard, Willis peut compter seulement sur lui-même pour affronter les méchants terroristes, dans un melting-pot réunissant action, cascades, humour léger, sueurs froides et peurs de Monsieur-Tout-Le-Monde.

Moderne, cet épisode est complètement ancré dans notre siècle.
Le pitch s'articule autour du cyber-terrorisme, dans une Amérique dépendante et vulnérable.
En effet, Gabriel est un hacker, ancien du Ministère de la Défense, ayant démontré que les systèmes étaient des vrais paniers percés, au grand dam de sa hiérarchie préférant faire l'autruche.
Limogé et vexé de ne pas être reconnu pour ses compétences, il décide donc de mettre à profit ses découvertes et son savoir-faire, s'amusant à observer les traders paniqués par la chute des cours de bourse ou à manipuler les feux de circulation tel un gamin jouant aux petites voitures.

Nouveauté, de poids : la menace n'est plus arabe ou russe, mais américano-française.
Doit-on y voir un clin d'oeil de la part des scénaristes ? Je pense qu'il ne faut aller chercher plus loin que cela.
Tout comme le film en lui-même : pas la peine de dénicher des qualités que le film ne prétend pas posséder.
Tout n'est que poudre aux yeux, des cascades et scènes d'action allant crescendo et atteignant le ridicule lorsque McLane résiste aux assauts d'un avion de chasse au pilote écervelé ne sachant même pas viser, et personnages peu travaillés et trop caricaturaux (comme le génie de l'informatique vivant chez maman s'empiffrant à longueur de journée).

En bref, un bon épisode respectant la "trilogie" qui commence à dater et fidèle aux codes de celle-ci, qui ravira les inconditionnels de Willis et tous ceux qui vouent un culte à l'idéologie de l'individualisme.
Souhaitons que ce soit le dernier, il serait dommage d'alourdir la série avec "l'épisode de trop."

23:50 Publié dans Cinéma - DVD | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Bruce Willis, Cinéma

20/07/2007

Soirée Vieux Millésimes - La Maison du Whisky, 11/07/07

Inscrit depuis un peu plus d'un an au club de La Maison du Whisky à Paris, j'honore mon 1er commentaire de soirée dégustation.

Après une soirée de l'année manquée en grande partie le mois dernier dans un cadre prestigieux pour cause de RDV professionnel qui s'est éternisé (mais ayant eu tout de même l'honneur d'aller à l'essentiel : les succulents macarons de Pierre Hermé !), je ne pouvais pas passer à côté de la soirée Vieux Millésimes d'avant les vacances, ayant lieu à la boutique.

Et quelle soirée, one more time !
4 whiskies dont 2 Islay (ce qui n'est pas pour me déplaire), une découverte bluffante et un 40 d'âge pour clore la soirée... what else ?!

Animée par Jean-Marc Bellier et Thierry Bénitah, cette soirée est, une fois n'est pas coutume, parfaitement huilée.
Suivant une trame logique, cette dégustation a permis d'apprécier la montée en puissance progressive des différents nectars.


1er whisky : Laphroaig 30 ans, 1967, 43%.
Voilà un whisky capable de charmer mon nez sensible ! Peu agressif, vraiment agréable, mais je ne vais pas m'attarder plus que cela car j'estime ne pas avoir - à ce jour - un "nez à whisky".
Islay dans la tradition Laphroaig, l'aspect fumé cependant atténué, au profit de saveurs plus complexes.
Une bouche sur des tonalités fruits rouges, canelle/vanille, enrobé d'un aspect poivré.
Une finale fine et légère, qui amène le verre suivant un peu trop facilement à notre goût, occultant l'aspect purement dégustatif du breuvage.
Prix : 299 Euros.

2e whisky (à l'aveugle) : Karuizawa, 1988, 59,8%.
Quand la question de la provenance est posée sur ce type de produit vraiment surprenant, évoquer le Japon devient un réflexe qui mène régulièrement sur une piste sérieuse.
Ce fut à nouveau le cas !
Single malt Japonais vieilli en fût de sherry, très beau produit, aux saveurs d'agrumes (citron/orange), épicé, longueur en bouche révélatrice d'un caractère bien marqué.
Des notes herbacées et oléagineuses viennent accompagner la touche fumée lors d'une finale aussi longue qu'une partie de Monopoly.
Petit coup de coeur avoué !
Prix : 95 Euros.

3e whisky : Port Ellen 24 ans, Closed Distilleries "Part des Anges", 1982, 58,7%.
La distillerie de Port Ellen n'étant plus, ses produits deviennent des raretés prisées.
S'attarder sur ce nectar est donc un privilège, surtout lorsque celui-ci vous le rend bien.
Tourbé car Islay, mais équilibré par des parfums concentrés de type fruits arrivant à maturité.
La finale est de toute beauté, comme un whisky tirant sa révérence.
Gros coup de coeur !
Prix : 159 Euros.

4e whisky : Glen Grant 40 ans, 1965, 56,8%, Signatory Vintage.
De couleur boisée, ce single malt a été vieilli en fût de sherry sans aucun doute !
Au nez, le porto est évoqué à de nombreuses reprises ce qui n'est, en soi, pas une surprise.
De surprise justement, il en manque sincèrement.
Complètement ancré dans la typicité du vieux millésime, qualité et valeur sûre définissent ses principaux atouts. L'amateur de whisky chevronné est ici en terrain balisé.
Je suis certainement un peu trop jeune pour apprécier gustativement la valeur de ce type de whisky, bien que je reconnaisse son caractère exceptionnel.
J'ai besoin d'aventure, d'étonnement, de découverte !
Prix : 299 Euros.


Je rejoins en grande partie l'avis de mon comparse sur ces whiskies qui, s'il n'était pas "informaticien", serait un parfait journaliste à Whisky Magazine !

Quelques macarons Ladurée parfums café, rose et menthe en fin de soirée, ne seront pas suffisants pour occulter ces précieuses saveurs de notre palais !

Une bien belle soirée avant les vacances, en guise d'entracte, dans l'attente du Whisky Live à la rentrée chez Christie's !

16:10 Publié dans Whisky | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Whisky, Maison du Whisky, Alcool

11/07/2007

Satellite Party - Trabendo, 02/07/07

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Satellite Party est une jeune formation qui, sur le papier, s'avère totalement inconnue au 1er abord.
Mais quand on sait qu'elle est portée par le duo Perry Farrell (chant, ex-Jane's Addiction) / Nuno Bettencourt (guitare, ex-Extreme), les connaisseurs diront qu'elle a tout d'une grande !
Side-project de type "étoile filante", il est impensable de manquer un tel événement, sachant que leurs venues respectives se font plutôt rares dans nos contrées. Depuis combien de temps Nuno n'a pas foulé une scène française ? Pffff... la réponse doit se trouver dans le Quid 1995.
804492ed89e4e1f0af1987ba4d2990ab.jpgPour être tout à fait honnête, je ne suis pas un fin connaisseur de ces 2 pointures. L'occasion fait le larron, et malgré un prix un peu élevé de la place, je ne pouvais manquer cette occasion (unique ?) de voir Nuno, les quelques écoutes furtives de l'album ayant suffi à me convaincre.

Bien m'en a pris !!!
J'y ai découvert un Perry Farrell unique en son genre, adorable comme un chou, partageant son propre monde, l'artiste à l'état pur.
C'est frais, osé, passionné, dépaysant, festif, musical... les superlatifs me manquent !
1cca5245456f1ef03c63f58982e90379.jpgSe reposant sur une assise rythmique sans faille et le soutien de 2 choristes (dont la femme de Perry et une charmante guitariste/claviériste en herbe), le duo Farrell/Bettencourt peut ainsi se lâcher totalement, pour notre plus grand bonheur.

Je vous invite à consulter le commentaire du spécialiste en la matière, "prêt à mourir en paix" (it's a joke, dude !).
Un parfait résumé !
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Posez également une oreille sur l'album, un vrai coup de pied dans la fourmillière !

Quelques vidéos :

Wish upon a dog star
Cupid's Dead

10:25 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Extreme, Jane's Addiction, Nuno Bettencourt, Perry Farrell, Trabendo, concert

Hellfest - Clisson, 24/06/07

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Le Hellfest est, sur le papier, le festival metal estival (a.k.a. "Summer Open Air") qu'il manquait à la France, permettant de nous aligner sur les mega-festivals de nos voisins européens (Gods of Metal, Graspop, Wacken...).
Cette 2e édition confirme cette volonté de se hisser au niveau de ces derniers avec une affiche bougrement alléchante qui n'a rien à envier à nos voisins, si ce n'est... l'organisation ! Mais n'ayant pas ou peu vécu ces désagréments, je vous laisse gré de consulter les avis de ceux qui ont vécu le "côté obscur du Hellfest".

Cette année, le festival se déroule du 22 au 24 juin, et hasard des calendriers, Muse au Parc des Princes vient s'intercaler le samedi 23.
Il se trouve que c'est la journée du dimanche qui me parait immanquable : une alliance entre groupes uniques à représentations exceptionnelles (Atheist et Emperor, reformés l'an dernier pour quelques festivals, mettent un terme à leurs retours respectifs cette année) et gros calibres (Dream Theater, Megadeth, Scarve, Edguy, Blind Guardian, Behemoth).
Amer à l'idée de manquer cette journée, je ne peux que me résigner (l'avant-veille) à organiser rapidement cette "expédition" en pays nantais, dans les délais impartis !

Les photos du samedi c'est par ici
Merci Cédric !

Après un TGV bien matinal à Montparnasse, une courte escapade autour de la gare de Nantes, un TER en direction de Clisson et une traversée du pays façon "touriste du dimanche", me voici sur ce vaste champ labouré les 2 jours précédents par les festivaliers.

Les Français de Manigance et de Heavenly ont ouvert le bal dominical, pendant que je longeais les abords du site en vue d'accéder au Saint Graal, la "fameuse" entrée (Photo).
Définitivement, ces 2 groupes n'apportent rien, les allemands d'Helloween ayant fait 100 fois mieux il y a 20 ans.
Non, mes 1ers clients étaient les Italiens d' Ephel Duath, groupe complètement barré mélangeant de nombreux styles (m'ayant plus séduits sur album que sur scène) et surtout les Nancéens de Scarve.

Here they are...


SCARVE - Gibson Stage, 15h30/16h

Groupe français que j'adule depuis leurs débuts, je suis dubitatif quant à leur avenir, suite aux événements ayant ponctué les 12 derniers mois, à savoir le départ des 2 chanteurs Guillaume Bideau (engagé chez Mnemic) & Pierrick Valence (se concentrant à 100% sur Phazm), ainsi que la non-disponibilité pour une échéance inconnue du batteur et co-fondateur Dirk Verbeuren), ayant rejoint les rangs de Soilwork).
Bien que le dernier album "The Undercurrent" disponible depuis peu soit une belle réussite étant donné le climat dans lequel il fut enregistré, et que le mystère du (des) remplaçant's) inconnu(s) soit à élucider, j'avais comme une mauvaise appréhension avant le début du concert.

Dès leur montée sur scène, le secret est levé : c'est Bob de Watcha, l'homme à la tignasse tentaculaire, qui assure l'intérim.
Un sentiment général de flottement règne, le son est très moyen, voire mauvais, seul le noyau dur du groupe (la paire de guitaristes) semble y croire vraiment.
Le chanteur de Watcha faisait son possible pour alterner voix claires & growls, avouons qu'il s'en est relativement bien sorti de par la tâche et le délai attribué.
Le Danois derrière le kit assure sans problème les parties de batterie de Dirk, mais malheureusement rien n'y fait : bien que la set-list soit à faire pâlir, la sauce ne prend pas.

Ne nous voilons pas la face, Scarve n'était pas sous son meilleur jour, souhaitons-lui un avenir meilleur.

Set-List :

Fireproven
Endangered
The plundered
Asphyxiate
Senseless
Mirthless perspectives
An emptier void
Irradiant


Un peu de repos avec Dark Tranquility, groupe dont je n'ai jamais pris le temps de me pencher sur leur discographie.
Etant adepte de la découverte live, je reconnais avoir été captivé par leur prestation. Il n'est jamais trop tard...

Une fois le concert terminé, je vais me positionner minutieusement devant la Main Stage pour Atheist, sur fond sonore d'Aborted, les "garçons bouchers belges", se démenant sur la Gibson Stage.

ATHEIST - Main Stage, 17h10/17h50

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Atheist, groupe majeur de la mouvance death technique et inventif du début des années 90 avec leurs compères Pestilence, Death, Sadus, Cynic et bien d'autres, s'est reformé l'an dernier à l'occasion de quelques festivals (dont le Wacken en 2006) avec dans ses rangs le noyau dur Kelly Shaefer (chant/guitare) et Steve Flynn (batterie), ainsi que Tony Choy (basse).
Rand Burkey (guitare) n'est pas de la partie et Kelly Shaefer ne pouvant jouer de son instrument, c'est la paire de gratteux issue de Gnostic, le groupe actuel du batteur Steve Flynn, qui assure avec brio les structures rythmiques et solis complexes. 05ebfdcc845b94467c0f017d7c140504.jpg

L'accent est mis sur la période du groupe avec Roger Patterson, le regretté et génial bassiste originel décédé dans un accident de la route en présence de ses camarades (destin troublant, similaire à celui de Cliff Burton de Metallica), puisque seuls 2 titres de l'album "Elements" sont joués (album non composé avec Roger Patterson).

L'enchainement "Unquestionable presence" et "On they slay" lance les hostilités de fort belle manière et présente une section rythmique hyper carrée.
3e45c093cd9261798efb763e67df38b5.jpg"Mineral" et "Air", aux accents plus jazzy & groovy, viendront s'intercaler dans ce déluge de météorites, permettant aux festivaliers de reprendre leur souffle avant le tryptique final issu de l'album "Unquestionable presence".
Le public en redemande et Atheist de conclure sur un "Piece of time" hautement symbolique !

Tony Choy finira même par jeter à 2 ou 3 mètres de moi son magnifique t-shirt à l'effigie de Roger Patterson, je ne participerai pas à à la lutte ayant duré un bon 1/4 d'heure entre 3 kids pour l'obtention de ce collector.

Ce concert ayant visiblement été filmé dans l'optique d'un DVD, souhaitons que ce dernier soit à la hauteur de l'événement afin de prendre place fièrement aux côtés des "Piece of time", Unquestionable presence" et "Elements".

Atheist est mort, vive Atheist !

"Here we stand at a hallway with nothing but open doors,
venture in your human existence awaits there for you,
It's your piece of time"

*** Photos persos ici ***

Set-List :

Unquestionable presence
On they slay
Mineral
Unholy war
Retribution
Air
An incarnation's dream
Mother man
And the psychic saw
Piece of time


Il est 18h ou presque et les polonais de Behemoth entament leur set sur la Gibson Stage.
Ca bucheronne sévère, même d'une oreille lontaine, mais je vais préférer la pause restauration et hydratation, car jusque-là le beau temps était prédominant.

KREATOR - Main Stage, 18h45/19h30

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Kreator, groupe de thrash allemand, m'avait mis une bonne claque derrière la tête lors de leur prestation au Graspop en 2002.
Pas vraiment client de ce genre de musique style "thrash old-school", j'avoue néanmoins reconnaitre le côté plaisant sur scène : efficace, direct et sans fioriture.

Cette année au Hellfest, on reprend les mêmes et on recommence !
Son leader Mille Petrozza est passablement (faussement ?) énervé, bien décidé à en découdre et à obtenir la médaille du groupe ayant foutu le plus de bordel dans le mosh-pit. 329e72c23ef2bc9cc8689e2ad8f34a48.jpg
Ses introductions en deviennent même kitsch par moment, de la leçon de vie "we're all... enemy of God" aux sollicitations du genre "êtes-vous prêt à tuer votre voisin ? Pleasure to kiiiilllllllll !" ou bien l'insistant "je sens ici parmi vous une atmosphère vraiment, vraiment, agressive, et vous ? ixtwouiiiime agwechionnn !"
... :)
S'il n'est pas sur la 1ère marche du podium, il ne doit pas en être bien loin car de mémoire, cela fait une éternité que je n'avais pas surveillé mes arrières à ce point !
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Et que ça pogote, et que ça se la joue pit circulaire, saupoudrez le tout de quelques slammeurs à longueur de show et de jets de terre/paille et vous obtenez une joyeuse photographie du site.
Ambiance !

Set-List :

Violent Revolution
Pleasure to Kill
Enemy of God
People of the Lie
Suicide Terrorist
Extreme Agression
Phobia
Betrayer
Flag of Hate
Tormantor


Pause flânerie et shopping après Kreator, histoire de choper un superbe t-shirt d'Emperor, afin d'être monté fin lors des prochaines soirées karaoké parisiennes.
Afin d'être bien placé devant la Main Stage, je décide de "camper" progressivement, à commencer par la prestation de Within Temptation vers 20h.
Là aussi, il s'agit d'une découverte live... Verdict : fadasse !
Les mélodies vocales gnangnantes et ces guitares faisant office de bruit de fond sans vraiment proposer de plans accrocheurs ont eu raison de ma patience. Quel ennui !
Vite, la suite ! Ce sera justement Edguy, d'une oreille attentive puisque présent sur la Gibson Stage. Dommage, j'aurais bien troqué ces derniers sur la Main Stage contre Without Passion, euh... Within Temptation, autant pour moi.

MEGADETH - Main Stage, 21h20/22h20

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Aussi incroyable que cela puisse paraitre, je n'avais vu Megadeth qu'une seule fois en concert en 1997 (tournée suivant "Cryptic writings"), alors qu'ils ont bercé ma jeunesse metallique au même titre que des Metallica ou Iron Maiden que j'ai vu de nombreuses fois.
Le père Mustaine est un docteur ès du riff qui tue et il me tardait de le voir à nouveau !
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Venant de sortir son dernier album "United abominations", c'est tout naturellement sur un "Sleepwalker" envolé que le groupe débute son show. Ne connaissant pas bien encore ce dernier né et plutôt adepte du "vieux" Megadeth (pré-1999 précisément), c'est avec surprise et joie d'entendre aussitôt des "Take no prisoners" (issu de "Rust in peace", bien représenté ce soir-là !) et "Wake up dead" n'ayant pas pris une ride !
Mustaine prend la température du Hellfest et constate qu'il était fort attendu, ce qui n'est pas pour déplaire à son petit ego. C'est tout joyeusement qu'il lance ainsi un nouvel extrait du dernier album, et pas des moindres... "Washington is next !"
"Hangar 18" nous ramène à nouveau 17 ans en arrière et prouve une nouvelle fois, qu'en plus d'être difficile à jouer sur Guitar Hero II, il est également une usine à riffs dans la tradition Mustaine.
L'intermède "France je vous aime" arrive avec un "A tout le monde" et son refrain fédérateur, repris par un Hellfest soudé comme une équipe de rugby en 3e mi-temps.
"Never walk alone..." est un nouvel extrait du dernier album, moins convaincant que ses prédécesseurs je trouve, qui aurait plutôt sa place sur une set-list de 2h, mais pas celle-ci ! J'aurais préféré à sa place un "In my darkest hour"...
Seul moment "ventre-mou" du concert, le rouleau-compresseur Megadeth repart de plus belle sur sa symphonie en mi destructeur, dont le riff principal est scandé d'un "me-ga-deth" en rythme. ENORME !578a1a5142d0d2e6bfa796ceb30d4cd4.jpg
Le nouveau bassiste James LoMenzo introduit vraisemblablement le dernier titre de cette soirée, un "Peace sells" intense et toujours d'actualité 20 ans après.
Dernier titre ? Mustaine et ses sbires ne pouvaient quitter les lieux ainsi, c'est donc sur un dernier titre, "et un bon" aime-t'il préciser, que le show se termine : "HOLY WARS" !

C'est sous les acclamations que Mustaine & Co. saluent le public qui en reprendrait bien une louche, mais ce sera pour une prochaine fois, Blind Guardian entamant son set sur la Gibson Stage.

*** Photos persos ici ***

Set-List :

Sleepwalker
Take No Prisoners
Wake Up Dead
Washington Is Next!
Hangar 18 (1, 2 et 3)
She-Wolf
Gears Of War
Tornado of souls
A Tout le Monde (1, 2 et 3)
Never Walk Alone...A Call To Arms
Symphony Of Destruction
Peace Sells
Holy Wars...the Punishment Due


Me restent quelques 45 minutes de repos sur fond de heavy metal, en attendant Dream Theater...

DREAM THEATER - Main Stage, 23h/0h

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Dream Theater vient lui aussi de publier son dernier album, "Systematic Chaos".
Dans l'attente, il était amusant d'écouter autour de soi les commentaires sur le groupe à venir, relevant plus du cliché pour le néophyte prêtant à sourire que d'une rélle connaissance du combo new-yorkais ("très technique avec des solos chiants", "leur batteur est le meilleur du monde"...).
Coincé entre Megadeth et Emperor sur la Main Stage, il ne fait aucun doute que la Set-List sera orientée sur leur répertoire le plus musclé.
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C'est sur le très moyen "As I am" que le groupe débute, titre ni vraiment intéressant, ni très metal, qui relève plus de la faute de goût qu'autre chose. Dommage, on lui aurait préféré un "The glass prison", comme en 2002 au Graspop !
Passons à la suite, "Panick attack" ou comment Muse sonnerait s'il était un groupe de metal. Efficace en live, il n'en reste pas moins que cette affiliation reste agaçante.
S'ensuivent 2 extraits du dernier album, "Constant motion" et son esprit fleurant bon avec Metallica et "The dark eternal light" faisant plutôt penser à Mudvayne.
Autant sur album ces titres peuvent parfois me faire grincer des dents, autant sur scène je me suis laissé prendre au jeu : ça dépote sévère !
L'interprétation est sans faille, Portnoy est ultra-déterminé derrière son kit et LaBrie est en grande forme vocale.
494d53016e7eecb48f305ab66c72d462.jpgLes voix trafiquées sur "TDEN" sont bien interprétées et renforce le côté massif de ce titre taillé pour la scène, agrémenté d'un solo de Petrucci très typé metal et d'un finish-à-la-Pantera. Un vrai régal !

S'ensuivent 2 classiques du groupe, "Endless sacrifice" et sa montée en puissance et "Home" (seul rescapé de "SFAM"), avant de terminer sur un "Pull me under" gonflé aux anabolisants.

So What ?
La basse du fantastique Myung est omniprésente, LaBrie est en grande forme vocale depuis un moment, Petrucci nous régale de ses riffs et solos, Portnoy est le garant de l'assise du groupe, mais Rudess est bien trop discret dans ce profil musical. dcfb3d59bfb3018d75d21b9026ac8b29.jpg
Oui, Dream Theater est avant tout un groupe de metal et le prouve une nouvelle fois ce soir, avec une performance très proche de celle du Graspop en 2002.
Mais Dream Theater a d'autres cordes à son arc, ces touches expérimentales et progressives avec lesquelles il révèle complètement son identité et qui donnent des "A change of seasons" par exemple, qui d'ailleurs n'aurait pas démérité ce soir-là.
Aussi satisfaisant soit ce concert, il manquait néanmoins le fameux "petit quelque chose qui fait toute la différence" et qui les rend incontournable...

*** Photos persos ici ***

Set-List :

As I Am (1 et 2)
Panick Attack
Constant Motion
The Dark Eternal Night
Endless Sacrifice
Home
Pull Me Under


EMPEROR - Main Stage, 1h/2h10

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Emperor... LE groupe de black metal par excellence selon moi, celui dont j'ai assurément le plus regretté la séparation (fin 2001 et un album posthume jamais défendu sur scène : "Prometheus : the disciple of fire & demise") et pour lequel j'ai le plus d'admiration (Dimmu Borgir les talonnant de très près).

Après un speech de l'organisateur du festival remerciant les bénévoles et s'excusant suite aux difficultés rencontrées au fil des journées (notamment l'annulation de Korn), le tour-manager d'Emperor introduit la montée sur scène du groupe...
"THE EMPEROR HAS RETURNED !"
Lights off, GROS FRISSONS !!!

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Ihsahn (chant/guitare), Samoth (guitare), Trym (batterie) et Secthdamon (basse) montent sur scène dans une obscurité totale (et ce n'est pas la Lune qui va nous éclairer), pour balancer les 3 1ers titres du 1er album "In the nightside eclipse".
Incroyable ! A l'issue de ces 3 titres, bien que le concert ne fasse que commencer, la messe est dite : c'est ULTIME !!!
Le Hellfest commence à mesurer l'intensité de l'événement. Ihsahn prend "la température", malgré l'heure tardive et le temps pluvieux, et balance la suite (issue de "IX Equilibrium") : "An elegy of Icaros" et surtout "Curse you all men !", ou comment réveiller des festivaliers en peine pendant les intermèdes.
1 seul et malheureux extrait du dernier album en date - ce sera mon seul regret - "In the wordless chamber" et ses envolées de cuivres (samplées, of course) soutenant le rythme effréné de ce titre ravageur.

C'est un véritable pluie de hits atomiseurs, piochant tour à tour dans les différents albums avec aisance, le groupe s'étant forgé un répertoire de qualité au fil des années.

C'est également une situation assez paradoxale : une très grande partie du public connait à fond les titres du groupe, alors que celui-ci s'est très peu produit sur scène avant de splitter en 2001.
Il y a donc un public de masse et un following très important de la part de celui-ci.
On ne peut que d'autant plus regretter le caractère éphémère de l'événement : ce sera vraisemblablement notre dernier concert d'Emperor.
Chaque seconde vaut de l'or et le groupe s'attache à faire fructifier ce capital : comment résister à un finish pareil "Inno a satana" / "I am the black wizards", couronné par un "Ye entrancemperium" MA-GIS-TRAL ???

Le glas a sonné, Emperor s'en est allé, quittant un public abasourdi.
La journée de dimanche était de très haut niveau, surtout sur la Main Stage, mais Emperor a pleinement justifié sa position sur l'affiche : c'était définitivement au-delà.
Hors concours !

Un événement magique, rare, intense, fou, surnaturel, qui valait bien toutes les peines du monde.

PUTAIN J'Y ETAIS !!!!!

*** Photos persos ici ***

Set-List :

Medley : Into the infinity of thoughts / The burning shadows of silence / Cosmic keys to my creations and times
An elegy of Icaros
Curse you all men!
In the worldless chamber
The Majesty of the nightsky
The loss and curse of reverence
Thus spake the nightspirit
With strength I burn
Inno a satana (1 et 2)
I am the black wizards
Ye entrancemperium

Un grand merci à Bertrand qui aura eu la gentillesse de me ramener en gare de Nantes, me permettant de prendre le 1er TGV en direction de Paris (5h) et de me préparer sereinement avant de reprendre "une vie normale", des souvenirs plein la tête...

02:55 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Hellfest, Clisson, concert, metal, Atheist, Kreator, Emperor

01/07/2007

Muse - Parc des Princes, 23/06/07

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Après 2 Bercy pleins comme un oeuf en décembre dernier, Muse remet le couvert cet été pour quelques dates en France, dont les Arènes de Nîmes et le Parc des Princes.
Réticent au 1er abord à l'idée de me rendre dans cette "fleur de béton" pour cause de qualités sonores déplorables, je me suis finallement convaincu d'y emmener ma "petite" soeur (de 16 ans, faut-il préciser), pour son 1er concert de son groupe préféré. La relève est assurée :)
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La 1ère partie est assurée par Archive, sorte de groupe instable dans la veine "trip-hop/rock", me faisant parfois penser à un Massive Attack en mauvaise forme. Bref, rien de bien palpitant, si ce n'est une surprise de taille : le son est correct !
Qu'ouïe-je ???

21h30, vient le tour de Muse.
Matthew, Dominic & Chris apparaissent au milieu du stade, dans un jeyser de fumées et de confettis, ralliant la scène par une passerelle, au milieu d'une foule déjà en transe, belle entrée en matière ! 82c16a7d4851731805abcf7e2629b773.jpg
Comme sur la 2de date de Bercy en décembre dernier, c'est sur l'épique "Knights of Cydonia" qu'ils lancent les hostilités, enchainé par un "Hysteria" monumental.
1er constat : le son est d'une qualité rare pour le Parc des Princes ! Puissant et clair, c'est une belle performance pour l'équipe d'ingés son entourant le groupe, capable de les faire sonner proprement quel que soit le lieu.

Côté scène, le show est sensiblement différent de celui du leg de la fin d'année dernière, proposant toujours cette infrastructure metallique, mais agrémentée de paraboles et de néons.
Soulignons également les prouesses acrobatiques accomplies par 2 gazelles à partir de ballons dirigeables lors de "Blackout", dans un Parc à l'obscurité illuminée par les téléphones portables (à la demande de Dominic), tel un ciel étoilé.

A noter, la présence du trompettiste sur les "City of delusion" et "Hoodoo", comme lors de la 2de date de Bercy.
Ceux qui se seront contentés de la 1ère date de Bercy et qui auront fait l'impasse sur cette venue au Parc vont pouvoir s'en mordre les doigts (Arnaud & Seb, si vous me lisez...).

a68e23eb6be0449d2d62bcf7ebbf004b.jpgCôté set-list, quelques nouveautés par rapport à leur précédente venue, notamment un "Sunburn" du plus bel effet entièrement joué au piano par Matthew, une reprise des Shadows qui ne déparaillerait pas dans le répertoire de Muse, un "Unintended" à fleur de peau avant le bouquet final "Bliss"/"Plug in baby"/"Stockholm Syndrome".
Tout simplement MA-GIS-TRAL !!!

Enfin, "Take a bow" pour conclure ce tour de force (comme à Bercy, 2de date), titre plutôt prédisposé à introduire une suite... une invitation à revenir au prochain concert ?
Perso, j'aime bien ce finish façon "to be continued".

Verdict ?
Ce concert ne fait qu'enfoncer le clou, une fois de plus !
Un an après sa sortie, "Black holes and revelations" est tout aussi indispensable dans la discographie du groupe que les précédents albums, faisant partie intégrante de "l'idendité Muse", en témoignent les interprétations live de ses extraits.
Muse a réussi - en l'espace d'une décennie - à inscrire son nom dans l'histoire du rock en s'avérant être l'un des groupes les plus intéressants du moment et en fédérant différentes générations autour de son oeuvre.
Au passage, Matthew Bellamy s'impose comme l'un des songwriters les plus talenteux et inspirés du milieu, rien que ça...

Vivement la suite !!!

*** Photos extraites du site Microcuts, nombreuses autres photos ici ***

Set-List :

Knights of Cydonia
Hysteria
Supermassive Black Hole (1 et 2)
Map of the Problematique
City of Delusion (1, 2, 3 et 4)
Butterflies & Hurricanes (1 et 2)
Micro Cuts (1, 2 et 3)
Hoodoo (1, 2 et 3)
Apocalypse Please (1 et 2)
Feeling Good
Sunburn (piano)
Invincible
Starlight
Man of Mystery (reprise des Shadows)
Time Is Running Out
New Born
Unintended
Blackout (1 et 2)
Bliss
Plug In Baby
Stockholm Syndrome
Take a Bow

22:00 Publié dans Musique - Concerts | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Muse, Parc des princes, Paris, rock, concert